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Tradition des bugnes à Mardi Gras en Savoie

Publié le par Janick

Si vous cherchez une date fixe pour Mardi Gras, c'est perdu d'avance car elle change chaque année ! Elle se base sur celle de Pâques, variant elle aussi en fonction du cycle lunaire. Tantôt en février, tantôt en mars, c'est à chaque fois la surprise ! En 2017 elle a été fixée au  mardi 28 février.

Mais d’où viennent les bugnes, ces petits beignets que l’on déguste à Mardi Gras.

                                         Résultat de recherche d'images

Les bugnes sont originellement une spécialité culinaire du duché de Savoie, qui a fini par s'étendre jusqu'au centre-est de la France (qu'on retrouve principalement dans la zone de locution de l'arpitan, notamment Lyon, la Vallée du Rhône, Saint-Étienne et en Franche-Comté). Il s'agit d'une petite pâtisserie de la famille des beignets.

Le mot bugne est la francisation du terme arpitan bunyi (féminin) et désigne justement le beignet. Les deux mots ont une origine identique, mais le traitement par chacune des langues (à savoir l'arpitan et le français) s'est fait différemment.

La fête avait pour habitude de rassembler beaucoup de monde. Il fallait donc non seulement préparer des pâtisseries rapidement et de bon marché mais également faire en sorte que les réserves d'oeufs, beurre et huile soient épuisées avant la période de Jeûne. C'est ainsi que les crêpes et beignets ont trouvé leur place lors de cette fête ! Certaines pâtisseries similaires firent aussi leur apparition comme les merveilles (ou ganses) en Haute-Savoie ou bognettes en Savoie.

La bognette est faite d’une pâte ferme et sucrée, découpée en lanières, fendues à certains endroits et tortillées de diverses manières.

Bugnes lyonnaises craquantes

Les merveilles, quant à elles, sont des bugnes croustillantes mais moins sèches que les bognettes.                     Merveilles d autrefois

 

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Le diable à 'église

Publié le par Janick

Nous sommes à Saint-Georges-Armont dans le Doubs en Franche-Comté.

                                        Église de Saint-Georges-Armont

Un jour, à Saint-Georges, le sacristain en allant sonner l’Angélus, entend des grognements dans l’église. Il court à la cure :

- Monsieur le curé, venez vite, il y a le diable à l’église.

Monsieur le curé prend son livre d’exorcismes et dit au sacristain :

- Tu répondras Amen à tout ce que je dirai.

Monsieur le curé entre le premier, mais voilà qu’aussitôt entré, un gros cochon lui passe entre les jambes et l’emporte sur son dos à toute allure dans les rues du village.

- Le diable m’emporte, crie le curé, le diable m’emporte !

- Amen ! répond le sacristain en se sauvant .................

                       Résultat de recherche d'images pour "cochon"

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L'or des fées

Publié le par Janick

L'histoire se déroule au coeur du Val de Maurienne, en Savoie, là où s'élèvent les hautes murailles d'une forteresse imprenable qui domine les Alpes entre Vanois et Ecrins. Les trois plus hautes tours du château touchent le ciel, trois pyramides de roc, sculptés de la main de Dieu.

                                     Résultat de recherche d'images pour "val de maurienne"

Une vieille légende raconte que des fées logent dans cette bâtisse mystérieuse formée de magnifiques montagnes drapées d'un voile de neige, on les nomme Aiguilles d'Arves.

                                  Résultat de recherche d'images       

Les fées, appelées en Savoie, les fayes, sont très très belles et ne sortent qu'à la tombée de la nuit.

C'est l'histoire d'une jeune bergère qui gardait ses moutons tout là-haut dans la montagne, là où il y a plus de cailloux que d'herbe.

                          Résultat de recherche d'images pour "bergere mouton"                       

Quand l'étoile du berger se mettait à briller, c'était alors le signe et elle redescendait au chalet. Elle croisa sur son chemin, une très belle femme aux longs cheveux d'or qui tombaient en cascade sur ses épaules et vêtue d'une draperie de soie qui descendait jusqu'à ses pieds.

C'était une faye.

- Sais-tu petite bergère que ce soir c'est la pleine lune ? Si tu venais m'aider à étendre mon linge ? Je n'y arriverai pas toute seule.

La petite bergère accepte et elles sont parties toutes les deux par un petit sentier. Elles sont montées tout là-haut au sommet des  rochers et ont étendu la grande lessive de la faye. Une fois fini, elles sont redescendues par le même chemin.

                                            Résultat de recherche d'images pour "fée"

 Une fois en bas, la petite bergère allait partir quand la fée lui dit :

- Attends ! Attends ! tout travail mérite récompense !

Elle lui donna des feuilles toutes fines toutes sèches comme si elles avaient été repassées.

Ne sachant pas trop qu'en faire, la petite bergère les glissa dans sa poche tout en remerciant gracieusement la faye. Puis elle redescendit auprès de ses moutons qui se mirent à courir dans tous les sens. La bergère courut après, mais gênée par le poids des feuilles, prit la décision de s'en débarrasser. Elle rassembla ses moutons et regagna sa grand-mère restée au chalet.

Elles allaient partager la soupe quand la petite bergère mit la main à sa poche. Elle sentit quelque chose de tout dur et en sortit trois petites pièces d'or. Elle parla à sa grand-mère de son aventure et toutes deux ne perdirent pas un seul instant. Elles repartirent là-haut.

Mais elles cherchèrent toute la nuit et ne retrouvèrent ni feuilles, ni pièces d'or.

Si un jour tu croises sur ton chemin une jolie fée, ne t'avise pas à jeter ce qu'elle te donnera.

                                 Résultat de recherche d'images pour "pièces d'or"

 

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La mort du Loup Garou

Publié le par Janick

Dans le temps, les colporteurs savoyards partaient avec une belle dans le dos, parcourir la France et la Navarre vendre ce qu'ils avaient dedans.

                                              Résultat de recherche d'images pour "colporteur savoyard"

C'est l'histoire d'un colporteur qui apprenait son métier à son fils. Ils étaient dans la région des Aravis en Haute-Savoie.

     

Un militaire en permission leur a offert l'hospitalité. Un soir de pleine lune, ils ont été réveillés par un étrange hurlement comme ils n'en avaient jamais entendus. Ils ont ouvert la porte de l'écurie pour voir un loup sauter de toit en toit.

Le lendemain, les habitants du village leurs expliquèrent que cela fait des lunes et des lunes que ce phénomène existait mais qu'au bout de sept jours le calme revenait.

Le militaire décida de s'armer d'un bon fusil et d'attendre ce fameux loup. Il tira et toucha le loup. Mais quand il s'approcha de la dépouille et qu'il souleva la peau du loup, il constata avec frayeur qu'il venait de tuer sa propre mère.

Il jeta son fusil dans un cri de douleur et quitta le village.

Dans le village, des bruits coururent. C'était sûrement le curé qui faisait de la sorcellerie. Il transformait cette vieille femme en loup garou parce qu'elle ne voulait pas payer son impôt, la dîme.

Voilà l'étrange histoire que racontaient les colporteurs dans le temps.

 

 Résultat de recherche d'images pour "loup garou"

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Le trésor de la collégiale de Saint Jacques

Publié le par Janick

Nous sommes à Sallanches, en Haute-Savoie.

                           Image illustrative de l'article Sallanches

Révolution française, les troupes envahissent la Savoie. l’Eglise est particulièrement visée, ils réduisent le nombre d’évêchés, suppriment les signes de religion, confisquent les cloches pour récupérer le bronze, détruisent les croix publiques. Arrestation, exécution, déportation des prêtres aux bagnes, les biens du clergé sont saisis.

A la Collégiale Saint-Jacques de Sallanches, l’argenterie était stockée dans la salle des archives, dont les clés étaient détenues par le Maire de la ville, M. Chesney. Celui-ci ne voulant pas que les objets soient emportés par les révolutionnaires, il dit à l’un des paroissiens, Jacques Mabboux :
« Je cacherai la clé de la salle des archives…je vous laisse l’utiliser et prendre tout ce que vous pourrez avant demain, après, il sera trop tard. Faites-en sorte de faire croire à un vol, forcez la porte. Vous reposerez la clé là où vous l’avez trouvée, car si je ne la présente pas, je serai accusé »

Sallanches - Collégiale Saint-Jacques-le-Majeur - 1.jpgcollégiale Saint-Jacques de Sallanches
Le paroissien exécuta la mission, prit les objets les plus précieux, grimpa de nuit jusqu’au lieu-dit « La Fortn’a », et cacha le trésor dans une cavité difficile d’accès. Malheureusement, il ne put pas emporter l’ensemble des objets, certains avaient été cachés sous le plancher de la sacristie, mais découverts et emportés à Bonneville.

Résultat de recherche d'images pour "collégiale saint jacques sallanches"
Certains partisans de la Révolution avaient dénoncé Mabboux, il se retrouva obligé de se cacher avec son fils dans les hauteurs de Sallanches. Les révolutionnaires ne retrouvèrent pas les biens dissimulés.
Lorsque l’Eglise retrouva la paix, le paroissien voulu restituer le trésor, mais il l’avait si bien caché, de nuit en plus, il se put se souvenir de l’anfractuosité où se trouvait ses richesses.
On dit qu’après nombre de recherches infructueuses, il fit le vœu de porter jusqu’à sa mort son chapeau renversé si Saint Roch, patron de la commune, le guidait pour retrouver ce trésor.

                                                    Résultat de recherche d'images pour "saint roch" Saint Roch
Il repartit à « la Fortn’a », reconnut le lieu et remarqua qu’un éboulement de terrain avait caché la grotte. Avec l’aide de son fils, ils déblayèrent le terrain et retrouvèrent l’intégralité du trésor.
Il tenu parole. Par beau temps comme par temps de pluie, on pouvait voir sur la tête du vieille homme son chapeau défoncé, jusqu’à sa mort où il fut enterré avec.

 

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La taupe du curé d'Anteuil

Publié le par Janick

Anteuil est juché sur la première marche de l'escalier jurassien en direction de la Suisse, de la vallée du Doubs via Pont-de-Roide.

      Résultat de recherche d'images pour "anteuil doubs"

Monsieur le curé d'Anteuil avait un grand jardin derrière son presbytère. Il ne négligeait pas sa paroisse mais il passait une grande partie de son temps à soigner ses légumes.

Et le Bon Dieu semblait bien le récompenser de ses efforts... Chaque année le curé récoltait les plus beaux fruits, les plus gros légumes de tout le canton.

                          Résultat de recherche d'images pour "fruits et légumes frais"

Pour les gens d'Anteuil, le jardin de M. le curé était un endroit sacré et respecté : pour se faire bien voir, on apportait en offrande son meilleur fumier, on venait donner un coup de main pour les récoltes et les corvées saisonnières.

Mais, voilà -t-il pas qu'une année le jardin fut dévasté par une taupe. Tout était sens dessus dessous. Plus de carottes, plus de poireaux, plus rien. Tout était labouré par la taupe.

Apprenant la nouvelle, les gens d'Anteuil furent consternés. Cet animal avait osé s'attaquer au jardin du curé : " nous nous vengerons ! " jurèrent-ils.

Après plusieurs tentatives ils réussirent à attraper la taupe, et on décida de la juger. Cet animal diabolique méritait le pire des supplices.

Le conseil municipal se réunit et délibère longuement pour savoir si on la saignerait, si on la brûlerait, si on l'écorcherait vive, si on l'écraffouillerait…

Tout cela, étant donné l'importance des crimes, parut trop indulgent, il fallait un châtiment plus grand pour faire un exemple mémorable.

La taupe fut condamnée à être enterrée vivante.

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Le vignoble maudit

Publié le par Janick

Nous sommes dans le Genevois, en Haute-Savoie.

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Le vin est le sang du Christ, mais le diable peut s'emparer d'un vignoble et le maudire...

On raconte qu'autrefois existait un cru d'une qualité incroyable, dans le Genevois, à la ferme du Pillon. Le propriétaire de ce lieu manquait cruellement de main-d'œuvre dans son exploitation. un homme d'une allure étrange et au regard sinistre apparut. N'ayant pas le choix, le paysan l'embaucha pour creuser des fossés dans la vigne et l'étranger posa ses conditions, il devait mener son travail seul, et comme il l'entendait.
Chaque matin, l'inconnu partait dans les vignes et on ne le revoyait qu'au crépuscule, où il fumait sa pipe près du feu.

Les semaines passaient, mais rien n'avait encore été fait dans le champ.
Le dernier jour, le patron furieux prit quelques hommes et suivirent l'étranger pour lui mettre une bonne correction, mais ce qu'ils virent les stoppèrent net.
L'étrange homme salua le vignoble, dressa ses bras au ciel, et il dit:
- Chaque cep produit son fossoyeur !
Dans un bruit de tonnerre, la terre se souleva, se retourna, se modela créant un immense nuage de poussière.
Les vignerons effrayés s'enfuirent. Le soir, le propriétaire paya son ouvrier sans discuter et le congédia.
Depuis ce jour, le vignoble avait dépéri et l'on dit que chaque pied, chaque feuille, chaque grain de raisin avaient le goût de souffre.

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La chevrette de Monsieur le Curé

Publié le par Janick

Ceci est une histoire vraie qui s'est passée vers 1900 à Santoche, dans le Doubs en Franche-Comté.

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Un jeudi que Monsieur le Curé conduisait les enfants du catéchisme, en promenade, l'un d'eux qui habitait Santoche raconta à ses petits camarades que l'une de leurs chèvres avait mis au monde trois biquettes. Il ajouta que sa maman était bien ennuyée parce qu'elle allait être obligée d'en élever une au biberon, car la chèvre n'en pouvait nourrir qu'une par mamelle.

      Résultat de recherche d'images pour "chèvre et ses petits"

Monsieur le Curé qui avait entendu, dit au petit garçon :

"Pierrot tu diras à ta maman que j'en élèverais bien une. Avec mon grand verger et mon jardin, j'aurais bien de quoi la nourrir et plus tard elle me donnerait du lait pour mon café et, avec le reste ma gouvernante ferait du bon fromage."

Le curé était très près de ses sous, et plutôt égoïste Ne pensant qu'à lui, il se souciait peu des difficultés qu'avait la mère de Pierrot pour élever sa nichée. Elle était veuve d'un journalier et n'avait pour faire vivre sa famille, que ce qu'elle gagnait en s'échinant à faire des journées et des lessives. Elle avait quatre enfants dont le plus âgé, Pierrot, avait dix ans et demi, et le plus jeune ne marchait pas encore. Heureusement qu'elle avait sa vieille mère qui s'occupait des enfants pendant qu'elle travaillait.

Quelques jours plus tard, Monsieur le curé s'adressant à Pierrot lui dit : " As-tu fait ma commission " Ho, que oui Monsieur le curé mais ma maman a dit qu'elle était trop pauvre pour vous faire cadeau d'une chevrette mais que cela l'arrangerait mieux si vous aviez la bonté d'élever mon plus jeune frère. Le curé, sans réfléchir et sans égard pour l'innocence de l'enfant, reprit du fond du cœur : " Mais je n'ai pas couché avec ta maman pour élever ton petit frère ! "

Le petit garçon répondit du tac au tac, comme ça lui venait : " C'est-il donc que vous avez couché avec notre chèvre pour vouloir élever l'une de ses biquettes. "

Résultat de recherche d'images pour "chèvrette"

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