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Dicton de Savoie

Publié le par Janick

Un dicton pour les fêtes où l'on mange beaucoup ;)

Quand le vêintro a son dû, le restant est pardû
(Quand le ventre a son dû, le reste est perdu)

 

Dicton de Savoie

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La barbe du Père Noël

Publié le par Janick

Père Noël ! s'écria le chef des lutins en ouvrant la porte de la chambre où dormait le vieux bonhomme. Réveillez-vous, nous sommes au mois de décembre. Il faut songer à vous préparer...

 

La barbe du Père Noël

- Quoi ? Déjà ! fit le père Noël en bâillant...
- Levez-vous, reprit le lutin, sinon vous ne serez pas prêt à temps pour faire la tournée des cheminées. Pensez, il faut nettoyer votre grand manteau, cirer vos bottes, rassembler vos rennes, ouvrir les lettres de tous les enfants qui vous ont écrit, emballer les cadeaux, charger votre traîneau...
- Oh là là ! dit le père Noël en quittant péniblement son lit.
Quel travail ! Il faisait si bon sous les couvertures...
- Courage, père Noël, je vous ai apporté du café bien chaud...

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Le père Noël but rapidement son café, puis se dirigea vers l'armoire dans laquelle étaient rangées ses affaires. Il en sortit un manteau tout chiffonné et des bottes pleines de poussière, qu'il tendit au lutin.
- Veille à ce que ma tenue soit impeccable. Pendant ce temps, je vais à la recherche de mes rennes et lire mon courrier...



 
La barbe du Père Noël

Durant des jours et des jours, une grande activité régna alors dans le ciel.
La nuit de Noël, le chef des lutins retourna voir le père Noël. Il aida celui-ci à endosser son manteau, à enfiler ses bottes, puis reculant de quelques pas, il lui dit :
- Tournez-vous... Pas mal, pas mal ! ajouta-t-il en s'agenouillant pour arranger un pli du manteau, avant de grimper sur une chaise pour dissimuler une mèche de cheveux qui dépassait du bonnet du père Noël... Tout me semble parfait... Il n'y a que votre barbe qui, cette année encore, me semble bien trop longue...

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- Tu crois ? interrogea le père Noël en jetant un coup d'œil dans son miroir...
- Oui, si longue même que vous risquez de tomber en marchant dessus. Ça doit faire des mois et des mois que vous ne vous êtes pas rasé... Ce n'est pas très sérieux. Ça ne fait pas très soigné. Ne bougez pas...

Il revint quelques minutes plus tard avec une grande paire de ciseaux, installa le père Noël sur un fauteuil de nuages, et commença à couper très délicatement sa barbe...
Des millions de petits poils blancs s'envolèrent aussitôt dans le ciel, sous les yeux amusés des lutins qui s'étaient rassemblés pour assister au spectacle.

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Sur la terre, au même instant, un petit garçon qui n'arrivait pas à s'endormir, écarta les rideaux de sa chambre.
Soudain, il aperçut, émerveillé, les premiers flocons voltiger dans la nuit et recouvrir peu à peu la campagne...
Un sourire apparut sur ses lèvres. Il se précipita pour réveiller sa sœur.
- Viens voir, c'est magnifique : il neige ! Là-haut on est sans doute en train de couper la barbe du père Noël... Chouette, ça signifie qu'il va venir bientôt. Recouchons-nous pour l'attendre...

 

La barbe du Père Noël

Publié dans Contes

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Une nuit de Noël

Publié le par Janick

Ce jour là, la neige, soudain, se met à tomber ! Des milliers de flocons dansent dans le ciel. C'est la première fois qu'Oliver voit cela... Et, tout fou, il sort dans le jardin et court à droite, à gauche... essaie d'attraper les flocons.


 

 

Une nuit de Noël

Notre petit chat s'amuse tellement qu'il s'éloigne de la maison....loin, encore plus loin... Et le voilà dans les champs... Soudain, le chaton, s'arrête, regarde autour de lui....

Il comprend qu'il s'est perdu. Et comme il a froid ! A la maison , Jenny et Emeline attendent inquiètes, leur petit chat...

- Allons, les filles! dit Chouchou, il est l'heure d'aller au lit... Demain c'est Noël... Je vous promets une belle surprise !

Et Jenny et Emeline, le coeur gros, grimpent dans leur lit !

Pendant ce temps, Oliver cherche toujours son chemin. Il rencontre un oiseau. Il ne pense pas à l'attraper. L'oiseau est si heureux qu'il propose au chaton de lui montrer le chemin de la maison... Ouf ! La fenêtre de la véranda est restée ouverte ! Vite, le petit chat rentre dans sa maison... épuisé, il s'endort sous le sapin.

 

 

Une nuit de Noël

C'est là que Jenny et Emeline le trouvent le matin de Noël... Jamais, jamais, elles n'ont eu un si beau cadeau de Noël!

Une nuit de Noël

Publié dans Contes

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Le Reicheran

Publié le par Janick

A l'approche de Noël, je vais vous parler d'un être fantastique que l'on retrouve de la moyenne Tarentaise à la basse Maurienne, il s'agit du Reicheran (ou Resséran et en Maurienne Raçhasseran).
C'est un chasseur sauvage qui apparait dans la nuit de Noël. C'est une créature maléfique qui scie le cou des enfants qui auraient le malheur d'être sur son chemin, de ne pas être couché et les personnes qui ne se rendraient pas à la messe de minuit.
A certains endroits, on raconte qu'il erre avec une meute de chiens, on les entend aboyer au loin.
Aux Avanchers, un vieux berger se déguisait le soir de Noël munie d'une "réchetta" (un bout de scie), et frappait aux portes des maisons pour effrayer les enfants. Au bruit les parents s'écriaient "voilà le Récheran !", les enfants apeurés allaient se cacher où ils pouvaient, et l'on ouvrait à ce mystérieux visiteur...

Le Reicheran

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L'homme qui accoucha d'un veau

Publié le par Janick

Notre histoire se passe dans la commune de Brizon, dans les hauts de Bonneville, en Haute-Savoie.


 

L'homme qui accoucha d'un veau

Un jour, un paysan se sentant malade partit se faire examiner à Bonneville. Le docteur ne trouvant pas de quel mal souffrait son patient lui demanda, afin de trouver la réponse, une bouteille de son urine. Il retourna à son village. Le jour suivant, n'ayant pas la force de reprendre la route du médecin, il envoya sa femme avec la bouteille mais en chemin, la maladroite fit tomber la bouteille et renversa malencontreusement le contenu. Bien embêtée, elle vit non loin dans un champ une vache. Elle attendit que celle-ci pissa, remplit la bouteille, et la porta à l'hôpital.

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Quelques jours plus tard, l'homme retourna voir son médecin qui lui dit:
"Dans trois mois, vous ferez un veau"
Le paysan ressortit tout chamboulé, et de crainte d'être la risée du village, il s'enfuit loin de chez lui, mendiant son pain.
L'hiver arriva, le froid survint. Afin de s'abriter, il frappa à une ferme sur son chemin. Les habitants le firent entrer, lui offrirent le couvert, et lui proposèrent de dormir sur de la paille près de la cheminée où il s'endormit.


 

L'homme qui accoucha d'un veau

Ce soir là, une de leur vache allait vêler. Le veau naquit, mais chétif et assez mal en point. Pour l'aider à se remettre, on l'enveloppa d'une couverture et on le coucha non loin de l'homme, près de la cheminée. Le lendemain matin, il se réveilla, surprit de voir près de lui l'animal, il dit:
"Ca y est, j'ai fait mon veau !"
Il déguerpit aussitôt, laissant son enfant aux braves gens de la maison.

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Le pont du diable de Torcello

Publié le par Janick

Torcello,en Italie, c’était « la Venise d’avant » et formait un vaste complexe insulaire avec les iles de Burano, Mazzorbo, ainsi que les îles quasiment disparues aujourd’hui de Costanziaco et d’Ammiana, vaincues par l’érosion lagunaire.


 

Le pont du diable de Torcello

« Durant l’occupation autrichienne, une jeune vénitienne tomba amoureuse d’un officier de l’armée d’occupation. La famille fit aussitôt obstacle à cet amour impossible et mit tout en œuvre pour mettre fin à cette histoire d’amour entre les deux jeunes gens. Ils éloignèrent la jeune fille de Venise mais elle trouva le moyen de revoir son amoureux en secret.

Un jour, le jeune officier ne se présenta jamais au rendez-vous de sa bien-aimée. Ne s’avouant pas vaincue, elle l’attendit, jusqu’à ce qu’on lui révéla que son amant fut assassiné…. L’on ne sut jamais mais on pensa que la responsabilité en revint aux parents vu la haine qu’ils éprouvèrent pour son amoureux….

La jeune fille se laissa alors dépérir, elle ne mangea plus et resta recluse dans sa chambre…. Les parents, bouleversés de douleur, comprirent la grave erreur qu’ils avaient commise mais à laquelle ils ne purent plus remédier….

C’est alors qu’un ami de la famille communiqua à la jeune désespérée qu’il existait une possibilité de retrouver son amoureux. Il fallait alors consulter une vieille sorcière qu’il connaissait bien.

La jeune fille courut chez la sorcière qui accepta de l’aider. Cette dernière fit un pacte avec le diable : le jeune officier reviendrait à la vie en échange de l’âme de sept nouveau-nés chrétiens, morts prématurément mais baptisés.

La jeune fille tellement désespérée consentit à ce pacte sans vraiment y réfléchir, aveuglée par son amour…. Le contrat fut stipulé et accepté, il ne restait plus qu’à trouver le lieu où interviendrait l’échange : le diable proposa le pont de Torcello, lieu isolé, relativement caché et surtout sans église à proximité….

Peu de jours avant Noël la jeune fille et la sorcière se rendirent au rendez-vous, dans la nuit, sur le côté droit du pont. Vers minuit, la sorcière donna à la jeune fille une pièce d’or et la manda au milieu du pont.

 

Le pont du diable de Torcello

La sorcière alors invoqua le diable qui se manifesta, noir et gigantesque, face à la jeune amante. Sans dire un mot, le démon montra de dessous sa langue une petite clé dorée, prit en échange la monnaie d’or de la jeune fille et cracha la clé d’or dans l’eau, où l’ombre du pont se reflétait sous la lune….

A peine la clé toucha l’eau que l’autre coté du pont apparut le jeune officier autrichien. Alors la jeune fille descendit du pont, rejoignit son amoureux, souffla la chandelle et l’obscurité les envahit, les portant dans un lieu intemporel où ils purent vivre enfin réunis leur histoire d’amour sans être inquiétés….

Mais le diable voulut être payé. Sept âmes était le prix convenu…. Le diable et la sorcière s’accordèrent pour la terrible livraison : elle devait survenir la nuit du 24 décembre sur ce pont….

Le pont du diable de Torcello

Le diable et la sorcière ne savaient pas qu’ils étaient épiés : caché derrière un buisson se trouvait un jeune homme qui, voulant sauver les sept nouveau-nés, pensait bien assassiner la sorcière. Il la suivit jusqu’à sa maison, et, quand il fut certain qu’elle s’était endormie, rapidement il mit le feu à la masure en bois et en paille ou dormait la vieille….

En peu de temps, la masure et la sorcière furent réduites en un petit tas de cendres….

Le diable, ne sachant rien de la mort de son adepte, le 24 décembre revint sur le pont de Torcello comme convenu et attendit en vain sa charge d’âmes chrétiennes….

Depuis lors, à chaque veille de Noël, un chat noir erre dans le voisinage du pont attendant que la vieille sorcière le rejoigne pour damner les sept âmes des enfants chrétiens, comme promis…. »

Le pont du diable de Torcello

Publié dans Légendes du monde

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Pourquoi montait-il son âne à l'envers

Publié le par Janick

Un jour, Nasreddin Hodja s'en allait au marché avec des collègues. Il monta à l'envers sur son âne. Etonnés, ils demandèrent :

- Pourquoi montez-vous à l'envers ?

- Si je monte à l'endroit vous serez derrière moi, si vous passez devant moi je serai derrière, donc jamais face à face. J'ai pensé que la meilleure solution est de monter mon âne à l'envers.

Pourquoi montait-il son âne à l'envers

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La danseuse du bal d'Aravis

Publié le par Janick

La chaîne des Aravis est une chaîne de montagnes située dans les préalpes à cheval entre la Haute-Savoie (versant Ouest), et une bonne partie de la Savoie(versant Est).

                                            
 On dit qu'autrefois, chaque 25 juillet, il y avait une grande vogue ainsi qu'un grand bal au col des Aravis. (la vogue - mot typiquement savoyard - est une fête foraine)

col des Aravis

col des Aravis

Une fois, une femme merveilleusement belle entra dans le bal, seule, et dansa avec les gens du village. Elle était bien habillée, mais ce qui marquait les habitants, c'est qu'elle avait des pieds de cheval très visibles. A la fin de la danse, elle partit et disparut aussi mystérieusement qu'elle était arrivée. Depuis ce jour, la vogue a été déplacée en face du sommet des montagnes, au lieu- dit "Vognesin".

 

La danseuse du bal d'Aravis

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La chèvre maudite

Publié le par Janick

Nous sommes à Etercy, au pays de l'Albanais en Haute-Savoie (canton de Rumilly).

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A Etercy, on dit que l'on pouvait rencontrer parfois, à la tombée de la nuit, une chèvre diabolique. Pour éviter qu'elle vous fasse du mal et pour l'éloigner, on devait prendre une poignée de cailloux ou mieux encore, une poignée de noisettes, et les jeter dans sa direction.

Cet animal est en réalité une jeune fille du coin punie de son impiété. Un jour, au lieu d'aller à la messe, elle trouva plus utile d'aller dans la montagne cueillir des noisettes. Pour la châtier, elle fut transformée en chèvre et depuis, elle rôde certains soirs sur les chemins.

 

La chèvre maudite

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La peau de l'ours

Publié le par Janick

Notre histoire nous amène à Albiez-Montrond en Savoie au coeur de la vallée de la Maurienne.

                  Vue d'ensemble du village d'Albiez-Montrond.

Il y a bien longtemps, un jeune chasseur de Montrond était monté là-haut dans les alpages du pied des Aiguilles d'Arves, bien après la Saint Michel quand les alpagistes sont redescendus au village avec leurs bêtes. Il profitait du brouillard et du mauvais temps pour tromper la vigilance des gardes et braconner.

                                   Afficher l'image d'origineAiguilles d'Arves

Il connaissait la montagne comme le fond de sa poche et le soir venu il s'était installé dans un chalet qui servait aussi de refuge. Il n'avait pas fini de poser ses affaires qu'il entendit un grand bruit ou plutôt un énorme grognement. Saisi par la peur d'être surpris par les gendarmes, il venait de se cacher dans un coin, quand d'un seul coup la porte s'ouvrit et surprise un énorme ours entra en grognant. Notre bonhomme avait beau être dégourdi, il tremblait de peur. La bête s'avança jusqu'au milieu de la pièce et là, dans un grognement terrible il se dressa. Avec ses pattes avant, l'ours déchira la peau de son poitrail s'écorchant vif, pour laisser apparaître une belle jeune femme...

                Afficher l'image d'origine

Le gars n'en croyait pas ses yeux, c'était donc un "ours garou ! " La ravissante jeune femme, ne se doutant de rien, alluma un grand feu dans l'âtre avec du bois préparé pour l'usage. Notre jeune chasseur gardait le silence. Il l'avait reconnue, c'était une fille d'un village voisin. L'été précédent, il l'avait remarquée au cours d'une fête. Elle se mit à coiffer ses longs cheveux châtains et prépara de l'eau chaude pour faire sa toilette. Séduit par tant de beauté, notre jeune homme sortit de sa cachette.

La jeune femme surprise se retourna et se mit à crier. Alors il l'empoigna et la serra fortement entre ses bras, mais elle criait en se débattant et en le griffant. Rien n'y faisait. S'agrippant fermement à ses longs cheveux, il tentait de la maintenir tandis que de l'autre main, il parvenait à jeter la peau de l'ours au beau milieu des flammes. La pelisse de l'ours garou se mit à brûler lentement dans un crépitement d’étincelles en dégageant une odeur nauséabonde. Le gars tenait bon malgré les cris, les griffures et la fumée qui lui piquait les yeux. C'était insoutenable... Cette femme était enragée…                 

Quand la peau fut complètement détruite, la jeune femme s'apaisa. Elle semblait même se trouver bien entre les bras puissants du chasseur. Elle plongea son regard dans le sien, comme seules les jeunes femmes savent le faire, puis lui raconta son histoire, une longue histoire, le sortilège jeté par une vieille sorcière de voisine, sa vie d'errance les soirs de pleine lune. À la fin de son récit, elle l'embrassa comme pour le remercier de l'avoir délivrée de cette chose-là. La légende raconte que lorsqu'ils redescendirent au village, ils ne se séparèrent plus jamais et se marièrent au printemps suivant…

                            

La peau de l'ours

La peau de l'ours : Légende mise en valeur et racontée par Zian des Alpes, à partir d’un récit traditionnel d'Albiez-Montrond

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