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Le Diable de Bessans

Publié le par Janick

Nous sommes à Bessans, sur le haut plateau de Maurienne, en savoie.

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Le pays de Bessans était, jadis, rempli de forêts si grandes que l’on pouvait s’y perdre.

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Un villageois revenant d’une ville voisine, portant sous le bras une énorme miche de pain, rentrait chez lui en passant par le chemin traversant la forêt. Soudainement, un loup impressionnant, féroce et affamé, les dents acérées, se dressa devant lui.

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Apeuré, l’homme s’immobilisa d’abord, et lança à l’animal affamée un morceau de son pain, qui se précipita dessus. Le villageois profite de la diversion et court à travers bois, mais très vite le loup se mit à le poursuivre. Le paysan continua à distribuer des morceaux de pain pour échapper à cette bête. Il arriva enfin chez lui, se précipita à l’intérieur, et ferma violemment la porte à clé devant sa femme inquiète.
Mais la paysanne s’irrita de voir que le pain acheté avait disparu
" Et quoi, lui dit-elle, vas-tu mettre à nourrir ces vilaines bêtes de loups maintenant ? Crois-tu donc que l’argent ne coûte rien à gagner ?"
Elle ne voulait même pas écouter ses explications.
Quelques jours plus tard, le paysan partit pour la ville pour acheter une vache dont il avait bien besoin. Malheureusement, il ne trouva pas au marché son bonheur, soit trop chères, soit pas assez belles. Mais un maquignon l’interpella et le conduisit vers une bête splendide.

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Le paysan n’osa pas en demander le prix, mais l’homme lui dit :
« s’il te plait emmène là, elle est à toi »
Le paysan fut très surpris
« C’est moi, alors que j’étais changé en loup et affamé, que tu as nourris de ton pain ? Je t’offre cette vache pour te remercier de ton geste »
En plus, le maquignon remit au villageois une boite pour sa femme, en lui demandant de ne pas l’ouvrir avant de lui avoir remise.
Le paysan repartit avec la vache et la petite boite dans sa poche. 
En chemin, fatigué, il s’arrêta dans la forêt. Il était curieux de connaitre le contenu de cette boite, et ne put s’empêcher de l’ouvrir. 
Une boule enflammée sortit de celle-ci, s’envola dans les airs, et les arbres aux alentours prirent feu. Très vite, c’est la forêt entière qui brûla, le paysan put sauver sa vie en courant, laissant sa vache périr dans les flammes.

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Une fois chez lui, le villageois comprit que le Diable, car cela ne pouvait être que lui, avait voulu se venger de sa femme qui avait mal parlé de lui. Par sa curiosité, il lui avait sauvé la vie.
Pour la vache, il ne regretta rien, celle-ci devait être envoutée par ce démon.
Notre pauvre homme se fit encore une fois disputer par sa femme qui ne comprenait rien à son récit.
Quant à la forêt, elle brûla entièrement, elle ne fut jamais reconstituée. Le sol resta, comme il l’est encore maintenant, sec et dénudé.

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Les Charmettes

Publié le par Janick

 

Aujourd'hui, nous nous rendons à Chambéry, en Savoie,et plus précisément aux Charmettes.

                                    

C’est aux Charmettes, au cœur de la campagne, sur les hauteurs de Chambéry, que le jeune Jean-Jacques Rousseau vit auprès de Madame de Warens, entre 1736 et 1742.

                                         Afficher l'image d'origine Image illustrative de l'article Les Charmettes

En 1728, Jean-Jacques Rousseau quittant Genève, se réfugie auprès de Madame de Warens à Annecy, puis à Chambéry. A partir de l'été 1736, il s'installe avec celle qu'il appelle "Maman" dans une maison de campagne des environs de la ville.

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Située au creux du vallon boisé des Charmettes, cette maison va entrer dans la légende littéraire, Rousseau lui consacrant des pages capitales de ses Confessions (livres V et VI) et associant à cette période de sa vie son unique expérience du bonheur et son culte de la nature. Elevée sur une terrasse dominant la ville, la maison des Charmettes est un exemple des ces sobres constructions qui, dès la fin du XVIIe siècle, s'édifièrent autour du bassin chambérien et autour desquelles s'ordonnaient de petites propriétés de rapport. A partir de l'époque révolutionnaire, elle prend valeur de symbole et devient le lieu de pèlerinage de toutes les célébrités littéraires et politiques : George Sand, Alphonse de Lamartine et tous les grands écrivains romantiques relatent avec émotion leur visite aux Charmettes.

                                              Afficher l'image d'origineInterieur, Les Charmettes, Chambéry

En 1905, les Charmettes furent classées monument historique. Maison du souvenir littéraire, elles permettent d'apprécier un des cadres privilégiés dans lesquels s'est formée la personnalité de Rousseau et où plane encore son ombre. 

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Publié dans Histoires vraies

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La bénédiction du Lac Bénit

Publié le par Janick

Je vous emmène au bord du Lac Bénit situé au pied de la majestueuse chaîne du Bargy en Haute-Savoie.

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Furieux des dommages causés par des charbonniers dans la forêt alentour, le lac Bénit inonda pâturages et chalets. Un saint ermite fut conduit sur les lieux pour les bénir.

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Aussitôt, l'inondation cessa. On raconte également que des fées, très habiles à la fabrication de beurre et des fromages, fréquentaient ce lac, dans l'eau duquel elles se miraient. L'une d'elles fut un jour piégée par les humains qui clouèrent sur une planche de bois des souliers à très longs lacets.

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La fée ne résista pas à l'envie de les essayer mais ne put en défaire les lacets. Elle fut obligée de dévoiler ses secrets de fabrication du beurre et des tommes.

Non loin du lac Bénit, on signale une source dont l'eau fait dire des mensonges.

"Tu as bu au Collet". dit-on à une personne qui se vante abusivement.

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Les pénitents noirs de Chambéry

Publié le par Janick

Aujourd’hui c’est une page d’histoire sur Chambéry que je souhaite aborder sur ce site, et pas toujours connu des chambériens alors qu’ils admirent chaque jour la croix,

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                                                               Chambéry

Nous allons parler de la confrérie de la Sainte-Croix et de la Miséricorde, appelé les pénitents noirs ….


Cette confrérie créée à la demande du président Favre en 1594 fut autorisée par le prince Charles Emmanuel 1er le 20 juillet 1595. C’était une confrérie de laïcs chargés d’assister les condamnés à mort jusqu’au gibet situé dans l’actuel parc du Verney.

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                                                             parc du Verney
Habillés de noirs, ils ouvraient la marche, généralement fermée par la cavalerie de sorte que le condamné ne puisse s’enfuir. Le cortège traversait toute la ville d’un pas lent et solennel de la chapelle située près de l’actuel Halles (point bleu sur le plan d’époque, les prisons de Chambéry se trouvait à coté) jusqu’au nord du parc du Verney, où le bourreau effectuait sa sombre tâche. 
Cette confrérie avait quelques privilèges. Charles Emmanuel 1er leur accorda le droit de créer un mont-de-piété et chaque année, la liberté d’un seul criminel de leur choix, et cela même si il était condamné à mort. Les papes pendant cette période leur donnaient le droit de confesser et d’absoudre les péchés des criminels.

© Sergio Palumbo - 123 Savoie

monument construit en 1865 pour servir de station fixe aux Pénitents Noirs
Une deuxième chapelle au nord du parc du Verney, Notre Dame de Grace et de la Miséricorde, fut cédée aux pénitents en 1655 pour les processions et les sépultures aux suppliciés.
La méthode la plus courante employée en Savoie était la mort par pendaison ou la mort par strangulation. Le lien était une corde de chanvre accrochée à un énorme clou sur une potence de 2.5 mètre environ. Une échelle attachée par des cordes permettait de faire monter le condamné jusqu’à la hauteur nécessaire. Le criminel pendu, le bourreau appuyait sur les épaules de celui-ci tandis qu’un assistant tirait les jambes afin d’accélérer la rupture des artères du cou. Les exécutions avaient lieu à 11h00, il était décroché que six heures plus tard, à 17h00, par les pénitents noirs. Une croix était disposée à cet endroit, surnommée la croix des pendus, et à l’arrière de la chapelle, un petit cimetière.

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En 1861, la transformation du Verney en jardin public ainsi que la création de l’avenue du Comte Vert a nécessité l’enlèvement de la croix.
Le prieur de la confrérie, le comte Louis de Fernex de Montgex, donne son accord à condition que la croix existante soit déplacée sur un emplacement visible de la cluse de Chambéry. Le site choisi se trouvera au sommet du Nivolet. 
Croix bien connu de tous aujourd’hui, par les habitants et les touristes.
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Croix du Nivolet

                            

 

Les pénitents noirs de Chambéry

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Le miracle des roses

Publié le par Janick

Aujourd'hui, je vous emmène à La Voulte sur Rhône, dans le nord de l'Ardèche.       Afficher l'image d'origine       

On raconte qu'un soir d'hiver, on vint apprendre à la duchesse Marguerite que deux familles du Portalet et du Mirail se mouraient de faim et de froid. Sans hésiter elle se rendit à l'office, prît quelques provisions et s'en alla les porter aux pauvres. D'après un portrait de Rubens (vers 1610)

Elle descendit l'escalier, et au moment de franchir la porte de la tour par où Marguerite sortait sans être vue pour distribuer elle-même aux malheureux ses aumônes, un obstacle imprévu se dressa devant elle.

Le duc de Ventadour, était là, debout, devant elle. L'intendant du château l'avait prévenu contre la duchesse qui, disait-il, "menaçait d'une ruine prochaine la fortune du duc par la prodigalité irréfléchie de ses aumônes."

 

 

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" Quelle raison si puissante a pu vous engager à sortir à une pareille heure, et que portez-vous là, caché dans le fond de cette corbeille ?…"
" - Grâce, monseigneur!…répondit-elle en se jetant à ses pieds, ils sont si pauvres et si malheureux !…"


Ce faisant, elle enleva le linge qui recouvrait le panier et laissa apercevoir au fond, au lieu des provisions qu'elle y avait déposées, une magnifique gerbe de roses fraîches, vermeilles. Le miracle était évident, on était alors dans les jours les plus rigoureux du mois de janvier, et seul le mois de mai eût pu produire d'aussi belles fleurs. 

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Publié dans Légendes d'Ardèche

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Rua-ta'ata et l'arbre à pain (Tahiti)

Publié le par Janick

La légende de l’origine de l’arbre à pain (tumu uru) est une belle histoire d’amour familial – un père se sacrifie pour permettre à sa famille de survivre à la disette – qui devrait nous faire réfléchir en cette période de crise !

Il y a fort longtemps, la famine s’installa à Raiatea, pendant le règne du roi Noho-ari’i.

Rua-ta’ata et son épouse Rumau-ari’i se lamentaient sur le sort de leurs quatre enfants affamés qui étaient contraints de manger de la terre rouge et les conduisirent à une caverne dans la montagne pour y manger des fougères. Un soir Rua-ta’ata dit à son épouse :

« O Rumau-ari’i, lorsque tu t’éveilleras le matin va dehors et tu verras mes mains qui sont devenues des feuilles, regarde le tronc et ses branches, ce sera mon corps et mes jambes, et le fruit rond que tu verras sera mon crâne ; le cœur du fruit sera ma langue. Fais rôtir le fruit, laisse-le tremper dans l’eau puis enlève la peau en le battant et manges-en, puis donnes-en à nos enfants ; ainsi vous n’aurez plus faim »

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Puis Rua-ta’ata partit laissant sa femme dans la grotte avec les enfants.

 

Le lendemain Rumau-ari’i se leva de bonne heure et constata que l’entrée de la caverne était ombragée par un arbre splendide, et que des fruits mûrs étaient tombés sur le sol. Tout se passait comme son mari l’avait prédit et elle nomma cette petite vallée Tua-uru (Place de l’Arbre à pain). C’est alors qu’elle saisit le sens des paroles de son mari, et, tout en pleurant, elle ramassa les fruits, les fit cuire et en nourrit ses enfants et en mangea elle-même.

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Un jour, les serviteurs du roi pénétrèrent cette vallée pour y chercher des anguilles et des chevrettes et aperçurent des peaux du fruit de l’arbre à pain qui descendaient le courant. Ils les ramassèrent et ayant goûté les morceaux qui y étaient fixées, s’écrièrent « Comme cette nourriture est bonne ! D’où vient-elle ? » Ils se mirent alors à la recherche de ce fruit dans le fond de la vallée et arrivés à la petite clairière, aperçurent l’arbre merveilleux.

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Rumau-ari’i était auprès de l’arbre et ils l’interrogèrent : « Quel est ce fruit ? »
Elle répondit : « C’est le Uru ».
« D’où vient-il ? ».
« D’ici, de mon mari Rua-ta’ata qui se changea en arbre à pain par chagrin de nous voir sans nourriture mes enfants et moi »

Ils admirèrent tous l’arbre, avec ses branches penchées vers la terre et couvertes de fruits.

Légende de Rua-ta'ata et du Tumu Uru. Illustration Sarahina

Publié dans légendes du monde

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Les allumettes Savoyardes

Publié le par Janick

Nous sommes à motz en Chautagne, dans le pays de Savoie.

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Au moment de l’annexion (1860), la Savoie possédait Huit fabriques d’allumettes chimiques.
Elles étaient d’une sérieuse concurrence pour les entreprises françaises. L’État décida de donner le monopole de la fabrication et de la vente des allumettes le 30 décembre 1889 à la France.

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Mais en Savoie, certaines personnes continuaient à fabriquer en cachette les allumettes en important le phosphore en fraude de Suisse, alors qu’ils trouvaient le soufre sur place.
L’État ne plaisantaient pas avec les fraudeurs et affligeaient des peines et des amendes forts élevées. Les savoyards qui effectuaient ces activités illégales devaient le faire en toute discrétion, et parfois dans des endroits insolites…
C’est ainsi que notre histoire commence dans la commune de Motz en Chautagne. Lorsque un décès survenait dans une maison du village, le fossoyeur veillait le défunt pendant la nuit ce qui permettait aux membres de la famille de se reposer, mais cela ne nourrissait pas son homme et la nuit était longue…
Il n’était pas rare que ces personnes occupaient leurs nuits à la lueur des cierges pour tremper des allumettes ou réparer des galoches.

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Mais il fut un temps où un homme mauvais habitait ce village. Il était craint, sa méchanceté était bien connue, on disait même dans les environs qu’il avait quelques rapports avec le Diable.
Il suspectait le brave fossoyeur de ces activités cachées pendant la nuit. Afin de le démasquer, il décida avec l’aide d’un complice de se faire passer pour mort. Il n’avait point de famille, ce qui n’étonna pas la population que personne vienne le veiller.

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Le faux mort était étendu sous un drap, et le fossoyeur s’installa à côté du lit. Comme à son habitude, il commença à taper sur des semelles. Le mauvais homme, fier de son plan, se dressa comme un mort-vivant et prit une voix grave pour épouvanter sa victime : 
- Quand on veille un mort, on ne travaille pas !
Le pauvre travailleur sursauta. Il fut effrayé, mais il reprit très vite ses esprits. Il était plein de bon sens. Il avait compris le mauvais coup. Il lui asséna un grand coup de marteau sur le crâne et lui dit :
- Quand on est mort, on ne parle pas ! 
Cette fois le défunt était bien décédé…
L’enterrement attira la curiosité des gens du village, tous craignaient cet homme diabolique. Au cimetière le fossoyeur plaça comme à son habitude le cercueil sur sa planche de noyer inclinée pour pouvoir le faire glisser dans la fosse. Les frottements du bois déclenchèrent une petite fumée bleue accompagnée d’une odeur de soufre.
Les gens du village paniquaient, on pouvait entendre les hommes jurer, et voir les femmes se signer. Tous prirent leurs jambes à leur cou laissant le curé et le fossoyeur seul devant la tombe.

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Il y avait aucun doute pour les villageois : le démon avait pris possession de l’âme du défunt !
le curé se tourna vers le fossoyeur, tout penaud, et lui dit :
- Tu as encore fabriqué tes foutues allumettes ce matin n’est-ce pas…Ne ment pas, ta planche est encore imprégnée de soufre et de phosphore…
Allons bon, il faudra donc faire avec le diable…

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D'après Roger Jay, "le livre des mystères des Savoie"

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Le prix du pantalon

Publié le par Janick

Nasreddin Hodja, alors qu'il se trouvait au marché de Bursa, choisit une étoffe pour un pantalon.

Au moment de sortir, il se retourna et dit :

- J'ai changé d'avis, je préfère une étoffe pour une toge.

Il prit le paquet sous son bras et se dirigea vers la porte. Au même moment, le marchand le tira par la manche et dit :

- Vous n'avez pas payé.

- Comment ? Je t'ai laissé le tissu du pantalon.

 

 

Le prix du pantalon

- Vous l'aviez pas payé non plus.

- C'est extraordinaire. Tu me demandes de l'argent du pantalon que je n'ai pas acheté.

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La Vierge noire miraculeuse des Voirons

Publié le par Janick

Je vous emmène aux Voirons, montagne des Préalpes en Haute-Savoie.

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Peu de temps après que l'évêque de Genève fit détruire le temple de Vénus qui se dressait sur le sommet de la montagne des Voirons, un énorme sanglier diabolique ravagea la contrée.

 

 

 

Il s'attaqua un jour au sire Amédée de Langin qui, pendant qu'il luttait contre l'animal, fit le voeu, s'il s'en sortait sain et sauf, d'élever, en ce lieu, un oratoire. Victorieux, il respecta son voeu et plaça dans la chapelle une Vierge noire qu'un croisé savoyard avait rapporté d'Orient. Afficher l'image d'origine

Notre-Dame-des-Voirons attira de nombreux pèlerins. Mais en 1536, quand les Bernois saccagèrent le Chablais, brûlèrent les couvents, pillèrent les monastères, un homme du pays se rendit à la chapelle des Voirons et y renversa la statue de la Vierge.

 

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Il lui passa une corde au cou et la traîna à terre.

Après un court trajet, au milieu d'une prairie, l'homme sentit une forte résistance et dut s'arrêter, il tourna la tête et vit que la statue s'était d'elle-même redressée. L'homme ne put jamais tourner à nouveau la tête : il devint "le chef d'une longue lignée qui n'est pas près de s'éteindre et dont chaque membre a le cou tordu". Ses descendants, surnommés "Cous Tordus", existaient encore au XIXème siècle : la statue se replaça d'elle-même sur l'autel.

 

 

Durant un hiver particulièrement rude, un frère resta seul, sans pain, sans feu, pour garder l'ermitage des Voirons. Le diable en profita pour lui faire subir une série de tentations : le frère triompha de l'esprit du mal. En août 1769, le monastère brûla. Les ermites se retirèrent à Annecy. Miraculeusement, la Vierge noire échappa au feu et elle fut accueillie dans l'église de Boëge. les voirons

 

 

 

 

 

 

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Géant de Crussolio

Publié le par Janick

Le château de Crussol,  ruiné de France (Ardèche) , commune de Saint-Péray. Véritable nid d'aigle posé sur la cime d'un roc inaccessible, ce château fut probablement bâti au XIIe siècle.

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 La légende lui attribue pour bâtisseur un être fantastique, le Géant de Crussolio. 

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C'est le fondateur du château de Crussol, en Ardèche. Ce château est situé sur une roche élevée et verticale, et le géant n'a jamais cessé, dit-on, de l'habiter. Cependant, il lui arrive quelquefois d'avoir la fantaisie de visiter Valence, en Dauphiné, et alors il franchit d'une seule enjambée la plaine du Rhône. Crussolio est un digne descendant de ces géants gaulois qui attaquèrent Hercule, et que Jupiter écrasa d'une grêle de pierres dans la célèbre plaine de la Crau.

 

La tradition populaire attribue le nom et la fondation de Crussol à un géant nommé Crossulius. Celui-ci aurait été, après le déluge, le roi des peuples qui formèrent la nation des Allobroges. Il avait vingt pieds de haut (soit près de 6m50), comme en faisaient foi ses ossements, longtemps conservés en l’église des Dominicains de Valence.

Ces ossements furent découverts, non pas au-dessous de Crussol, mais à St-Péray même ! Aymar du Rivail, conseiller au Parlement de Grenoble vers 1530, situe cet évènement lors du gouvernement du Dauphiné par le futur Louis XI (vers 1450). Ce n’est qu’au 17ème siècle que l’on fit le rapprochement de ces restes avec ceux de « l’éléphas méridionalis ». Afficher l'image d'origine

 

Publié dans Légendes d'Ardèche

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