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131 articles avec legendes de savoie et de haute savoie

Le glacier de Felik

Publié le par Janick

Dans un temps fort reculé, il existait à la place d'un glacier, une ville du nom de Felik. Elle avait une réputation détestable. On disait les habitants quelques peu barbares, farouches, et de moeurs fort libres.

Un soir d'automne, vers la nuit tombée, un pauvre vieillard, un bâton à la main, arriva dans la ville et demanda à manger, ainsi qu'une botte de foin ou de paille pour passer la nuit. On l'éconduisit.

Le mendiant traversa la ville, se dirigea vers le col en disant :

- Ce soir, il va neiger. Demain il neigera et après-demain aussi, et jamais cette maudit ville ne se sauvera !

Le soir même, il commença à tomber une étrange neige rouge comme du sang. Les habitants sans s'en apercevoir, passèrent la nuit dans les plaisirs et, comme à leur habitude, cela dégénéra vite en orgie. Toute la nuit il neigea des flocons rouges, si bien qu'au matin, personne ne put sortir.

 

Le glacier de Felik

Les jours  suivants, la neige persista, ensevellissant petit à petit la ville de Felik, et en vint à former ce que l'on appela le glacier de Felik.

 

Le glacier de Felik

Un jour, il y a quelques centaines d'années, un homme traversa le glacier de Felik et allait atteindre le col, lorsqu'il tomba dans une profonde crevasse. Le petit jour qui filtrait par la crevasse lui permit de se rendre compte de ce qui l'entourait : une grande salle oblongue, dont le dôme et les parois en glace s'élevaient sur la roche ; on entendait cascader un ruisseau qui se perdait dans les profondeurs. Le réfugié s'abandonna aux pensées les plus sombres.
 

Le glacier de Felik

- Pourrai-je sortir de là et me sauver, ou bien suis-je condamné à mourir de froid et de faim dans cette prison de glace ?

La nuit était venue. Soudain, la salle de glace fut illuminée. Une immense table apparut, chargée de toutes sortes de mets. Un grand nombre de convives se tenaient autour de ce plantureux banquet, tous atteints d'une immense tristesse.

L'homme remarqua alors, en bout de table, une femme qui paraissait encore plus lugubre que les autres. En larmes, elle semblait inconsolable. A la lueur de l'aube, tous disparurent, seule la femme resta. L'homme lui demanda s'il avait un espoir de sortir de là. La femme lui répondit d'une voix faible :

- Je peux vous sauver et vous indiquer comment sortir, mais à la condition que vous m'aidiez en retour en priant pour moi. Je serai alors délivrée de mes peines. Tous ceux que vous avez vu sont des âmes qui souffrent et expient leurs fautes. Un jour, un saint était arrivé parmi nous, et il ne rencontra personne qui voulut le loger, ni lui donner le moindre secours, car la charité n'existait pas dans la ville. Il se mit à neiger des flocons rouges de sang qui a ensevelli la ville pour la transformer en glacier.

Cela dit, la femme montre du doigt à l'homme un coin de la grotte puis elle disparut.

L'homme aperçut une faible lueur de jour et se dirigea de ce côté. Il vit que le glacier se prolongeait et continuait en dehors de la roche en offrant une issue.

Avec un cri de joie, l'homme redescendit dans la vallée racontant à tout le monde ce qu'il avait vu et entendu, et il engagea tous ceux qui l'écoutaient à prier pour les âmes qui expiaient leurs fautes sous le glacier.

 

 

Le glacier de Felik

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La colonne de Saint Sixte

Publié le par Janick

Pour changer de la Savoie, nous allons chez nos voisins les brûleurs de loups (Isère).
Pour espérer devenir mère, les jeunes femmes faisaient appel à ce que l'on appelle des Saints phalliques (comme quoi l'église on devrait retourner plus souvent à la messe....). Parmi eux, André le Viril, Saint Foutin de Lyon, Génitour et Saint Greluchon. Une autre méthode consistait à "branler le poteau". Pour avoir un fils, les dauphinoises partaient en pèlerinage à Saint Sixte et se frottaient le ventre contre une des colonne de la vieille crypte. A entre-Deux Guiers, il fallait embrasser la colonne de Saint Sixte, et pour les femmes de Saint Egrève, elles allaient branler le poteau dans l'église de Myans, en Savoie.

 

 

La colonne de Saint Sixte

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L'embarrage

Publié le par Janick

Il existait à certains endroits de France un maléfice sexuel appelé l'embarrage.

Un sorcier faisait pourrir des limaçons durant 41 jours, enduisait une corde de cette substance en effectuant 7 noeuds et la déposait sur le chemin de la malheureuse qu'il souhaitait envoûter. Si elle marchait dessus, plus personne ne pouvait la pénétrer. Pour la délivrer, il fallait défaire les noeuds. On pouvait contrer aussi les maléfices en mettant une pièce de monnaie dans son soulier.

                                        Résultat de recherche d'images pour "limace"

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La jeune fille inconnue

Publié le par Janick

Nous partons à Saint Hélène sur Isère, en Savoie.

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Un soir, deux jeunes hommes qui avaient passés la soirée en charmante compagnie prenaient le chemin du retour. Sur la route, ils virent devant eux une belle jeune fille qui allait dans la même direction. Ils la rattrapèrent, et devant sa beauté, ils ne purent s'empêcher de la courtiser et de vouloir l'emmener dans une grange dont ils connaissaient un accès discret par une échelle. Elle accepta de les suivre, et arrivé devant cet échelle, le premier jeune homme monta afin de vérifier que tout allait bien et qu'ils allaient être tranquille. En commençant à le rejoindre, le deuxième garçon aperçut qu'elle avait des pieds de chèvre. Aussitôt il cria à son ami 
- Ce n'est pas une jeune fille, c'est le Diable !
Il s'enfuit en courant laissant son camarade à son triste sort. La jeune fille rejoignit le premier, et lui administra "une bonne tournée".
Elle le roua de coup et disparu en le laissant seul dans le foin souffrir de ses blessures.

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Les pommes ensorcelées

Publié le par Janick

Je vous amène à Margencel, en Haute-Savoie. Elle fait partie de l'agglomération du Grand Genève.

 

Les pommes ensorcelées

A Margencel, on raconte que lorsqu'une pomme avait été offerte par un pauvre passant dans le village à un enfant, il fallait la mettre au fourneau. Si en cuisant elle tressautait, c'est qu'elle avait été ensorcelée par le pauvre qui voulait du mal aux habitants de la maison. Il ne fallait donc pas la manger.

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Les fagots de bois

Publié le par Janick

Encore un histoire du curé de Brizon, Haute-Savoie.

Un villageois alla se confesser après avoir volé du bois. Il reconnait avoir dérobé cent fê d’boué (fagots de bois). Sortant du confessionnal, il se dirigea vers sa femme et lui dit :
- Vite, vite, d’é-z-u l’absolution pé cen ; d’en avais prê cinquanta. Allin vit’prendre lou cinquanta otre !
(Vite, vite, j’ai eu l’absolution pour cent fagots de bois ; j’en avais pris cinquante. Allons vite prendre les cinquante autre)

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La devineresse de Magland

Publié le par Janick

On a longtemps cru au pouvoir des guérisseurs et des devins, mais parfois certaines se sont fait démasquer.

Nous sommes à Magland, en Haute-Savoie (vers Cluses).

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Ce récit n'est pas une légende.
Dans les années 1870 exerçait à Magland une devineresse qui passait pour une sainte. Elle ne mangeait jamais, et ne buvait pas une goutte. On venait la voir de loin pour se faire lire l'avenir. Elle recevait dans sa chambre, toujours au lit. Mais un jour, on raconte que la "sainte" femme avait oublié de se rincer la bouche. Elle refoulait du goulot une forte odeur d'eau de vie que ses clients ne pouvaient que remarquer. Les visiteurs ayant compris que la sainte n'en était pas une, ils firent venir les gendarmes. En fouillant la pièce, la surprise fut de taille en découvrant des restes de plat et de l'alcool. La femme avait une dame d'un certains age qui lui servait de complice. Pour connaitre le client avant de passer dans la pièce, celle-ci questionna habillement afin de pouvoir en informer la voyante. 
Elles furent arrêtées, lapidées sur le chemin par les clients floués et mises en prison.

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Le curé de Brizon et le clown

Publié le par Janick

Nous sommes toujours à Brizon, en Haute-Savoie.

Un jour, un clown vint se confesser à Brizon. Il avoua :
-J’ai fait le clown
Le curé ne comprit pas bien. Il répéta en insistant
- J’ai fait le clown, j’ai fait le clown…
L’ecclésiastique ne parvenant pas à trouver une explication à cette confession, il lui demanda de lui montrer ce qu’il avait fait.
Les deux hommes sortirent du confessionnal. Le clown se mit à faire des cabrioles, des sauts, au milieu de l’église, puis mettant ses jambes en l’air, il fit la peche drèta (le poirier).
Quelques Brisonnièrers étaient présentes et assistèrent à la scène. Inquiètes, elles décidèrent de partir sur le champ en disant :
Sauvin-me ! Se jamais i ne baille na punition dinse, ne qu’on n’a min de caneçon !
(Sauvons-nous ! S’il nous donne une semblable pénitence, nous qui n’avons point de caleçon !)

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La gourmandise

Publié le par Janick

Nous sommes toujours avec notre curé de Brizon, en Haute-Savoie.

Pendant un office, l’évêque s’adressa aux enfants en leur demandant ce qu’est la gourmandise. L’un d’eux, observant l’embonpoint de l’homme d’église, lui répondit en patois :
- T’y so pré ! 
(Tu le sais assez !)

                                            
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Les aventures du curé de Brizon

Publié le par Janick

Nous retrouvons notre curé de Brizon à Thuet, en Haute-Savoie.

 


 

Les aventures du curé de Brizon

Un matin, on alla chercher l’évêque qui se trouvait à Thuet à cheval. Les chemins sont inconfortables, l’ecclésiastique s’en plaignait
- Oh, Monsgneur, on y passe ben lou pouère. Va ben com m’o !
(Oh, Monseigneur, on y passe bien les porcs . Cela va bien encore plus mal !)
Arrivé au village, l’évêque pris d’un besoin pressant ne put se retenir et pissa contre les murs de l’église. Les brisonniers allaient y tremper les doigts et se signèrent en disant :
-Quica Benita.

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