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12 articles avec traditions et coutumes des 2 savoie

Tradition des bugnes à Mardi Gras en Savoie

Publié le par Janick

Si vous cherchez une date fixe pour Mardi Gras, c'est perdu d'avance car elle change chaque année ! Elle se base sur celle de Pâques, variant elle aussi en fonction du cycle lunaire. Tantôt en février, tantôt en mars, c'est à chaque fois la surprise ! En 2017 elle a été fixée au  mardi 28 février.

Mais d’où viennent les bugnes, ces petits beignets que l’on déguste à Mardi Gras.

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Les bugnes sont originellement une spécialité culinaire du duché de Savoie, qui a fini par s'étendre jusqu'au centre-est de la France (qu'on retrouve principalement dans la zone de locution de l'arpitan, notamment Lyon, la Vallée du Rhône, Saint-Étienne et en Franche-Comté). Il s'agit d'une petite pâtisserie de la famille des beignets.

Le mot bugne est la francisation du terme arpitan bunyi (féminin) et désigne justement le beignet. Les deux mots ont une origine identique, mais le traitement par chacune des langues (à savoir l'arpitan et le français) s'est fait différemment.

La fête avait pour habitude de rassembler beaucoup de monde. Il fallait donc non seulement préparer des pâtisseries rapidement et de bon marché mais également faire en sorte que les réserves d'oeufs, beurre et huile soient épuisées avant la période de Jeûne. C'est ainsi que les crêpes et beignets ont trouvé leur place lors de cette fête ! Certaines pâtisseries similaires firent aussi leur apparition comme les merveilles (ou ganses) en Haute-Savoie ou bognettes en Savoie.

La bognette est faite d’une pâte ferme et sucrée, découpée en lanières, fendues à certains endroits et tortillées de diverses manières.

Bugnes lyonnaises craquantes

Les merveilles, quant à elles, sont des bugnes croustillantes mais moins sèches que les bognettes.                     Merveilles d autrefois

 

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Dicton de Savoie

Publié le par Janick

Un dicton pour les fêtes où l'on mange beaucoup ;)

Quand le vêintro a son dû, le restant est pardû
(Quand le ventre a son dû, le reste est perdu)

 

Dicton de Savoie

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Noël en Savoie

Publié le par Janick

Bien avant le Père Noël, au coeur du 19e siècle, Noël se vivait sans le faste déployé aujourd'hui !

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La « Noël », appelée « Chalende », du nom latin « calendas », se vivait dans la tradition de la veillée et de la messe de minuit. L’événement se préparait de longue date : il fallait purifier son corps, son âme et la maison.

 La lessive était « coulée », le linge et les costumes rafraîchis, la demeure mais aussi ses dépendances soigneusement nettoyées.  Quelques jours avant Noël, les occupations étaient nombreuses. La maîtresse de maison restait auprès du fourneau pour la cuisson des rissoles (petits chaussons fourrés de confiture de fruits), des tartes ou des épognes, les hommes tuaient le cochon et fabriquaient saucisses, jambons et boudins. Enfin, le pain blanc des grandes occasions était cuit dans le four banal…

 

 

 

Noël en Savoie

Dans la nuit, le Petit Jésus rendait visite aux enfants sages. Il cachait sous leur oreiller noix et noisettes, emballées dans du « papier argent » et un peu plus tard, au début du XXe siècle, une « pomme-orange » que l’on savourait, quartier par quartier, jusqu’au jour de l’an.

Noël en Savoie

 La bûche de bois avait aussi une place importante dans les préparatifs de Noël. Il fallait la choisir bien dense pour qu’elle tienne toute la veillée dans l’âtre et parfois plus. Dans certaines vallées, on l’arrosait d’eau de vie ou de vin pour s’assurer une flamme blanche et belle.

 La messe de minuit qui réunissait tous les villageois, après une longue marche dans le froid et dans la neige, était le moment le plus important et le plus attendu de la fête. Elle était prétexte à l’interprétation de cantiques fameux, écrits par des compositeurs, et recueillis de siècle en siècle, comme les œuvres de Nicolas Martin (XVIe siècle) ou les recueils de Bessans en Maurienne.

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 De retour à la maison, le maître des lieux commençait par distribuer à ses bêtes du grain ou du sel béni. On disait même que le soir de Noël, à minuit, les animaux avaient le don de parole humaine et que si les bêtes étaient toutes couchées du même côté, c’était un bon présage pour l’année à venir. Venaient ensuite une légère collation – quelques saucisses, un bol de vin chaud ou de café, des rissoles, une part de tarte ou de pogne –, quelques légendes de Noël, puis l’heure de se coucher.

Après la messe du matin, la famille se réunissait pour le repas de midi, un peu plus riche qu’à l’accoutumée, en prenant soin de garder une assiette et une place à table pour le pauvre qui viendrait peut-être toquer à la porte, ce jour-là. 

 

Noël en Savoie

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La frontière : coiffe Savoyarde

Publié le par Janick

Le costume traditionnel est l'ensemble des vêtements que portaient les populations de chaque "pays" de France, avant l'arrivée des modes citadines. En Savoie, dans les régions de montagne, chaque village a élaboré un costume qui possède ses caractéristiques propres.

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Le costume rural savoyard, figé début XXième siècle, présente beaucoup de variétés suivant les vallées, les villages et le rang occupé dans la société même si les éléments le constituant sont identiques. Les coiffes sont également différentes suivant les lieux.

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                                   Maurienne

La frontière, portée en Haute-Tarentaise, est la plus connue. Elle est formée de trois pointes, souvent en velours, garnie de galons, complétée par une bride plus ou moins ornée. Suivant la richesse de la famille, l'âge de la femme et la période où la frontière esr portée, les rubans sont garnies de perles, les galons ornés d'or, etc....

Ancienne Coiffe Frontiere / Tarentaise / Savoyarde 19 Eme 2Ancienne Coiffe Frontiere / Tarentaise / Savoyarde 19 Eme

Elle est devenue l'emblème de la Savoie alors que son usage se limitait à une petite région. 

La coiffe ou plutôt les coiffes sont en tissu de chanvre parfois en lin ou même en drap dont il est difficile de préciser la forme mais cachant les cheveux par un bavolet pouvant descendre sur les épaules.

La coiffe savoyardeLa coiffe savoyarde

 

Portée également la nuit, la coiffe de toile est générale dans toutes les vallées. La Haute-Tarentaise se distingue toutefois en affichant déjà, en 1667, quelques "frontières" en drap de couleur et avec des "garnitures" (rubans), mais aussi des "cornettes" de satin, des coiffes à boutons de soie et des coiffes a cannetille ou en toile blanchie appelées "berettes".

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En Haute-Maurienne se sont des "tuailles" ou barbettes....

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Ces cornettes et autres "coëffes", sont bien des coiffures que nous retrouvons en vogue dans lesvilles, aux XVIe et XVIIe siècles, tels "l'attifet" ou le "chaperon" qui présentent une ressemblance avec la frontière. On a souvent comparé la frontière avec la coiffure de la Reine Marie Stuard.

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                                                               Marie Stuard

                                    Coiffe Tarentaise 'Frontière':

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La montée en alpages en Savoie : la transhumance

Publié le par Janick

Dès le Néolithique, les pâturages de la "pelouse alpine" ont attiré pasteurs et troupeaux. La vie pastorale sur ces grands espaces ne cessera de se maintenir et de gagner des surfaces par défrichement et essartage (défrichage de terrains boisés) au Moyen Age.

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La transhumance est une tradition ancestrale qui consiste à emmener des animaux de pâturage (vaches, brebis, moutons,  ou chevaux) passer l'été en hautte montagne pour soulager les exploitations agricoles. Ces zones de prairies et les périodes de transhumances sont aussi appelées des « estives ». Les animaux profitent alors d’herbages de qualité supérieure.

Dans l’esprit collectif, la montée aux estives ou transhumance, du latin « au-delà de la terre », a une consonance poétique avec une touche de nostalgie propre aux choses appartenants au passé, et pourtant, elle est toujours pratiquée.

Les trajets des bovins n’excèdent pas une journée de marche.

Le départ est une fête : les troupeaux avancent de leur pas déterminé de village en village où les habitants ont préparé de petits étales de ravitaillements pour les éleveurs. À la tête du troupeau avance une vache meneuse, une ancienne qui a déjà parcouru plusieurs montées aux estives. Elle arbore une décoration végétale sur le haut de sa tête, symbolisant le renouveau printanier. Puis les vaches gravissent au son des cloches et sonnailles les sentiers les menant aux vertes prairies. La saison d’estivage a lieu de mai à octobre. Chaque troupeau a un son de cloche propre à son élevage.

                                          Afficher l'image d'origine                                                                 Photo - Retour d'alpage dans la neige - Copyright Fernand Leger

Une fois dans la montagne, les troupeaux sont remis à la surveillance de l’un des éleveurs ou d’un alpagiste. Parfois, les bêtes changeront de place régulièrement, allant de plus en plus haut dans la montagne jusqu’à la mi-août, puis redescendant petit à petit. C’est la remue. Ce sont les saisons qui dictent les déplacements : les bêtes doivent suivre la neige en montant et la précéder en descendant. Mais certains éleveurs restent aux alentours d’un même chalet.

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Trois journées de fête se déroulent généralement en juin pour découvrir les métiers d’éleveurs et de bergers au travers de multiples animations : défilé du troupeau, démonstrations, spectacle, concert, marché de producteurs et montées à l'alpage.

Fête des Alpages du Mont Revard    montée aux alpages  au Mont Revard à Aix-les-Bains

        Cortège montant au Revard                       Un petit joueur de musique                            Ferronnerie

cortège montant au Revard                     petit joueur de musique                                 ferronnerie

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L'histoire de la tomme de Savoie

Publié le par Janick

Sous sa croûte rustique, la Tomme de Savoie dissimule une pâte tendre aux arômes d’autant plus subtils qu’elle se décline en différents taux de matières grasses. De 10 % MG (matières grasses) jusqu’au lait entier, elle est le seul fromage français sous signe de qualité à proposer un tel éventail de saveurs ! 

 

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La Tomme de Savoie est la doyenne des 7 fromages de Savoie sous signe de qualité : Abondance, Beaufort, Chevrotin, Emmental de Savoie, Tome des Bauges, Tomme de Savoie et Reblochon de Savoie. Des textes datant du XVIe siècle en font mention, mais sa fabrication remonterait à des temps plus anciens.

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Enracinée dans l'histoire du Duché de Savoie, la Tomme de Savoie est née au cœur des Alpes. Destinée à une consommation quotidienne et familiale, la tomme de Savoie n'était connue et vendue que sur quelques marchés locaux. C'est un fromage au lait de vache des races Tarine et Abondance. Le lait de vache de la race Montbéliarde a été inclus plus tard, ainsi que récemment, et en partie, celui de la race Prim'Holstein avec obligation de ne pas dépasser les effectifs d'origine. les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise, du massif des Bauges et du Chablais.

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                   Tarine

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                                        Abondance

             

                      Montbéliarde

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                                   Prim'Holstein

Elle est le fruit de l’imagination des fermiers qui ont su tirer parti du lait écrémé restant de la fabrication du beurre afin de subvenir aux besoins alimentaires de la famille. C'est de ces origines paysannes qu'elle puise son apparente rusticité.

Destiné uniquement à une consommation domestique, ce fromage maigre était servi à chaque repas. Apparentée à l’aliment du pauvre, la Tomme de Savoie constituait toutefois une source essentielle de protéines, dont les Savoyards étaient très friands : ils avaient d’ailleurs coutume de se régaler de Tomme de Savoie et de café lors de la « mérande », le goûter en patois.

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                   Tomme au marc                                               Tomme céronnée (la meilleur)

La Tomme de Savoie tient son nom du patois savoyard « toma » signifiant « fromage fabriqué en alpages ». Chaque fermier produisait, en même temps que son beurre, sa propre tomme.

Dans les Bauges, on écrira « tome » avec un seul « m ». Elle porte ses origines dans son nom  « toma ».

D’une ferme à l’autre, les tommes pouvaient être très différentes, avec des tailles et des allures variées selon le moule utilisé.

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Commercialisée dans la France entière, elle reste assez peu consommée dans les régions les plus éloignées de son berceau d’origine. Cependant, elle connaît une progression remarquable pour un fromage aux origines paysannes profondément ancrées dans l’histoire et le terroir des Pays de Savoie.

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Un plat délicieux à découvrir : " la matouille"
Pour 4 personnes
  • 1 Tome des Bauges
  • 4 à 5 gousses d’ail
  • 1 verre de vin blanc de Savoie
  • 5 grosses pommes de terre à chair ferme
  • Mettre la Tome des Bauges dans un plat ayant environ la taille de la Tome.
  • Enlever la croûte de la partie supérieure.
  • Faire 4 à 5 trous dans lesquels vous disposerez les gousses d’ail.
  • Arroser avec le vin blanc.
  • Mettre dans un four chaud (thermostat 7) environ une demi-heure, jusqu’à ce que la pâte de la Tome des Bauges soit coulante.
  • Pendant ce temps, faire cuire les pommes de terre à l’eau.
  • Couper les pommes de terre en cubes et verser la Tome fondue directement sur les pommes de terre dans l’assiette.

Vous pouvez accompagner ce plat avec de la charcuterie et une salade verte.

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La "Savoyarde", la cloche du Sacré-Coeur

Publié le par Janick

L'aventure débute avec Antoine Paccard, alors maire de Quintal depuis 1795. Agé de 26 ans, il apprend son métier en tant qu'apprenti du maître-fondeur genevois Jean-Baptiste Pitton, puis il démarre un petit atelier de fonderie.

Aujourd'hui, 220 plus tard, la fonderie se trouve à Sévrier, toujours en Haute-Savoie.

La "Savoyarde", la cloche du Sacré-Coeur

La fonderie acquiert une réputation nationale et mondiale  ; quelque 700 à 800 cloches sont coulées chaque année.

En 1891, la fonderie Paccard coule la plus grosse cloche de France, la "Savoyarde", un bourbon installé au campanile de la nouvelle basilique du Sacré-Coeur de Montmatre à Paris.

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                                          poids : 18 835 kg

                                          hauteur :3.06 m 

                                         circonférence : 9.60 m

                                         battant : 850 kg

                                         joug : 4650 kg

C'est à l'initiative de Mgr Leuillieux, archevêque de Chambéry, que fut coulée la cloche du Sacré-Coeur qui devait devenir la plus grosse cloche de France et l'une des plus belles du monde : "La Savoyarde".

Ce fut la contibution de la Savoie à l'édification de la Basilique votive du Sacré-Coeur de Montmartre à Paris, car les savoyards préfèrent se distinguer en offrant une cloche plutôt que de participer à la souscription nationale.

Il ne faut pas oublier que l'annexion de la Savoie (1860) était encore assez récente. Aussi peut-on voir en La Savoyarde à la fois un symbole d'allégeance à la France et une personnification de la fierté et du régionalisme savoyard.

Le 17 octobre 1889, le contrat était déjà passé avec les frères PACCARD et la cloche était coulée le 13 mai 1891.

Vient enfin le jour du départ, la grande dame quitte la fonderie, emmenée par un équipage à sa démesure : trois chevaux attelés de front précédés de douze paires de bœufs symbolisant les 12 cantons savoyards. La foule s’est massée le long du chemin qui conduit des ateliers Paccard à la gare d’Annecy, on est venu de toute part saluer ce départ solennel de la Belle, étincelante dans son habit argenté paré de fines ciselures. Un wagon plat à la charpente renforcée (que la presse appelle « truck ») a été spécialement affrété par la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée.

Le mardi 15 octobre 1895 à 16 heures, une assemblée aussi disparate qu’attentive assiste en gare de la Chapelle à la préparation de la troisième partie du voyage, de loin la plus délicate. Un pont roulant à vapeur enlève la cloche du plateau où elle patiente depuis 10 jours et la dépose avec précaution sur le fardier de Mr. Magnin. L’entrepreneur en gros camionnage chargé de l’ultime transport possède un fardier rare pesant près de 6 tonnes pouvant porter des charges de 30 tonnes. Le lendemain, dans une nuit d’encre, 28 chevaux sont attelés *, un charretier se tiendra à la bride de chacun. Quatre heures sonnent, le convoi s’ébranle. A la lueur fantomatique des torches et des lanternes, une centaine de personnes dessinent un cortège ; on reconnaît parmi elles, au premier rang, Mr. Paccard, anxieux comme un père au matin d’un grand jour, l’architecte de la basilique Mr. Rauline, des « officiels », des ouvriers, plusieurs prêtres parisiens et savoyards. Dès la sortie de la gare de marchandise franchie, la procession grossit encore de nombreux curieux.

*Les sources divergent et annoncent 18, 28, une trentaine de chevaux, malheureusement aucun document figuré ne permet de confirmer l’un ou l’autre des témoignages et aucun récit ne mentionne des chevaux de renforts ajoutés en route.

     

                                        arrivée à Montmatre

Elle arriva sur la butte de Montmatre, le 16 octobre 1895, fut baptisée le 20 novembre 1895, elle se nomme Françoise-Marguerite  du Sacré-Coeur et donne le contre-ut (le do) grave.

     

                                        

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La "Savoyarde", la cloche du Sacré-Coeur

En 1950, 57 cloches arriveront aux Amériques, une pour chaque capitale de chaque état - répliques de la fameuse "Liberty Bell". 

 

La "Savoyarde", la cloche du Sacré-Coeur

Au total, la fonderie coulera 300 répliques de la "Liberty Bell", une d'elles avaient été installée dans la propriété du chanteur Mickael Jackson.

Depuis sa création en 1796, la fonderie Paccard a coulé près de 120 000 cloches et carillons distribués dans le monde entier.

Je suis si fière d'être une vraie Savoyarde !!!!

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La petite histoire de l'opinel

Publié le par Janick

1800 : forgeron de pères en fils

Victor-Amédée Opinel, colporteur, apprend à forger des clous lors de ses tournées. Il installe son premier atelier de forge à Gevoudaz, hameau d'Albiez-le-Vieux, près de Saint-Jean-de-Maurienne. Son fils Daniel travaille ensuite à ses côtés et reprend l'atelier au décès de son père. Il deviendra un taillandier (fabricant d'outils qui ont un tranchant) renommé très apprécié des paysans qui venaient de loin pour lui acheter serpes ou faucilles...
1800

Joseph Opinel est le fils aîné de Daniel Opinel. Il naît en 1872 à Gevoudaz, hameau d'Albiez-le-Vieux. 

1872

En 1890 Joseph Opinel a 18 ans et  travaille dans l'atelier de taillanderie familial. Il est passionné par les nouvelles machines et techniques, ainsi il monte lui même son appareil photo et devient rapidement le photographe des mariages et évènements de son pays. Sa passion des machines et des process de fabrication vont lui donner envie d'inventer un objet qu'il veut pouvoir fabriquer avec les techniques modernes. Contre l'avis de son père, qui aimait le travail artisanal et se méfiait des machines, il passe ainsi son temps libre à peaufiner la forme et la fabrication d'un petit couteau de poche : l'Opinel est né !  

1890

Joseph Opinel a l'idée de décliner son couteau en différents formats qui pourront convenir aux mains grandes ou petites et être dédiés à différents usages. Ainsi en 1897, il met au point 12 tailles numérotées de 1 à 12. Le plus petit couteau, le N°1, était doté d'un anneau pour pouvoir être accroché à la chaîne de montre de gousset. Sa fabrication et celle du N°11 ont été arrêtées vers 1935.  Aujourd'hui le plus petit Opinel, le N°2,  présente une lame de 3.5 cm, et le N°12, une lame de 12 cm. Dans les années 70, un couteau géant avait été fabriqué en petite quantité comme objet publicitaire pour les vitrines des commerçants.... qui ont très vite demandé à l'entreprise de les fabriquer en grande série pour les vendre aux particuliers ! Le géant N°13 est doté d'une lame de 22 cm et mesure 50 cm ouvert !

1897

Le succès commercial ne se dément pas, Joseph doit fabriquer plus de quantités.Il quitte la forge de son père et construit son usine au pont de Gevoudaz, près de l'atelier familial. Dans ce nouveau bâtiment, il souhaite rationnaliser la production et met au point des machines pour fabriquer les manches plus rapidement. Grâce à sa turbine hydraulique, il est le premier habitant de la commune à avoir l'électricité ! Après avoir installé un réseau dans son atelier et sa maison, il décide d'éclairer de quelques ampoules le sentier qu'il emprunte pour aller à l'usine. Une grand-mère du village, épatée par son installation, lui demandera comment il a pu "faire passer du pétrole dans les fils"...

1901

En 1565 le roi de France Charles IX ordonne que chaque maître coutelier appose un emblème sur ses fabrications pour en garantir l’origine et la qualité. En 1909, respectant cette tradition, Joseph Opinel choisit pour emblème La Main Couronnée. La main bénissante est celle de Saint Jean-Baptiste figurant sur  les armoiries de Saint-Jean-de-Maurienne, la ville la plus proche d’Albiez-le-Vieux, berceau de la famille Opinel. Joseph Opinel ajoute une couronne pour rappeler que la Savoie était un duché. Depuis, toutes les lames des couteaux et outils Opinel sont poinçonnées de La Main Couronnée.

1909

Joseph devine qu'il ne pourra jamais développer son entreprise si il reste dans son hameau perdu. En pleine guerre, il décide de sillonner la région pour trouver l'endroit idéal, et c'est dans les faubourgs de Chambéry, à Cognin, qu'il trouvera à acheter une ancienne tannerie avec sa chute d'eau sur le canal de l'Hyères. Les locaux sont vétustes mais à proximité de la gare de Chambéry,  être au coeur d'un réseau ferré et routier important est un atout non négligeable. Le déménagement de Gevoudaz à Saint-Jean-de-Maurienne se fait à dos de mulets et de boeufs, puis par train jusqu'à Chambéry...Quelques mois sont nécessaires pour rénover les locaux et à partir de 1917, Joseph, épaulé par ses deux fils, Marcel et Léon, débute le développement industriel et commercial d'Opinel.

 

Les copeaux produits par le façonnage des manches ont toujours été brûlés pour chauffer les ateliers. Aujourd'hui encore pour chauffer l'usine, les copeaux sont brûlés dans une chaudière mixte qui permet d’économiser environ 200 000 litres de fuel par an. En janvier 1926 un poêle mal éteint provoque un incendie qui détruit l'ensemble du bâtiment. La famille Opinel fait face à cette catastrophe et décide de reconstruire au même endroit de nouveaux locaux modernes et adaptés à leur production.

1926

En quelques mois une usine moderne est construite et inaugurée en 1927, le jour du baptême de Maurice, le premier enfant de Marcel. Aujourd'hui cette usine est fermée. En 2013, l'atelier viroles, le dernier atelier encore en activité a été déplacé sur le site de Chambéry. 

 

1927

En 1950, le fils de Marcel entre à son tour dans l'entreprise. Il a 23 ans et consacre ses premières années à seconder son oncle Léon qui était en charge du commercial et de l'administratif. Marcel, amoureux fou des machines à l'instar de son père, était en charge des ateliers et de la production. A cette époque l'entreprise comptait une cinquantaine de salariés. Aujourd'hui Maurice Opinel est le président de la société. 

Le 29 janvier est une date maudite pour la famille Opinel. C'est ce jour-là en 1926 que l'incendie ravage la première usine de Cognin. Ce jour-là aussi qu'en 1960 Joseph Opinel décède à 88 ans après une vie consacrée à son entreprise.  Et trente ans jour pour jour après son père, c'est le 29 janvier 1990 que décèdera Marcel Opinel.

 

Objet populaire et du quotidien, l'Opinel est un objet dont l'esthétique et la fonctionnalité ont su convaincre des générations d'utilisateurs. Inchangé depuis plus d'un siècle, son design est l'un des plus aboutis de tous les temps. Et c'est à ce titre, qu'en 1985 l’Opinel est consacré au « Victoria and Albert Museum » parmi les cent objets les mieux dessinés du monde à côté de la Porsche 911 et de la montre Rolex.

Au printemps 2016, la société ouvre sa première filiale à l'international. Basée à Chicago, OPINEL USA sera à présent en charge de la commercialisation et du developpement de la marque aux Etats-Unis.

 

La petite histoire de l'opinel

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Les "relevailles" à Tresserve (73)

Publié le par Janick

Au XIXème siècle, une femme enceinte ne tient jamais un enfant sur les fronts baptismaux : ils perdraient la vie tous les deuxavant la fin de l'année !

Les enfants naissent à la maison et, quand le "travail" commence, il faut filer à bicyclette quérir la sage-femme, qui arrive parfois trop tard ! 

En 1932, une Tresservienne est la seconde sage femme à accoucher à la toute nouvelle maternité à Aix-les-Bains. Une autre femme de Tresserve a aussi quelques chambres à Aix, où elle pratique les accouchements.

 

Les "relevailles" à Tresserve (73)

Le nouveau-né est porté à l'église dans son berceau, sur l'épaule droite si c'est un garçon, à gauche si c'est une fille.

 

berceau Savoyard

berceau Savoyard

Le premier enfant a pour parrain son grand-père paternel et pour marraine sa grand-mère maternelle ; on alterne pour le second !

Le parrain et la marraine font un cadeau comestible à l'accouchée. Cette dernière, quand elle retourne à l'église pour la première fois, reste à la porte jusqu'à ce que le curé vienne la bénir : ce sont les "relevailles".

(Tresserve un village en Savoie - Geneviève Frieh-Giraud)

église de Tresserve

église de Tresserve

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Traditions sur la lune

Publié le par Janick

Dans le carnet d'histoires d'un grand-père Savoyard : "Les histoires extraordinaires de mon grand-père" par Félix Bertholaz, on retrouve toute une série d'histoires sur les traditions sur la lune.

Libre à vous et à votre imagination, de regarder le ciel un soir de pleine lune, et de chercher la clé de Saint Pierre, le fromage, l'homme et son fagot d'épines, ou encore peut-être trouverez vous la fameuse chèvre et son voleur.

Traditions sur la lune

Un jour, saint Pierre s'étant endormi à la porte du Paradis laissa choir l'une des deux clefs qu'il avait dans ses mains. La clef tomba sur la  lune et y fit une profonde empreinte. Saint Pierre vint à la lune prendre sa clef et retourna au Paradis. Mais l'empreinte de la clef resta sur la lune où il est facile de l'apercevoir.

Un homme était un jour d'été occupé à ramasser les foins dans son pré. La nuit arriva pendant qu'il travallait. L'homme leva les yeux et vit la lune au-dessus de sa tête. Il dit : "Oh le beau fromage ! Quel dommage de le laisser perdre ainsi dans l'air. Essayons de le prendre."

Il monta sur un arbre qui était là, et élevant son râteau en l'air du côté de la lune, il fit un saut. Il sauta si bien qu'il resta accroché à la lune par son râteau. Et la lune l'emporta avec elle dans son voyage. C'est depuis ce jour-là que l'on voit sur la lune la  figure d'un homme tenant son râteau élevé au-dessus de sa tête.

Traditions sur la lune

Une autre tradition parle aussi d'un homme qui est dans la lune. Cet homme travaillait les dimanches comme les autres jours. Il se montra sourd aux avertissements de Dieu qui le surprit une troisième fois chargé d'un fagot d'épines. Pour le punir, Dieu l'exila  dans la lune. Et parce qu'il n'a point voulu se reposer, cet homme n'aura plus de repos dans l'astre qui marche toujours.

Il n'est point difficile de l'apercevoir, chargé encore de son fagot d'épines. Son ombre est à la surface, il est au fond, derrière son ombre, mais quand viendra la fin du monde et que les étoiles tomberont, cet homme reprendra la liberté des cieux.

Traditions sur la lune

Un pauvre homme qui habitait une misérable hutte sur la lisière d'une forêt vola un jour une chèvre. Mais la chèvre, il fallait la nourrir et l'homme n'avait pas un brin de foin ni de feuilles. Pendant plusieurs années, il coupa des branches d'arbre dans la forêt voisine, en formant de nombreuses bottes de feuilles et nourrit ainsi sa chèvre avec le bien d'autrui.Après quelques années, l'homme mourut et pour le punir de ses larcins, Dieu le condamna à rester immobile dans la lune avec sa chèvre. 

Depuis lors, quand la lune est pleine, on distingue très bien, sur l'astre de la nuit, à gauche de celui qui regarde, un homme tenant en main une botte de feuilles et la présentant à une chèvre qui est à côté de lui.

Traditions sur la lune

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