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14 articles avec legendes du monde

Le terme "arachnide" prendrait ses racines dans un mythe grec

Publié le par Janick

Arachnide : classe d'arthropodes à huit pattes, sans ailes ni antennes, comme les araignées, les faucheurs et les scorpions et dont le corps comprend en général deux segments : l'abdomen et l'appareil buccal.

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Dans la mythologie grecque, Arachné était une jeune femme qui excellait en tissage. La déesse Athéna lui a rendu visite sous la forme d’une vieille femme. Jalouse de la renommée d’Arachné, elle l’affronta dans un concours de tissage. Exaspérée par la minutie de la toile de sa rivale, Athéna la mit en pièces, ce qui désespéra Arachné qui se suicida. La déesse décida toutefois de lui offrir une seconde vie en la métamorphosant en araignée suspendue à sa toile, afin qu’elle puisse tisser.

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La boîte de Pandore

Publié le par Janick

La boîte de Pandore désigne aujourd’hui la cause de tous les malheurs.

                                 boite pandore

Cette expression est née d’une légende de la mythologie grecque, dans laquelle cette boîte est en fait une jarre.

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En outre, Pandore était considérée comme la première femme de l’humanité.

                                                    

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Le Pactole selon une légende grecque

Publié le par Janick

Le Pactole est le fleuve dans lequel le roi Midas s’est lavé les mains pour mettre fin à sa malédiction.

                                Le Pactole (Sart Çayı).

Le dieu Dionysos a accordé un voeu au roi Midas, qui a souhaité que tout ce qu’il touche se transforme en or. Un cadeau empoisonné puisque ce dernier s’est retrouvé incapable de boire et de manger. Afin de mettre un terme à cette malédiction, il s’est lavé les mains dans les eaux du Pactole.

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C’est pourquoi on dit de quelqu'un qui touche beaucoup d’argent qu’il a touché le pactole.

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Le mythe de Prométhée (Grèce)

Publié le par Janick

Dans l’Olympe, l’harmonie qui régnait jadis vacille :
Zeus a détrôné son père, Chronos, et s’est emparé du pouvoir.
Prométhée, le Titan, et son frère Epiméthée, se sont ralliés à Zeus qui devient ainsi le Dieu suprême de l’Olympe.

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Un matin, fomentant un projet cher à son cœur, Zeus convoque les deux frères et leur dit :
– Je vous ordonne de créer la Vie sur Terre, les hommes et les animaux, et de leur octroyer les dons et qualités dont ils auront besoin pour vivre.
Et il ajoute :
– A toi, Prométhée, je te confie la charge de donner le souffle de la vie à chaque être,
et à toi, Epiméthée, de les armer pour se défendre.

Epiméthée demande à son frère de le laisser seul créer les êtres vivants. Prométhée accepte.
Impulsif, le titan commence par les animaux. Sans réfléchir, il répartit aussitôt tous les dons : la force, la rapidité, le courage et la ruse, les plumes et poils pour se protéger du froid.
Puis, quand vient enfin le tour des hommes, il ne reste plus rien…
Epiméthée, dont le nom signifie « qui réfléchit trop tard », se trouve démuni.

Ne sachant pas comment réparer son erreur, il appelle son frère à l’aide.
Prométhée voit les animaux, féroces, puis se tourne vers les hommes. Ils sont nus, sans armes, sans aucune protection. Il comprend qu’ils n’auront aucune chance de survivre dans ce monde sauvage.

Plus sage et avisé que son frère, Prométhée le « Prévoyant » réfléchit et dit :
– Nous allons mettre les hommes debout, à l’image des Dieux. Et surtout, nous allons leur donner ce qui les rendra supérieurs aux animaux : la connaissance. Je leur transmettrai mon savoir, reçu d’Athéna, déesse de la Sagesse.

Avec de l’eau et de la terre, Prométhée façonne le corps des hommes.

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Athéna lui a enseigné la métallurgie, les arts et les techniques agricoles. Prométhée leur transmet ses connaissances.
Ne reste plus que le feu, nécessaire pour sauver l’Humanité.
Avec, les hommes pourront fabriquer des outils, construire un habitat, chasser, élever des animaux, cuire, se vêtir, se réchauffer…
Avec le feu, les hommes pourront soumettre la nature hostile, et survivre.
Mais le feu n’existe alors qu’en un seul endroit : l’Olympe, où vivent les Dieux.
Il faudra le leur voler. Prométhée prie Athéna de le faire entrer secrètement, et elle accepte.
Une fois sur place, il dérobe un tison du feu sacré, qu’il dissimule dans une tige de roseau.

Puis il l’offre aux hommes :
– Voici le feu, prenez en soin. Il sera votre meilleure protection.

Mais bientôt Zeus s’aperçoit du vol de Prométhée et sa colère est sans limites.
Elaborant sa vengeance, il ordonne la création de Pandore, première femme mortelle sur Terre, et offre sa main à Epiméthée.
Celle-ci apporte avec elle une boîte qui une fois ouverte, libère tous les maux de l’humanité.

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Le châtiment réservé à Prométhée est tout aussi cruel :
– Prométhée, comment as-tu osé bafouer l’interdit ? Tu as volé le feu sacré des Dieux ! Tu as cru être mon égal mais tu n’es qu’un Titan. Ton châtiment sera à la hauteur de ton crime.
D’une voix blanche et froide, il ordonne :
– Héphaïstos, Dieu du feu, emmène Prométhée dans les montagnes du Caucase et enchaîne-le à un rocher ! Qu’un aigle vienne lui dévorer le foie, et que ce châtiment se répète pour l’éternité !

Soumis au supplice de Zeus, Prométhée est condamné à rester enchaîné au rocher.
Chaque jour, d’un battement d’ailes, l’aigle vient et fond sur sa proie pour se rassasier de son foie.
Et chaque nuit, dans l’obscurité immobile, l’organe se régénère. Mais le rapace revient toujours au petit matin pour son effroyable festin…

Texte : Elise Bourges

Illustrations : Julie Hoyas

Publié dans légendes du monde

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Le pont du diable de Torcello

Publié le par Janick

Torcello,en Italie, c’était « la Venise d’avant » et formait un vaste complexe insulaire avec les iles de Burano, Mazzorbo, ainsi que les îles quasiment disparues aujourd’hui de Costanziaco et d’Ammiana, vaincues par l’érosion lagunaire.


 

Le pont du diable de Torcello

« Durant l’occupation autrichienne, une jeune vénitienne tomba amoureuse d’un officier de l’armée d’occupation. La famille fit aussitôt obstacle à cet amour impossible et mit tout en œuvre pour mettre fin à cette histoire d’amour entre les deux jeunes gens. Ils éloignèrent la jeune fille de Venise mais elle trouva le moyen de revoir son amoureux en secret.

Un jour, le jeune officier ne se présenta jamais au rendez-vous de sa bien-aimée. Ne s’avouant pas vaincue, elle l’attendit, jusqu’à ce qu’on lui révéla que son amant fut assassiné…. L’on ne sut jamais mais on pensa que la responsabilité en revint aux parents vu la haine qu’ils éprouvèrent pour son amoureux….

La jeune fille se laissa alors dépérir, elle ne mangea plus et resta recluse dans sa chambre…. Les parents, bouleversés de douleur, comprirent la grave erreur qu’ils avaient commise mais à laquelle ils ne purent plus remédier….

C’est alors qu’un ami de la famille communiqua à la jeune désespérée qu’il existait une possibilité de retrouver son amoureux. Il fallait alors consulter une vieille sorcière qu’il connaissait bien.

La jeune fille courut chez la sorcière qui accepta de l’aider. Cette dernière fit un pacte avec le diable : le jeune officier reviendrait à la vie en échange de l’âme de sept nouveau-nés chrétiens, morts prématurément mais baptisés.

La jeune fille tellement désespérée consentit à ce pacte sans vraiment y réfléchir, aveuglée par son amour…. Le contrat fut stipulé et accepté, il ne restait plus qu’à trouver le lieu où interviendrait l’échange : le diable proposa le pont de Torcello, lieu isolé, relativement caché et surtout sans église à proximité….

Peu de jours avant Noël la jeune fille et la sorcière se rendirent au rendez-vous, dans la nuit, sur le côté droit du pont. Vers minuit, la sorcière donna à la jeune fille une pièce d’or et la manda au milieu du pont.

 

Le pont du diable de Torcello

La sorcière alors invoqua le diable qui se manifesta, noir et gigantesque, face à la jeune amante. Sans dire un mot, le démon montra de dessous sa langue une petite clé dorée, prit en échange la monnaie d’or de la jeune fille et cracha la clé d’or dans l’eau, où l’ombre du pont se reflétait sous la lune….

A peine la clé toucha l’eau que l’autre coté du pont apparut le jeune officier autrichien. Alors la jeune fille descendit du pont, rejoignit son amoureux, souffla la chandelle et l’obscurité les envahit, les portant dans un lieu intemporel où ils purent vivre enfin réunis leur histoire d’amour sans être inquiétés….

Mais le diable voulut être payé. Sept âmes était le prix convenu…. Le diable et la sorcière s’accordèrent pour la terrible livraison : elle devait survenir la nuit du 24 décembre sur ce pont….

Le pont du diable de Torcello

Le diable et la sorcière ne savaient pas qu’ils étaient épiés : caché derrière un buisson se trouvait un jeune homme qui, voulant sauver les sept nouveau-nés, pensait bien assassiner la sorcière. Il la suivit jusqu’à sa maison, et, quand il fut certain qu’elle s’était endormie, rapidement il mit le feu à la masure en bois et en paille ou dormait la vieille….

En peu de temps, la masure et la sorcière furent réduites en un petit tas de cendres….

Le diable, ne sachant rien de la mort de son adepte, le 24 décembre revint sur le pont de Torcello comme convenu et attendit en vain sa charge d’âmes chrétiennes….

Depuis lors, à chaque veille de Noël, un chat noir erre dans le voisinage du pont attendant que la vieille sorcière le rejoigne pour damner les sept âmes des enfants chrétiens, comme promis…. »

Le pont du diable de Torcello

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La légende du poinsettia, étoile de Noël

Publié le par Janick

Le poinsettia porte plusieurs noms. Dans la plupart des pays, son simple nom évoque la fête de Noël. Au Mexique, son pays d’origine, il est appelé « Flores de Noche Buena » (Fleur de la Nuit Sainte). Et il y a une bonne raison à cela : à Noël, les bractées du poinsettia changent de couleur et la plante est en pleine floraison !

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C'était la veille de Noël. Tout au fond de l'église, Lola, une petite mexicaine, tout en larmes, priait : "S'il-te-plaît, mon Dieu, aide-moi! Comment pourrais-je montrer à l'Enfant Jésus que je l'aime, je n'ai pas la plus petite fleur à lui offrir pour mettre au pied de sa crèche!" Soudain, il y eut un éclair brillant, et Lola vit à côté d'elle son ange gardien. "Jésus sait que tu l'aimes, Lola, il voit tout ce que tu fais pour les autres. Ramasse seulement ces plantes qui poussent sur le bord de la route".

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"Mais ce sont des mauvaises herbes!" s'écria Lola.

"Les herbes qu'on appelle mauvaises sont seulement des plantes dont l'homme n'a pas encore découvert ce que Dieu veut qu'il en fasse" répondit l'ange dans un sourire.
Lola entra dans l'église les bras chargés de cette verdure disparate et la déposa respectueusement parmi les autres fleurs qu'avaient apportées les habitants du village. Soudain, un murmure d’ébahissement parcourut la chapelle : les «mauvaises herbes» de Lola étaient transformées en superbes fleurs rouges comme des langues de feu! C'est depuis ce jour que les poinsettia s'appellent au Mexique «Flores de la Noche Buena», fleurs de la Sainte Nuit.

En 1825, Joël Poinsett, un ambassadeur des États-Unis au Mexique, rapporta des boutures de cette plante et la fit connaître aux Américains et aux Canadiens. On l'offre en cadeau à Noël.

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Rua-ta'ata et l'arbre à pain (Tahiti)

Publié le par Janick

La légende de l’origine de l’arbre à pain (tumu uru) est une belle histoire d’amour familial – un père se sacrifie pour permettre à sa famille de survivre à la disette – qui devrait nous faire réfléchir en cette période de crise !

Il y a fort longtemps, la famine s’installa à Raiatea, pendant le règne du roi Noho-ari’i.

Rua-ta’ata et son épouse Rumau-ari’i se lamentaient sur le sort de leurs quatre enfants affamés qui étaient contraints de manger de la terre rouge et les conduisirent à une caverne dans la montagne pour y manger des fougères. Un soir Rua-ta’ata dit à son épouse :

« O Rumau-ari’i, lorsque tu t’éveilleras le matin va dehors et tu verras mes mains qui sont devenues des feuilles, regarde le tronc et ses branches, ce sera mon corps et mes jambes, et le fruit rond que tu verras sera mon crâne ; le cœur du fruit sera ma langue. Fais rôtir le fruit, laisse-le tremper dans l’eau puis enlève la peau en le battant et manges-en, puis donnes-en à nos enfants ; ainsi vous n’aurez plus faim »

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Puis Rua-ta’ata partit laissant sa femme dans la grotte avec les enfants.

 

Le lendemain Rumau-ari’i se leva de bonne heure et constata que l’entrée de la caverne était ombragée par un arbre splendide, et que des fruits mûrs étaient tombés sur le sol. Tout se passait comme son mari l’avait prédit et elle nomma cette petite vallée Tua-uru (Place de l’Arbre à pain). C’est alors qu’elle saisit le sens des paroles de son mari, et, tout en pleurant, elle ramassa les fruits, les fit cuire et en nourrit ses enfants et en mangea elle-même.

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Un jour, les serviteurs du roi pénétrèrent cette vallée pour y chercher des anguilles et des chevrettes et aperçurent des peaux du fruit de l’arbre à pain qui descendaient le courant. Ils les ramassèrent et ayant goûté les morceaux qui y étaient fixées, s’écrièrent « Comme cette nourriture est bonne ! D’où vient-elle ? » Ils se mirent alors à la recherche de ce fruit dans le fond de la vallée et arrivés à la petite clairière, aperçurent l’arbre merveilleux.

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Rumau-ari’i était auprès de l’arbre et ils l’interrogèrent : « Quel est ce fruit ? »
Elle répondit : « C’est le Uru ».
« D’où vient-il ? ».
« D’ici, de mon mari Rua-ta’ata qui se changea en arbre à pain par chagrin de nous voir sans nourriture mes enfants et moi »

Ils admirèrent tous l’arbre, avec ses branches penchées vers la terre et couvertes de fruits.

Légende de Rua-ta'ata et du Tumu Uru. Illustration Sarahina

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Les trois noix (Hongrie)

Publié le par Janick

Il était une fois un homme très pauvre. Il n'avait rien à part ses trois enfants orphelins de mère. Il n'avait rien à leur donner à manger. Un jour, il leur dit:

«Alors, mes enfants, partez où vous voulez parce que je ne peux plus subvenir à vos besoins. Je n'ai rien, je suis un homme pauvre.»

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Les trois frères prirent la route et quand ils se trouvèrent à la croisée des chemins, ils se mirent d'accord que dans trois ans ils se rencontrent au même endroit et que chacun montre ce qu'il a obtenu pendant ces trois années. Ils se séparèrent, et ils partirent dans des directions différentes.

Quand les trois ans furent passés, le plus jeune se dit qu'il devait rentrer à la maison. Il était au service d'un vieil homme. Il faisait très honnêtement son travail, souvent même mieux que ce qu''il lui était demandé. Un jour, il dit au vieil homme:

«Eh bien, mon brave vieux, les trois années ont passé, je pars parce que je dois rencontrer mes frères. Donne-moi le salaire que j'ai bien mérité.»

Le vieil homme se leva et sortit trois cents pièces d'or ainsi que trois noix et il les déposa sur la table.

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«Tiens, fiston, si tu prends les pièces d'or, sache que je ne te les donne pas de bon coeur. Mais si tu prends les noix, cela est bien, je te les donne de grand coeur.»

Le jeune homme se dit: «S'il me donne les noix aussi volontiers que j'ai travaillé ici, alors je prendrai plutôt les noix.»

Il dit alors au vieil homme:

«-Ne vous inquiétez pas, mon petit vieux! Je prendrai les trois noix parce que vous me les donnez de bon coeur et si nous sommes encore en vie, un jour, je reviendrai peut-être chez vous.

-Que la paix et la chance t'accompagnent, fiston. Je sais que tu ne devras plus jamais revenir ici!» dit le vieil homme.

                                 hongroise: Motif folklorique hongroise

Le jeune homme alla à la croisée des chemins et rencontra ses frères. Ils s'interrogèrent sur leurs gains. Les deux aînés avaient beaucoup de pièces d'or. Quand ce fut le tour du benjamin, il montra les trois noix et il fut immédiatement accablé d'injures par ses frères.

«Ce n'est pas grave, j'aime les noix. Elles me conviennent très bien parce qu'on me les a données de bon coeur», se dit-il.

Les deux aînés chassèrent leur petit frère pour qu'ils ne rentrent pas ensemble à la maison. Ils avaient peur de la colère de leur père qui ne pourrait pas s'empêcher de les réprimander en voyant les noix. Le benjamin rentra dans la forêt pour laisser aller ses frères en premier, puis il les suivit.

             hongroise: Ornement folklorique traditionnelle de motif de broderie hongrois

Pendant la route, il eut subitement faim, mais il n'avait rien à manger. Il arriva à un puits et se dit que puisqu'il manquait de nourriture, au moins il pourrait boire. Mais quelle idée lui vint-elle à l'esprit? Il pourrait casser une noix, la manger et boire ensuite. Comme ça, il se sentirait quand même mieux. Il sortit une noix de sa poche, mais quand il la cassa, il eut peur. Un troupeau de moutons commença à en sortir. Les moutons avaient des clochettes autour de leur cou. Il y avait tant de moutons qu'il n'arrivait pas à les compter.

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«Oh! se dit-il, j'ai enfin quelque chose à rapporter à mon père!»

Il oublia qu'il avait faim et soif! Il voulait rentrer à la maison le plus rapidement possible. Pendant la route, il pensa qu'il devrait casser une autre noix. Quand il la cassa, des vaches et des boeufs commencèrent à en sortir, et en dernier lieu, deux boeufs magnifiques attelés à une charrette.

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Il monta sur la charrette, et les moutons et les boeufs marchèrent doucement derrière lui comme s'ils le faisaient sur commande. Ils étaient tout près de la maison quand le jeune homme pensa à la troisième noix.

«Et si je la cassais? Je ne rentrerais pas à la maison avec une noix entière!» se dit-il.

Ainsi fit-il. Une belle fille en sortait. Quand il l'aperçut, il s'en réjouit tellement qu'il ne savait plus où il était.

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Les deux aînés venaient de montrer leurs pièces d'or à leur père quand le benjamin rentra à la maison avec un troupeau de moutons et de boeufs, avec une jolie fille sur la charrette tirée par deux boeufs magnifiques. Les deux aînés eurent peur quand ils les virent car leur frère n'avait que trois noix quand ils s'étaient séparés à la croisée des chemins.

                                        

«Je vous ai bien dit qu'on m'avait donné les noix de bon coeur! Il est impossible que l'argent seul soit capable de nous faire plaisir. Tout ce que vous voyez ici est sorti de trois noix. Maintenant riez, si vous pouvez!» dit le benjamin à ses frères.

Les aînés partirent pour aller voir le vieil homme. Mais ils ne le retrouvèrent jamais, et eux-mêmes ne rentrèrent plus jamais à la maison.

Le benjamin resta avec son père et s'occupa de lui. Il vit encore aujourd'hui s'il n'est pas mort entre-temps, et il est en train de traire son troupeau de brebis.

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2 légendes sur le lac de Nantua (Ain)

Publié le par Janick

Des besoins naturels gagantuesques

C'est Gargantua qui,en urinant, a formé le lac de Nantua.

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Le mont dominant Nantua serait, en outre, une grosse crotte laissée par le géant.

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Le grand brochet du Lac

Jadis, un monstrueux brochet dévorait tous les poissons du lac et effrayait les pêcheurs.

       

Un mystérieux vagabond sacrifia son repas pour l'offrir à un misérable violoneux qui, pour le remercier, lui donna une corde de son instrument. Cette cordes'allongea et grossit miraculeusement ; Mathias y attacha un énorme hameçon et prit bientôt le poisson encombrant, dont la tête, dit-on, fut longtemps exposée à la mairie de Nantua.

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Légendes  et mystères des régions de France - Eloïse Mozzani

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La servante punie (Hautes-Alpes)

Publié le par Janick

Nous sommes à saint-Firmin, dans les Hautes-Alpes Françaises.

 

La servante punie (Hautes-Alpes)

Le Matagot était une bête qui se transformait en chien, en gros chat et même en personne. 

Il y avait une importante propriété connue au Villard sous le nom de "château" qui avait pour gardien un Matagot qui logeait au sommet d'une petite tour, dans une chambrette.

La servante punie (Hautes-Alpes)

Tous les jours, on devait lui porter sa soupe ; quand on tardait à le faire, on entendait le Matagot taper au plafond.

Une fois, la patronne avait dit à une servante nouvellement arrivée :

- Porte cette assiette de soupe dans l'escalier mais ne la goûte surtout pas.

Elle fit comme on lui dit, mais la deuxième fois, la soupe sentait si bon qu'elle ne put résister à la tentation, elle la goûta. Aussitôt elle reçut deux soufflets. Elle redescendit l'escalier  plus vite qu'elle ne l'avait monté et quand elle est arrivée toute en larmes devant sa maîtresse, celle-ci a dit :

- Ah toi, tu as goûté la soupe !

Etres fantastiques....Hautes-Alpes

 

La servante punie (Hautes-Alpes)

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