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Notre Dame de la Solborde

Publié le par Janick

Notre légende nous amène à Echenoz-la-Méline, près de Vesoul en Haute-Saône.

                                   Vue d'Echenoz-la-Méline.jpg

De jeunes bergers menaîent paître leurs moutons dans la vallée d'Echenoz-La-Méline.

                                                 P1010461

Ils avaient remarqué que quelques-unes de leurs bêtes prenaient l'habitude de s'écarter des pâtures habituelles, et de monter jusqu'au Trou de la Roche, où elles se mettaient à bêler longuement. Ils les y suivirent un jour, et découvrirent près de la grotte d'où coule "la Méline", une statue ancienne de la Vierge.

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Ils la laissèrent là, en ayant pris soin cependant de la placer en un lieu décent, et descendirent au village annoncer leur découverte. Les habitants d'Echenoz, accompagné du vicaire, montèrent vénérer la statue miraculeuse. On la prit avec respect et on la transporta en procession jusqu'à l'église où un autel digne d'elle avait été préparé.

                                     P1010467

Le lendemain, la statue avait disparu. On la chercha et elle fut retrouvée à Solborde, là où les jeunes bergers l'avaient trouvée. On y édifia une chapelle qui devint un lieu de pélerinage.

                                         P1010470

Cet endroit est un lieu de pèlerinage depuis 1663. Cette vierge accomplit, dit-on, depuis cette date, de nombreux miracles comme en témoignent les offrandes et remerciements visibles dans la chapelle. Cela est même attesté par une charte du roi d'Espagne Charles II en date du 15 février 1666 reproduite dans la pierre et apposée au chœur de la chapelle.

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Vierge d'Echenoz-la-Méline

Vierge d'Echenoz-la-Méline

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La jument fantôme

Publié le par Janick

Notre histoire se déroule le 21 septembre 1895 dans le Haut-de-Marlens dans les Aravis en Haute-Savoie.

                              Village de Marlens.
Ce jour là, les hommes étaient descendus à la foire de Thônes qui se déroulait le lendemain, jour de la Saint Maurice.

 

 

 

foire de la Saint Maurice à Thônes

foire de la Saint Maurice à Thônes

Une femme gardait un troupeau de génisses dans les alpages. Le soir, elle vit parmi ses bêtes une jument qu'elle ne put reconnaître. Les génisses rentraient à l'étable, l'animal mystérieux ne bougea pas de place. La bergère regagna son chalet et s'enferma à l'intérieur. Mais soudain, elle entendit des coups à la porte...La jument chercha à rentrer. La paysanne se réfugia dans le fenil où elle resta couchée sans bouger. L'animal réussit à ouvrir l'entrée, monta les marches d'escalier menant au grenier, s'arrêta et mangea et foin à coté de la bergère effrayée. Malgré sa peur, elle s'endormit. Le lendemain, la jument n'était plus là, et la porte du chalet était fermée et intacte.

 

La jument fantôme

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La légende d'Errmanfroy

Publié le par Janick

La légende nous amène à Cusance dans le Doubs en Franche-Comté.

                                 Armes de la famille.armes de la maison de Cusance

La légende fait prendre naissance à la maison de Cusance dans celle d'Ermanfroy et de Vandelin (waldelene) chanceliers du roi Clotaire II.

                                          Afficher l'image d'origineSaint Ermanfroy

Venant d'apprendre la mort de leur père ils décidèrent de quitter la cour pour se rendre auprès de leur mère. Ermanfroi ne resta pas longtemps dans la maison familiale, il vendit tous ses biens, en distribua le bénéfice aux pauvres, accorda la liberté à ses "esclaves" et se retira à l'abbaye de Luxeuil où il se distingua par sa discipline religieuse. Le prieur de l'abbaye lui permit de fonder en 631, dans la terre de Cusance, (diocèse de Besançon )un couvent pour remplacer celui élevé par ses parents une douzaine d'années auparavant ; il en fut le premier abbé et introduisit la règle de Saint-Colomban (La règle est généralement jugée sévère, et comme insistant sur les mortifications.Elle s’articule autour d’une liste des devoirs du moine, découlant de dix vertus, et des punitions en cas de manquement à ces devoirs. , il y reçut jusqu'à trois cent religieux. Ermanfroi mourut le 25 septembre 670, il fut inhumé avec son frère dans l'église de Cusance.

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                                         chapelle Saint Ermanfroy

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L'oratoire de Sainte Barbe

Publié le par Janick

Nous sommes Beaufort sur Doron dans la région du Beaufortain en Savoie.

                                        

L'oratoire de Sainte Barbe

Sur la route de Pontcellamont, on peut trouver un petit oratoire dédié à Sainte barbe. Il a une histoire assez surprenante que je vais vous conter….
C’était un jour de fête dans le village de Beaufort sur Doron, avec ses costumes traditionnels, pantalons en drap noir, vestes de laine tricotées beiges, chapeaux de feutres. Il fallait fêter dignement le « repas des vaches ». Les éleveurs et les bergers se réunissaient pour un festin gargantuesque. Pendant ces festivités se déroulent les engagements des bergers, les locations des vaches…Dans les pâturages, on pouvait voir des milliers de bovins regroupées, et entendre le son des clarines.

                              Afficher l'image d'origine  
On y buvait beaucoup. A la fin de la fête, plus d’un ne tenait plus sur ses deux jambes…mais les savoyards ont la tête solide, et Dositée, berger à Pontcellamont, décida de regagner son village malgré la distance et la difficulté du parcours.
Très vite il se retrouva en pleine forêt, pas un son, aucun bruit, à peine en passage du vent dans les sapins. Il zigzaguait sur le sentier (surement la difficulté du terrain… ;)), la nuit ne permettait pas de voir grand-chose, il entendait non loin mugir le torrent.
Soudain, en face de lui, une magnifique jeune femme apparut. Que fait elle ici ? il ne se posa pas plus de question et rattrapa la belle. Elle fit quelques manières, mais accepta rapidement la compagnie du garçon, dans ce bois si sombre, si sauvage, notre berger en deviendrait presque chevalier avec la dame. En route, il n’y alla pas par quatre chemins, et lui fit des avances. L’alcool ne lui permit pas de se poser plus de question sur cette situation irréaliste. Il la suivait sans savoir où il était, la complimentait à de nombreuses reprises, tandis qu’elle faisait faussement la modeste…

                                             Résultat de recherche d'images pour "berger savoyard"
Ils quittèrent la forêt pour une clairière, la Lune éclairait ce lieu, la luminosité lui permit de mieux voir sa charmante compagnie mais soudain, il cria avec effroi ! Sous la belle robe de satin de la dame, il pouvait voir des pieds fourchus, et de la manche en dentelle sortait une étrange griffe !

                                   Résultat de recherche d'images pour "griffe du diable dessin"
Il décuva aussi sec, et comprit que sa merveilleuse femme était en train de l’emmener tout droit vers le précipice du torrent. 
Dositée, effrayé, fit un signe de croix ce qui provoqua immédiatement la combustion de la belle en une grande flamme rouge qui se dirigea vers le ciel dans une forte odeur de soufre. Cet être mystérieux provoqua des grondements tel le tonnerre, le sol trembla sous ses pieds, les rochers explosèrent…Terrorisé, il invoqua Sainte Barbe pour l’aider, tant priée par sa mère, et promit de lui construire un oratoire en ce lieu si elle lui venait en aide.
Aussitôt, le lieu redevenu paisible, comme si rien ne s’était passé. Plus un bruit, la Lune éclairait la clairière, le ciel brillait d’étoiles, la forêt était sereine.

                                   Images pieuses(Sainte Barbe)
Il rentra chez lui et n’oublia pas sa promesse. Quelques temps après, l’oratoire de Sainte Barbe était édifié.
Alors, était-ce l’imagination d’un homme légèrement éméché, ou un démon venant prendre une âme en le séduisant et le jetant dans les eaux tourmentées du torrent ?
Si vous passer devant l’oratoire, n’oubliez pas de prier Sainte Barbe, il ne faut pas tenter le diable….

L'oratoire de Sainte Barbe

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Le basilic de Cusance

Publié le par Janick

Nous sommes à Cusance, proche de Baumes les Dames, dans le Haut Doubs.

Des 3 ponts Logis Vue extérieure

Le basilic était un serpent volant, né d'un oeuf de coq couvé par un crapaud. Il logeait habituellement dans les fentes des murs de maison ou nichait dans les combles ; il apportait la misère à ceux qui l'hébergaient ainsi involontairement ; parfois même la mort, car son regard était meurtrier.

 

Le basilic de Cusance

Un basilic avait élu domicile dans le monastère de Cusance.

                                   Afficher l'image d'origine

 L'une après l'autre, les moniales, surprises par son regard mouraient. Une seule survécut, la dernière. Lorsqu'elle aperçut le basilic, elle tourna son miroir vers lui. Il se vit et périt aussitôt, foudroyé par son propre regard.

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La roche Bercail

Publié le par Janick

Je vous emmène en Franche Comté, plus précisément à Morteau le Douds.

                                  Vue sur Morteau depuis le Mont Vouillot.

La légende raconte qu’autrefois en direction des Arces sur les hauteurs de Morteau, plus précisément à la « Roche Bercail », un dragon ou une vouivre avait élu domicile dans une caverne et surveillait les passants qui marchaient de nuit par hasard sur le sentier environnant menant à la Combe.

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Quand les âmes égarées passait par là, et avait le malheur de croiser la créature affamée, le dragon se jetait sur elles et les emportait dans son antre. Par la suite, les villageois essayaient d’en murer l’entrée de la grotte, mais a chaque reprises, une force surnaturelle déplaçait les roches qu’on y entassait malgré leurs tailles imposante.

 

                    P1000895

Après plusieurs décennies d’infructueux essais, les religieux de Morteau installent une Madone au dessus de la grotte maudite.                  

                            P1000896

On peut apercevoir encore aujourd’hui, un petit muret sous la statue, c’est donc ici que fût emprisonner le dragon, parfois, on entendrait encore des bruits sourds, fracassant, est-ce la créature encore enfermée qui ayant faim, se met en colère ?

 

                            P1000897

 

 

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La légende du Lac de Saint Point

Publié le par Janick

Le lac Saint-Point, connu anciennement sous le nom de lac de Dampvauthier, fait partie des plus grands lacs naturels de France par sa superficie. Il se situe dans le département du Doubs, au sein du massif du Jura, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Pontarlier.

                                        Lac de Saint-point

Une légende rapporte qu'un soir d'hiver, une pauvre femme en haillons et pieds nus, serrant dans ses bras un tout petit enfant, quémanda un abri pour la nuit dans la ville de Damvauthier, au bord du Doubs.  

                                           Vue de la commune avec le lac semi-gelé en premier plan.

Les habitants lui refusèrent un à un l'hospitalité. Epuisée, désespérée, elle s'éloigna de la ville et pria le ciel de lui venir en aide. Soudain, un vieil homme nommé Saint Point, lui vint en aide et l'hébergea pour la nuit.

Au petit matin, à leur grande surprise, ils découvrirent qu'un immense lac avait noyé la cité maudite.

La légende du Lac de Saint Point

Parfois, quand vient le soir, on raconte que d'étranges silhouettes errent sur les rives, en poussant des soupirs. A la Toussaint, de sombres lamentations montent du fond des eaux. Les pêcheurs connaissent bien l'emplacement du clocher ; leurs filets s'y déchirent souvent.

La légende du Lac de Saint Point

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Le géant de Dessoudre

Publié le par Janick

Nous sommes dans la vallée du Dessoudre, dans le Doubs. Le Dessoudre est une rivière qui se jette dans la rivière du Doubs.                           

Le géant de Dessoudre

Il y avait autrefois, dans les montagnes du Doubs, une vallée habitée par un cheneillo  dénommé Dessoubre, qui dévorait tous les voyageurs.

Las d’avoir à subir cette menace permanente, les gens du voisinage firent venir un prêtre, exorciseur de grand renom, afin de mettre fin à ce cauchemar.

Un jour que l’ogre se reposait dans sa caverne, le prêtre fit pousser du haut de la falaise un bloc si lourd et si hermétiquement joint au rocher de la grotte, que le cyclope y resta prisonnier                                  .

Dessoubre fit tant d’efforts pour se libérer, poussant en vain cette porte scellée à jamais, qu’il se mit à ruisseler de son corps une telle quantité de sueur qu’elle donna naissance à la rivière qui porte maintenant son nom…  

d’après Clovis Guyornaud

Le géant de DessoudreLe géant de Dessoudre

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Le petit train-rébus

Publié le par Janick

Le Petit train-rébus (Rébus Express) est un interlude créé par Maurice Brunot pour l'ORTF et qui apparait sur les écrans pour la première fois le 15 septembre 1960 (40 films). En avril 1963, il est remplacé par le Petit Train de la mémoire.             

      Le Petit Train Rebus

1960. La publicité n'existe pas encore, c'est l'époque de la toute nouvelle horloge à spirale et les trous dûs aux problèmes de diffusion de la RTF sont comblés par le rocher aux mouettes ou le chat à la pelote de laine. Pierre Sabbagh demande à Maurice Brunot de dynamiser un peu plus ces temps morts...

C'est ainsi que naît le 15 septembre 1960, le Petit Train d'Interlude, appelé aussi Le Petit Train Rébus. Au son d'une musique plus qu'entêtante, il serpente dans des paysages qui nous sont familiers, nous proposant un rébus réparti sur chacun des wagons du train. Et après nous avoir montré tous les éléments du rébus, termine sa course champêtre à la gare de... La Solution !

En avril 1963, il sera remplacé par Le Petit Train de la Mémoire, pour lequel il faut reconstituer un dessin à partir de petits bouts dessinés sur les différentes voitures. Les interludes disparaîtront définitivement en 1974.

 

Publié dans Histoires vraies

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Les séjours de la reine Victoria à Aix-les-Bains

Publié le par Janick

Nous allons à Aix-les-Bains, ma ville natale, en Savoie.

Afficher l'image d'originePlace Carnot (où je suis née)

Vous ne le savez peut-être pas mais la reine Victoria est l’une des figures emblématiques de l’histoire de la cité thermale. 

                   Afficher l'image d'origineArc de Campanus devant les thermes

« On regrette qu’elle ne soit pas assez mise en valeur. Pourtant, elle a contribué au développement de la station ». En effet, Victoria est venue trois fois à Aix-les-Bains - 1885 – 1887 et 1890. Elle a découvert la station grâce à sa fille, la princesse Béatrice, qui a effectué une cure en 1883. « La reine n’a jamais suivi de cure.

 

Les séjours de la reine Victoria à Aix-les-Bains

Elle venait ici en villégiature et sous le pseudonyme de la Comtesse de Balmoral. Cet anonymat lui permettait d’éviter les grandes cérémonies protocolaires. Elle pouvait alors profiter pleinement de son séjour.

« Elle descendait dans les dépendances de l’Hôtel de l’Europe avec une suite réduite à 40 ou 60 personnes. La reine privatisait les lieux pour conserver son intimité ».

                              Afficher l'image d'origineHotel de l'Europe (Grand Hotel)

Alors au cours de ces escapades aixoises, la reine adorait se promener dans les jardins de la ville, à Marlioz ou encore sur les bords de lac. Elle a arpenté le territoire et a même effectué trois grandes excursions à Annecy, à Chambéry ainsi qu’à la Grande Chartreuse. C’est une chose exceptionnelle. À l’époque, les femmes n’avaient pas le droit de pénétrer dans ce site religieux.

          La Grande Chartreuse.JPGLa Grande Chartreuse

Elle a obtenu la permission par le pape en personne. Amoureuse de la région, Victoria a offert à Aix-les-Bains une notoriété internationale.

                                    Afficher l'image d'origine

Publié dans Histoires vraies

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