Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

120 articles avec legendes de savoie et de haute savoie

L'ermite de Neuvecelle

Publié le par Janick

Nous sommes à Neuvecelle sur les bords du Lac Léman en Haute-Savoie.

Résultat de recherche d'images pour "neuvecelle"

Le gigantesque châtaignier de Neuvecelle abritait au XVè siècle un ermite, ancien soldat de Charles le Téméraire.Il passa son temps à la prière. Un jour, il entendît les sanglots d'un jouvenceau. Intrigué, il lui demanda la cause de sa peine. Celui-ci était amoureux, et les amoureux ont la confidence facile.

 

L'ermite de Neuvecelle

- Je me nomme Arnold, je suis l'écuyer du baron de la Rochette. Mon noble seigneur souffre d'un mal cruel auquel aucun homme de science n'a pu apporter de soulagement.
- C'est de là que vient ta peine ?Tu aimes autant que cela ton maître ?
- Il est vrai que j'aime encore mieux Béatrix, la fille de mon seigneur, dont ses doux yeux ont fait éclore dans mon âme la fleur d'amour.Mais malgré mon courage et ma tendresse, je ne suis qu'un subalterne, et (le chagrin du jeune homme devenait plus fort) la gente damoiselle a été demandée en mariage par les puissants seigneurs d'Allinges et de Coudrée. Mon noble maître ne s'est pas encore prononcé sur sa préférence, mais il promit la main de sa fille et la moitié de sa fortune à qui le délivrera de son mal.
Le jeune homme décrivit plus précisément la maladie, l'ermite réfléchit et lui dit:
- Et Béatrix, a t'elle des sentiments à ton égard?
- Ses yeux me l'on avoué depuis longtemps, et c'est ce qui redouble ma peine...
Le solitaire prit une cruche puis, puis alla vers le jeune homme:
- Suis moi !
Ils se dirigèrent à quelques pas de là, vers une source qui jaillissait de terre.
- Remercie le Ciel qui a permis notre rencontre. Tiens, porte cette eau à ton maître. Il guérira sous peu de son mal, j'en ai souffert moi-même avant de trouver cette source miraculeuse. Adieu, sois heureux avec Béatrix, et n'oublie pas l'ermite de Neuvecelle !

 

L'ermite de Neuvecelle

L'écuyer retourna régulièrement à cette source (actuellement source Cachat), Comme le baron l'avais promis, il unit les deux jeunes gens qui vécurent longtemps et eurent de nombreux enfants...

Résultat de recherche d'images pour "source cachat"

Partager cet article

Repost 0

La merde de Gargantua

Publié le par Janick

Je vous emmène à Saint-Bon-Tarentaise vers Courchevel en Savoie.

                                Résultat de recherche d'images        

Il existe un rocher sur la commune de Saint Bon, au sommet de la forêt du Praz, qui a une histoire insolite.

A cet endroit vivait une vieille dame. Un jour Gargantua passa et demanda si elle avait du travail en échange d'un repas. La vieille réfléchit, et lui dit:
- Je n'ai plus de bois, si tu pouvais m'en ramener
D'un saut, il alla dans la forêt non loin de là et arracha les arbres comme si c'était des carottes. Il en fît un fagot, et pour enrouler le tout, tordit un sapin autour, pour lui une simple ficelle....
Il retourna avant son imposant chargement au chalet et déposa le bois devant la porte de la vieille dame.
- Maintenant j'ai faim !
Alors elle lui donna à manger, encore et encore, mais même en y passant une vache entière, cela ne calma pas sa faim.
- Malheureusement, il ne me reste plus rien à manger, je ne peux faire plus !
De colère, il baissa son pantalon et chia devant la maison.

C'est un rocher qui a bien le pointu d'une merde.

La merde de Gargantua

Partager cet article

Repost 0

La marmotte

Publié le par Janick

Un jour, Joson, le fils d’un fermier, voulait quitter la ferme pour gagner sa vie à Paris. Ne serait-il pas mieux à la campagne, au lieu de vouloir à tout prix vivre à Paris ? Je décidai de lui raconter une histoire…
- Un jour, je rencontrai à Paris une fillette de chez nous qui faisait danser une marmotte. En as-tu déjà vu ?
- Oui monsieur. Ca se mange, mais ça sent le rat. Une année, je suis allé en Maurienne voir un camarade. Il m’a conduit très haut dans la neige. Dans une sorte de taupinière, il a ramené une bête avec un museau court comme un lapin, recouvert de poils noirs et gris. Elle ne bougeait pas, comme engourdie, mais chaude. Il parait qu’elles dorment tout l’hiver. On l’a rapporté et fait cuire, ça ne vaut pas un lapin, mais la peau se vend cher.
- Quand on la prend jeune, la marmotte s’apprivoise très bien. Elle peut tenir un bâton, saluer, danser…A Paris on pouvait en voir dansant au son de l’accordéon. Des petits savoyards les montraient aux parisiens contre quelques sous, mais maintenant, cela n’intéresse plus personne. Pourtant, dans cette ville j’aperçu une petite tarine, les femmes de Tarentaise portant une coiffure en pointe sur la tête, gentille mais mal nippé, elle essayait d’attirer l’attention avec son animal. Elle était accompagnée d’un vieux bonhomme, son grand père probablement. Elle chantait une chanson du pays qui disait :

En revenant des montagnes, une dame m’aborda… « Bonjour dit-elle qu’as-tu là dans ton panier ? » « Madame c’est un’marmotte c’est ell’qui me nourrira » « Ah ! viens avec moi, dit-elle, et laisse ton panier là, tu auras une belle tunique et de l’argent tant qu’tu voudras, une maison belle et grande où tout le monde t’obéira » « J’aime mieux retourner aux montagnes que d’aller dans ce pays là »

Je pensais donner quelques pièces à cette fillette, mais elle prit mon veston. Elle voulait vendre sa marmotte pour retourner à Bessans. Je lui disais qu’elle n’aurait pas dû la quitter mais elle m’attendrit en me racontant que ses parents étaient morts, lui laissant cette marmotte comme seul héritage. La petite bête s'était très bien accoutumé à Paris, on la voyait bien nourri, sa petite maîtresse devait se priver pour elle. J’ai cédé en lui achetant la marmotte et leurs donnant que quoi rentrer en Maurienne, mais je me suis fais embobiné car plus tard étant de passage au village, je demandais de leurs nouvelles mais ils n’étaient jamais revenus.
Je devais me débarrasser de cet animal et en regagnant la Savoie, elle fit le voyage avec moi dans mon panier. Elle s’appelait Fanny, et elle était si bien dressée qu’en apercevant un visiteur, elle le saluait et dansait. Elle s’était civilisée et aimait la compagnie. Je la présentais à des amis mais malgré qu’elle les amusait, personne ne voulait s’occuper de cette pauvre bête. Je me résolus à lui rendre sa liberté.
Un matin je partis avec mon ami, le vieux Balme, dans les montagnes. On libéra la marmotte et elle alla découvrir l’endroit. D’un moment d’inattention, nous partîmes nous cacher derrière un rocher. Elle s’inquiéta de ne plus voir personne, puis elle disparu dans les alpages. 
- Elle était revenue chez elle, approuva Joson
- Oui, tout allait pour le mieux, mais l’année suivante, je retournais voir mon vieil ami qui me prit à part pour me dire que le garde Baboulaz l’avait tué. Il a reconnu l’animal à son petit ruban bleu autour du cou, et me disait que c’est elle qui a voulu cela. J’étais surpris par cette remarque, et lui demanda comment cela. Il me répondit qu’en partant lui et Baboulaz relever une piste, une marmotte était sortie de son trou. D’habitude, c’est un animal craintif qui se cache à la vue de l’Homme, d’un chien ou d’un aigle. Mais cette marmotte-là, en nous voyant, au lieu de se terrer, se mettait sur ses pattes arrières et dansait. Il avait prévenu Baboulaz de ne pas tirer mais trop tard, il avait déjà tiré. La pauvre bête s’est couchée pour ne plus bouger. Et le vieux Balme, qui connait la vie, a ajouté :
- Elle ne s’était plus habituée.
- Habituée à quoi, Balme ?
- A la Montagne. Il ne faut pas la quitter, ou il ne faut pas y revenir. A cette bête-là, il fallait du monde pour la regarder danser.

N’oublie pas Joson, faut pas quitter la campagne, parce qu’on ne peut plus s’y habituer, si l’on y revient…

 

Inspirée de la nouvelle d'Henry Bordeaux, la marmotte.

La marmotte

Partager cet article

Repost 0

Les trois brindilles

Publié le par Janick

Dans  les montagnes de Savoie, en certains passages dangereux, comme par exemple au col du Bonhomme ou au col du Grand Cucheron - il y en a d'autres - on trouve parfois des amoncellements de cailloux, ou de pierres, appelés murgers, ou murgiers, qui indiquent l'endroit où un voyageur s'est tué accidentellement.

Résultat de recherche d'images pour "col du bonhomme alpes"

La coutume veut que chaque passant jette une pierre sur la place du drame, en souvenir du défunt, et le murger grossit petit à petit. C'est un cairn, en quelque sorte, ou encore un galgal.

Résultat de recherche d'images pour "cairn"

La tradition est toujours vivante dans la vallée de Belleville.Il y avait dans nos forêts un lieu appelé en patois la Comba dé tras écors, c'est-à-dire une "crase", une sorte de couloir qui menait jusqu'au sommet. Il paraît que pour traverser la forêt, quand on arrivait à cet emplacement, il fallait jeter trois brindilles de bois (trois écors). Si on ne les jetait pas, les difficultés commençaient.

 

Il y avait toRésultat de recherche d'images pour "vallée de belleville"ujours un fanfaron qui affirmait :

- Eh bien moi, ça ne peut pas me gêner de passer sans que je jette trois brindilles.

Un soir, il est parti. Je ne sais pas si vous avez été en forêt la nuit, mais il y a toujours du bruit. Toujours...Une branche qui casse sous vos pas, une chouette qui ulule, un lièvre qui s'enfuit, un petit animal qui couine, une chauve-souris qui vous frôle...Alors, si vous avez déjà un peu peur...Il fait très sombre sous le couvert.

Le fanfaron est allé dans la forêt.

- Du bois, j'en jetterai point.

La route continue jusqu'au mamelon, qui descend aux Avanchers.

                          Résultat de recherche d'images pour "les avanchers savoie"

- On verra bien ce qui va se passer maintenant, se dit le gars, mais je ne prends pas les brindilles.

Et il a continué son chemin, puis, soudain, il a entendu le bruit du vent. On l'entend venir de loin ; en hiver, on l'entend souffler en haut, et puis, forcément, il descend. Et notre homme a entendu comme s'il y avait du vent. Il remarqua :

- C'est drôle pourtant. Il n'y a pas de nuages, il n'y a rien,et néanmoins, ça souffle....

Mais le vent est descendu. Il s'est rapproché et les sapins ont commencé à hocher la tête.

- Comment cela se fait-il, je ne vois toujours pas de nuages, et ça souffle, ça souffle ?

Il était quasiment arrivé au sommet de la montagne. Il se demanda :

- Qu'est-ce que c'est donc ?... Bah ! on verra bien !

Et il continua à grimper. Il y avait encore une centaine de mètres, et il n'y avait plus d'arbres. Sorti de l'épaisseur du bois, à la limite de la forêt des Avanchers, il aperçut un feu, un petit feu. Il crut que c'était un feu follet :

- Pourtant, ça m'étonne ! se dit-il.

Les feux follets,on les voit, mais à une certaine distance, de près, on ne les aperçoit plus.

Il poursuivit son chemin, car il ne manquait pas de courage. Il lui sembla voir un homme qui mettait du bois pour nourrir le feu. Qui était-il ? Et quelle idée d'allumer un feu en cet endroit ?

Résultat de recherche d'images pour "petits feux"

Il continua à approcher. Et un autre feu se mit à brûler. Et un troisième. A mesure qu'il avançait, il vit des feux qui tenaient tout le mamelon, avec chacun un homme qui l'alimentait en bois.

Il se dit qu'il n'allait pas pouvoir passer si le nombre de feux augmentait encore, le temps qu'il atteigne le sommet.

"Non, je ne pourrai pas passer!" se répétait-il.La peur s'insinuait doucement en lui. Ses pas se ralentissaient... Et puis, soudain, il tourna bride et s'enfut en courant.

On disait, à cette époque, qu'il y avait des esprits dans la montagne, qui n'aimaient pas être dérangés....

Par temps orageux, il se produit de nombreux phénomènes électriques sur les sommets.

Résultat de recherche d'images pour "3 brindilles"

Contes et légendes de Savoie - Monique de Huertas

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Le Drac

Publié le par Janick

Connaissez-vous l’histoire du drac, cette horrible créature des fleuves et des cours d’eau ?
Cet animal légendaire fait partie du monde fantastique des fleuves.

Il aurait des nageoires transparentes comme les poissons, des orteils palmés, de longs cheveux verdâtres et des yeux tristes.

                           Résultat de recherche d'images pour "le drac legende"

La légende raconte que cette étrange créature vivait dans les profondeurs du Rhône, là où il fait très froid, et veille sur des trésors et des passages secrets.

Il paraît que le drac aime particulièrement les enfants : pas pour jouer avec eux mais pour les faire prisonniers dans les profondeurs du fleuve…

                                                        Image associée
 

Partager cet article

Repost 0

La vérité est au fond du puits

Publié le par Janick

Il était une fois une femme, veuve vivant avec une petite fille. Elle épousa en secondes noces un homme également veuf et ayant aussi une fille de son premier mariage. Rapidement, la belle-mère éprouva une morbide jalousie envers cette jeune fille aussi douce, aussi belle et aussi bonne que la sienne était acariâtre, moche et méchante. Elle usait de mille ruses pour l'éloigner de la maison familiale.

                             Résultat de recherche d'images pour "vilaine petite fille dessin"  

Un soir, elle lui dit : "Vilaine que tu es, tu gênes, pourquoi ne vas-tu pas veiller ailleurs ?"

La petite prit sa quenouille et son fuseau et sortit triste et désolée, ne sachant où aller. En passant près du puits, elle se pencha instinctivement sur la margelle et fut pétrifiée de surprise. Du fond du puits provenait une grande clarté et une ronde de demoiselles. Eberluée, elle lâcha son fuseau qui tomba dans le puits.

                          Résultat de recherche d'images pour "puits"

"A la grâce de Dieu, se dit-elle, je vais descendre le chercher."

Enjambant la margelle, elle sauta et se retrouva tout-à-coup près des demoiselles dont l'une l'apostropha : "Maman, maman, voici une petite fille qui vient veiller avec nous, qu'allons-nous lui donner ?

- Que désires-tu d'elle ? répondit la fort jolie maman.

- Qu'elle me pouille.

Et la petite fille se mit de bonne grâce à fouiller dans la chevelure de la demoiselle.

- Que trouves-tu ma jolie ? demanda la mère.

- Ni poux, ni lente, la tête est bien blanche.

- Que ni poux, ni lente ne t'arrive, ma jolie.

La veillée se terminait et au moment où la jeune fille allait quitter le puits, la demoiselle dit à sa mère :

- Que lui souhaitez-vous ?

- Je souhaite qu'à toute parole qu'elle prononcera, il lui sorte un écu de la bouche.

La petite fille, encore sous le choc de la rencontre, rentra et la belle-mère lui cria, de mauvaise humeur :

- Où as-tu veillé, gourgandine ?

- Dans le puits.

Et à chaque mot un écu tombait de seslèvres.

Cupide, la belle-mère eut vite fait de comprendre et dit :

- Tu n'y retournera pas, c'est ma fille à moi qui ira demain

Et le lendemain soir, impatiente, elle conduisit au bord du puits la méchante enfant. Cette dernière vit la clarté dans le fond, et jeta son fuseau en disant :

- A la grâce du diable, je vais descendre le chercher.

Résultat de recherche d'images pour "vilaine petite fille dessin"

- Maman, s'écria la demoiselle, voici une petite fille qui vient veiller, que lui donnerons-nous ?

- Que désires-tu d'elle ? dit la mère.

- Qu'elle me pouille.

Mais ce fut en rechignant que l'autre se mit à toucher du bout des doigts les cheveux de la demoiselle.

- Que trouves-tu, mon enfant ? demanda la dame.

- Poux et gale, madame.

- Que poux et gale t'arrivent, mon enfant.

Et celle-ci eut aussitôt la tête couverte de vermine.

A la fin de la veillée, la demoiselle dit :

- Que lui souhaitez-vous, maman ?

- Je souhaite qu'à chaque parole qu'elle prononcera, elle fasse un pet.

Lorsqu'elle revint à la maison, et que sa mère, n'y tenant plus, lui demanda bien vite des nouvelles de sa veillée, des pets sonores et malodorants retentirent dans la maisonnée. La mégère entra dans une si grande colère qu'elle en mourut, et sa fille, de rage et de honte, ne tarda pas à faire de même, si bien que les autres vécurent tranquilles jusqu'à la fin de leurs jours.

On sait tous que la vérité est au fond du puits !

Les histoires extraordinaires de mon grand-père - Félix Bertholaz

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

La pierre à Laya

Publié le par Janick

Nous allons à Arâches-La Frasse, située en Haute-Savoie dans la  vallée de l'Arve, en plein coeur du grand massif.

                             Image associée

Dans les légendes, les géants sont souvent présents. Connaissez-vous celle du géant et de la Pierre à Laya ?          
Image associée
Un jour, à l’époque où l’on croyait que les géants vivaient dans les montagnes, un géant qui descendait de Flaine vers la vallée, s’arrêta aux alentours d’Arâches : un caillou s’était glissé dans sa chaussure. Après bien des efforts, il finit par enlever le caillou et le posa à l’endroit qu’on appelle Laya, qui signifierait « bande de terrain en forêt ».

                                Résultat de recherche d'images pour "pierre à laya"     

Aujourd’hui, si vous vous promenez au-dessus du village d’Arâches, avant d’arriver à la station des Carroz, vous verrez une énorme roche posée dans la prairie. C'est la pierre à Laya, le fameux « petit » caillou de la chaussure du géant !                                      

Image associée

Partager cet article

Repost 0

Le tumulus du Plan des Dames

Publié le par Janick

Nous partons au Plan des Dames situé au haut du Plan Jovet en Haute-Savoie.

Résultat de recherche d'images pour "tumulus plan des dames"

Au centre du plan des Dames se trouve un tumulus, une sorte de tombeau.

Résultat de recherche d'images pour "tumulus plan des dames"

Bien mystérieux de trouver un tombeau le long d’un chemin de montagne.

 Il paraîtrait qu'une dame anglaise et sa servante sont décédées ici au cours d'une tempête. Ce serait leurs corps cachés sous ce tumulus. 

Résultat de recherche d'images pour "tumulus plan des dames"

Si vous vous promenez un jour de ce côté, n’oubliez pas d’ajouter une pierre afin d’éloigner le mauvais sort…

Partager cet article

Repost 0

Le chien de Sautdjaman

Publié le par Janick

Là haut dans les alpages, le soir, à l'heure où les étoiles se mettent à briller, sortit un grand chien gris qui se mit à courir autour du troupeau.

                           Résultat de recherche d'images pour "alpages en savoie"

Le petit pâtre était bien inquiet et a raconté tout ça le soir à la grand-mère.

Mais tous les soirs, le chien sortait, faisait le tour du troupeau et repartait.

                    Résultat de recherche d'images pour "chien gris yeux jaunes"

Un vrai mystère !

Un soir, alors qu'ils avaient fini la traite des vaches et des chèvres, alors que la lune brillait dans le ciel, ils entendirent un hurlement, un hurlement sans fin.

La grand-mère n'avait jamais entendu de chose pareille et se mit à réciter un chapelet de prières.

Le lendemain matin, n'ayant pas fermé l'oeil de la nuit, elle sortit sur le pas de la porte voir le temps qu'il faisait. Ce jour-là, le ciel était brume oranger mais là-bas du côté du glacier, le ciel était gris noir menaçant. Lorsqu'il est arrivé de derrière le chalet, le grand chien gris aux yeux jaunes, les crocs tout dehors.

               Résultat de recherche d'images pour "chien gris qui montre les crocs"

Elle a eu peur, elle est rentrée en se disant "ça y est, c'est fini!" Elle a trouvé un bout de pain, un quignon tout dur en disant :

- Tiens et que le Bon Dieu te change de planète !

Le chien saisit son quignon de pain et s'en alla.

Elle en profita pour fermer sa porte à double tour quand un gigantesque éclair déchira le ciel. Un énorme orage se préparait sur cette montagne. Elle n'en avait jamais vu d'aussi terrible.

                   Résultat de recherche d'images pour "orage en montagne"

Et depuis....plus personne n'a vu le grand chien gris.

C'était aussi l'époque où les gens partaient traversaient la montagne pour aller en France car c'était la Savoie ici. Ils allaient en Besse dans une grande foire. 

Un grand monsieur s'approcha du jeune berger :

- Alors comment ça va !

- Mais je ne vous connais pas, répondit le berger

- Oh que si vous me connaissez, rétorqua le monsieur

- Comment voulez-vous qu'on se connaisse, on ne vous a jamais vu par chez nous ! s'étonna le jeune berger.

- Oh que si ! cet été dans les alpages, il y avait un grand chien gris qui gambadait. Et un jour, ta grand-mère m'a donné un quignon de pain et elle m'a dit "que le Bon Dieu te change de planète !". Par cette formule elle m'a délivré de cet étrange sortilège qui m'avait transformé en chien !

Il sortit de sa poche une bourse pleine de pièces d'or et la tendit au jeune berger :

- Tiens, tu donneras ça à ta grand-mère qui vit là-haut dans les alpages et tu la remerciera de ma part.

Depuis ce jour, personne ne le revit.

                                        Résultat de recherche d'images pour "loup qui hurle à la lune"

Partager cet article

Repost 0

Le Dôme de Chasseforêt

Publié le par Janick

Connaissez-vous l’histoire du Dôme de Chasseforêt, en Savoie ?

Le Dôme de Chasseforêt domine les glaciers de la Vanoise.

                         Vue du dôme de Chasseforêt depuis le dôme des Sonnailles.3586 m

La légende raconte qu’en des temps fort lointains, le Dôme était recouvert de verts pâturages où les troupeaux paissaient heureux. Un jour, une vieille dame qui passait par là, demande à l’un des bergers de lui donner un peu de lait frais, mais celui-ci a refusé. La vieille dame, qui était une fée, décide de se venger et a fait tomber la neige en abondance durant des jours et des jours. C’est ainsi que les verts pâturages sont devenus un désert tout blanc !
Résultat de recherche d'images pour "dome de chasseforet"

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>