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26 articles avec legendes de franche-comte

La Combe de l'Homme Mort

Publié le par Janick

Près de Besançon, au cœur de la forêt de Chailluz existe entre autres lieux mal famés, une vallée sans issue qui s'appelait autrefois "la Combe de l'Ermite" et qui, par de diaboliques circonstances se nomme aujourd'hui "la Combe de l'Homme Mort".

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                                                  forêt de Chailluz

Il y a 400 ans, un vieil homme décide de se retirer du monde pour vivre en ermite dans la solitude et le recueillement de la forêt. Nul ne sait comment il parvient à survivre et à se nourrir. Le bruit se répand vite que le Foletot, roi des Esprits des grottes, une riche Dame-Blanche et la Vouivre elle-même le visitent fréquemment pour ses sages conseils, le couvrant en retour de mille trésors. Le fait devient si répandu, qu'un jeune homme envieux et toujours en quête de fortunes, nommé Colbus décide de s'emparer du trésor de l'ermite que l'on dit colossal. Il se rend un soir dans la grotte du vieillard, l'égorge sans pitié puis fouille et retourne sens dessus-dessous les maigres affaires de l'ermite. Il ne trouve pour solde de son crime qu'une petite bourse contenant des médailles pieuses en cuivre, et la perte de son âme qui revient, suite au meurtre, dans les griffes du Diable.

             

Un pacte infernal est signé. Méphisto se montre bon prince des ténèbres avec le pauvre Colbus qui mène pendant cinquante ans une vie de richesse et de luxure. Ce qui était, somme toute, la contre-partie de son âme perdue. On ne parle de lui que comme d'un grand seigneur ami des plaisirs, superbe, oisif adoré de toutes les femmes, jalousé de tous les maris.

Pourtant, un soir de terrible orage, voilà que notre richissime criminel se trouve perdu dans la tourmente, au milieu des éclairs sous une pluie torrentielle. Abandonné par son cheval qui s'est précipité dans un ravin, Colbus est accueilli dans une petite chaumière de bûcheron isolée, sise un milieu de "la Combe de l'Ermite". Il raconte son aventure à ses hôtes lorsqu'on frappe de nouveau à la porte. Entre alors un singulier personnage, pauvrement vêtu, petit et osseux, le corps frêle mais avec un visage fascinant au milieu d'une blanche chevelure tourmentée et réhaussée par des yeux où flamboye une étrange lueur. Tous s'installent autour du feu et racontent de vieilles histoires de veillée. Alors le petit vieux demande à la bûcheronne si elle connaît la légende du pauvre ermite assassiné. L'hôtesse rapporte cette sombre affaire et Colbus reste silencieux, pâle et torturé au souvenir de son horrible crime et de son pacte avec le Diable qu'il avait depuis longtemps oublié.

Le vieillard remarque son malaise et éclate d'un rire sardonique. Il lui dit d'une voix grinçante : "Hé bien, jeune homme, il semblerait que la légende du pauvre ermite ne vous plaise guère. L'auriez-vous connu par hasard ?" Saisi tout à coup de panique, ne supportant plus l'odeur de souffre qui émane du petit homme, Colbus sort de la chaumière précipitamment et, sans répondre, se sauve dans la tempête. Quelques instants passent et le petit vieux, les yeux étincelants, dit aux bûcherons : "Je vais aller à la recherche de ce jeune homme, il m'avait l'air effrayé et je crains pour sa santé par ce violent orage". Puis il sort, laissant derrière lui une traînée sulfureuse.

Le lendemain, on retrouva au milieu du bois, près de la petite grotte où avait vécu l'ermite, le cadavre calciné de Colbus, recroquevillé sur lui-même, tordu, comme martelé par les flammes de l'Enfer. C'est depuis ce temps, dit-on, que "la Combe de l'Ermite" s'appelle "la Combe de l'Homme mort".

(Source : Bestiaire Fantastique du pays de Comté, Jean-Louis Thouard, éditions Marie-Noëlle

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Le diable à 'église

Publié le par Janick

Nous sommes à Saint-Georges-Armont dans le Doubs en Franche-Comté.

                                        Église de Saint-Georges-Armont

Un jour, à Saint-Georges, le sacristain en allant sonner l’Angélus, entend des grognements dans l’église. Il court à la cure :

- Monsieur le curé, venez vite, il y a le diable à l’église.

Monsieur le curé prend son livre d’exorcismes et dit au sacristain :

- Tu répondras Amen à tout ce que je dirai.

Monsieur le curé entre le premier, mais voilà qu’aussitôt entré, un gros cochon lui passe entre les jambes et l’emporte sur son dos à toute allure dans les rues du village.

- Le diable m’emporte, crie le curé, le diable m’emporte !

- Amen ! répond le sacristain en se sauvant .................

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La taupe du curé d'Anteuil

Publié le par Janick

Anteuil est juché sur la première marche de l'escalier jurassien en direction de la Suisse, de la vallée du Doubs via Pont-de-Roide.

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Monsieur le curé d'Anteuil avait un grand jardin derrière son presbytère. Il ne négligeait pas sa paroisse mais il passait une grande partie de son temps à soigner ses légumes.

Et le Bon Dieu semblait bien le récompenser de ses efforts... Chaque année le curé récoltait les plus beaux fruits, les plus gros légumes de tout le canton.

                          Résultat de recherche d'images pour "fruits et légumes frais"

Pour les gens d'Anteuil, le jardin de M. le curé était un endroit sacré et respecté : pour se faire bien voir, on apportait en offrande son meilleur fumier, on venait donner un coup de main pour les récoltes et les corvées saisonnières.

Mais, voilà -t-il pas qu'une année le jardin fut dévasté par une taupe. Tout était sens dessus dessous. Plus de carottes, plus de poireaux, plus rien. Tout était labouré par la taupe.

Apprenant la nouvelle, les gens d'Anteuil furent consternés. Cet animal avait osé s'attaquer au jardin du curé : " nous nous vengerons ! " jurèrent-ils.

Après plusieurs tentatives ils réussirent à attraper la taupe, et on décida de la juger. Cet animal diabolique méritait le pire des supplices.

Le conseil municipal se réunit et délibère longuement pour savoir si on la saignerait, si on la brûlerait, si on l'écorcherait vive, si on l'écraffouillerait…

Tout cela, étant donné l'importance des crimes, parut trop indulgent, il fallait un châtiment plus grand pour faire un exemple mémorable.

La taupe fut condamnée à être enterrée vivante.

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La chevrette de Monsieur le Curé

Publié le par Janick

Ceci est une histoire vraie qui s'est passée vers 1900 à Santoche, dans le Doubs en Franche-Comté.

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Un jeudi que Monsieur le Curé conduisait les enfants du catéchisme, en promenade, l'un d'eux qui habitait Santoche raconta à ses petits camarades que l'une de leurs chèvres avait mis au monde trois biquettes. Il ajouta que sa maman était bien ennuyée parce qu'elle allait être obligée d'en élever une au biberon, car la chèvre n'en pouvait nourrir qu'une par mamelle.

      Résultat de recherche d'images pour "chèvre et ses petits"

Monsieur le Curé qui avait entendu, dit au petit garçon :

"Pierrot tu diras à ta maman que j'en élèverais bien une. Avec mon grand verger et mon jardin, j'aurais bien de quoi la nourrir et plus tard elle me donnerait du lait pour mon café et, avec le reste ma gouvernante ferait du bon fromage."

Le curé était très près de ses sous, et plutôt égoïste Ne pensant qu'à lui, il se souciait peu des difficultés qu'avait la mère de Pierrot pour élever sa nichée. Elle était veuve d'un journalier et n'avait pour faire vivre sa famille, que ce qu'elle gagnait en s'échinant à faire des journées et des lessives. Elle avait quatre enfants dont le plus âgé, Pierrot, avait dix ans et demi, et le plus jeune ne marchait pas encore. Heureusement qu'elle avait sa vieille mère qui s'occupait des enfants pendant qu'elle travaillait.

Quelques jours plus tard, Monsieur le curé s'adressant à Pierrot lui dit : " As-tu fait ma commission " Ho, que oui Monsieur le curé mais ma maman a dit qu'elle était trop pauvre pour vous faire cadeau d'une chevrette mais que cela l'arrangerait mieux si vous aviez la bonté d'élever mon plus jeune frère. Le curé, sans réfléchir et sans égard pour l'innocence de l'enfant, reprit du fond du cœur : " Mais je n'ai pas couché avec ta maman pour élever ton petit frère ! "

Le petit garçon répondit du tac au tac, comme ça lui venait : " C'est-il donc que vous avez couché avec notre chèvre pour vouloir élever l'une de ses biquettes. "

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Notre Dame de la Solborde

Publié le par Janick

Notre légende nous amène à Echenoz-la-Méline, près de Vesoul en Haute-Saône.

                                   Vue d'Echenoz-la-Méline.jpg

De jeunes bergers menaîent paître leurs moutons dans la vallée d'Echenoz-La-Méline.

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Ils avaient remarqué que quelques-unes de leurs bêtes prenaient l'habitude de s'écarter des pâtures habituelles, et de monter jusqu'au Trou de la Roche, où elles se mettaient à bêler longuement. Ils les y suivirent un jour, et découvrirent près de la grotte d'où coule "la Méline", une statue ancienne de la Vierge.

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Ils la laissèrent là, en ayant pris soin cependant de la placer en un lieu décent, et descendirent au village annoncer leur découverte. Les habitants d'Echenoz, accompagné du vicaire, montèrent vénérer la statue miraculeuse. On la prit avec respect et on la transporta en procession jusqu'à l'église où un autel digne d'elle avait été préparé.

                                     P1010467

Le lendemain, la statue avait disparu. On la chercha et elle fut retrouvée à Solborde, là où les jeunes bergers l'avaient trouvée. On y édifia une chapelle qui devint un lieu de pélerinage.

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Cet endroit est un lieu de pèlerinage depuis 1663. Cette vierge accomplit, dit-on, depuis cette date, de nombreux miracles comme en témoignent les offrandes et remerciements visibles dans la chapelle. Cela est même attesté par une charte du roi d'Espagne Charles II en date du 15 février 1666 reproduite dans la pierre et apposée au chœur de la chapelle.

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Vierge d'Echenoz-la-Méline

Vierge d'Echenoz-la-Méline

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La légende d'Errmanfroy

Publié le par Janick

La légende nous amène à Cusance dans le Doubs en Franche-Comté.

                                 Armes de la famille.armes de la maison de Cusance

La légende fait prendre naissance à la maison de Cusance dans celle d'Ermanfroy et de Vandelin (waldelene) chanceliers du roi Clotaire II.

                                          Afficher l'image d'origineSaint Ermanfroy

Venant d'apprendre la mort de leur père ils décidèrent de quitter la cour pour se rendre auprès de leur mère. Ermanfroi ne resta pas longtemps dans la maison familiale, il vendit tous ses biens, en distribua le bénéfice aux pauvres, accorda la liberté à ses "esclaves" et se retira à l'abbaye de Luxeuil où il se distingua par sa discipline religieuse. Le prieur de l'abbaye lui permit de fonder en 631, dans la terre de Cusance, (diocèse de Besançon )un couvent pour remplacer celui élevé par ses parents une douzaine d'années auparavant ; il en fut le premier abbé et introduisit la règle de Saint-Colomban (La règle est généralement jugée sévère, et comme insistant sur les mortifications.Elle s’articule autour d’une liste des devoirs du moine, découlant de dix vertus, et des punitions en cas de manquement à ces devoirs. , il y reçut jusqu'à trois cent religieux. Ermanfroi mourut le 25 septembre 670, il fut inhumé avec son frère dans l'église de Cusance.

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                                         chapelle Saint Ermanfroy

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Le basilic de Cusance

Publié le par Janick

Nous sommes à Cusance, proche de Baumes les Dames, dans le Haut Doubs.

Des 3 ponts Logis Vue extérieure

Le basilic était un serpent volant, né d'un oeuf de coq couvé par un crapaud. Il logeait habituellement dans les fentes des murs de maison ou nichait dans les combles ; il apportait la misère à ceux qui l'hébergaient ainsi involontairement ; parfois même la mort, car son regard était meurtrier.

 

Le basilic de Cusance

Un basilic avait élu domicile dans le monastère de Cusance.

                                   Afficher l'image d'origine

 L'une après l'autre, les moniales, surprises par son regard mouraient. Une seule survécut, la dernière. Lorsqu'elle aperçut le basilic, elle tourna son miroir vers lui. Il se vit et périt aussitôt, foudroyé par son propre regard.

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La roche Bercail

Publié le par Janick

Je vous emmène en Franche Comté, plus précisément à Morteau le Douds.

                                  Vue sur Morteau depuis le Mont Vouillot.

La légende raconte qu’autrefois en direction des Arces sur les hauteurs de Morteau, plus précisément à la « Roche Bercail », un dragon ou une vouivre avait élu domicile dans une caverne et surveillait les passants qui marchaient de nuit par hasard sur le sentier environnant menant à la Combe.

                             P1000894    

 

Quand les âmes égarées passait par là, et avait le malheur de croiser la créature affamée, le dragon se jetait sur elles et les emportait dans son antre. Par la suite, les villageois essayaient d’en murer l’entrée de la grotte, mais a chaque reprises, une force surnaturelle déplaçait les roches qu’on y entassait malgré leurs tailles imposante.

 

                    P1000895

Après plusieurs décennies d’infructueux essais, les religieux de Morteau installent une Madone au dessus de la grotte maudite.                  

                            P1000896

On peut apercevoir encore aujourd’hui, un petit muret sous la statue, c’est donc ici que fût emprisonner le dragon, parfois, on entendrait encore des bruits sourds, fracassant, est-ce la créature encore enfermée qui ayant faim, se met en colère ?

 

                            P1000897

 

 

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La légende du Lac de Saint Point

Publié le par Janick

Le lac Saint-Point, connu anciennement sous le nom de lac de Dampvauthier, fait partie des plus grands lacs naturels de France par sa superficie. Il se situe dans le département du Doubs, au sein du massif du Jura, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Pontarlier.

                                        Lac de Saint-point

Une légende rapporte qu'un soir d'hiver, une pauvre femme en haillons et pieds nus, serrant dans ses bras un tout petit enfant, quémanda un abri pour la nuit dans la ville de Damvauthier, au bord du Doubs.  

                                           Vue de la commune avec le lac semi-gelé en premier plan.

Les habitants lui refusèrent un à un l'hospitalité. Epuisée, désespérée, elle s'éloigna de la ville et pria le ciel de lui venir en aide. Soudain, un vieil homme nommé Saint Point, lui vint en aide et l'hébergea pour la nuit.

Au petit matin, à leur grande surprise, ils découvrirent qu'un immense lac avait noyé la cité maudite.

La légende du Lac de Saint Point

Parfois, quand vient le soir, on raconte que d'étranges silhouettes errent sur les rives, en poussant des soupirs. A la Toussaint, de sombres lamentations montent du fond des eaux. Les pêcheurs connaissent bien l'emplacement du clocher ; leurs filets s'y déchirent souvent.

La légende du Lac de Saint Point

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Le géant de Dessoudre

Publié le par Janick

Nous sommes dans la vallée du Dessoudre, dans le Doubs. Le Dessoudre est une rivière qui se jette dans la rivière du Doubs.                           

Le géant de Dessoudre

Il y avait autrefois, dans les montagnes du Doubs, une vallée habitée par un cheneillo  dénommé Dessoubre, qui dévorait tous les voyageurs.

Las d’avoir à subir cette menace permanente, les gens du voisinage firent venir un prêtre, exorciseur de grand renom, afin de mettre fin à ce cauchemar.

Un jour que l’ogre se reposait dans sa caverne, le prêtre fit pousser du haut de la falaise un bloc si lourd et si hermétiquement joint au rocher de la grotte, que le cyclope y resta prisonnier                                  .

Dessoubre fit tant d’efforts pour se libérer, poussant en vain cette porte scellée à jamais, qu’il se mit à ruisseler de son corps une telle quantité de sueur qu’elle donna naissance à la rivière qui porte maintenant son nom…  

d’après Clovis Guyornaud

Le géant de DessoudreLe géant de Dessoudre

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