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Le sortilège des fées de Féternes

Publié le par Janick

C’est du pouvoir originellement détenu par trois fées vivant au château de Féternes, au pays d'Evian en Haute-Savoie, qu’un mécréant du nom de Rupert d’Artigny qui en hérita au XIIIe siècle, tenait une puissance d’autant plus redoutable qu’elle était occulte, jusqu’à la date du 28 juin de l’an 1290.

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                                               entrée du château de Féternes 

Il y a longtemps, bien longtemps... rapporte la tradition, trois sœurs vivaient en Chablais, dans la vallée d’Abondance.

             Orchis pâle devant les Cornettes de Bise

                                               Vallée de l'Abondance

 

Elles se nommaient Danaë, Marianne et Germeline. On les disait filles d’un elfe et d’une fée ; le peuple les accusait de se livrer à la magie, d’étudier la Kabbale et de pactiser avec le diable.

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Ces trois sœurs bâtirent un manoir au pied d’un rocher inaccessible dans lequel était creusée une salle immense qui servait à leurs enchantements.

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Marianne et Danaë disparurent un beau jour. Elles étaient mortes, car elles ne participaient nullement de l’immortalité de leur mère. Germeline vécut la vie de dix hommes. Elle se maria et vit mourir avant elle quatre générations. Il lui restait un arrière petits-fils, le seigneur de Lucinge, qui vivait au château des trois sœurs, qu’on nommait le « château de Féternes » ou des Trois-Fées. Lorsqu’elle vit que sa fin approchait, elle remit à son descendant une clef et un parchemin.

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La clef ouvrait le passage qui faisait communiquer le manoir avec la grotte merveilleuse ; le parchemin contenait la conjuration écrite qu’il était nécessaire de lire pour que la clef fit son office. Ayant ainsi légué sa puissance aux aînés de la maison de Lucinge, Germeline rejoignit ses sœurs au tombeau.

Ce pouvoir magique était échu vers le milieu du XIIIe siècle à un vieillard débile et presque idiot, marié à la plus belle, à la plus fière, à la moins vertueuse des châtelaines d’alentour qui brûlait d’être maîtresse du fatal secret. Le vieillard eut la faiblesse de lui en faire part et peu de temps après il mourait.

Cette veuve prit le deuil en satin couleur de rose. Puis elle épousa en grande pompe un pauvre gentilhomme, Rupert d’Arbigny, mécréant dont le seul nom faisait trembler montagnards et paysans à trois lieues à la ronde. Ce mesquin sire, initié au secret de la caverne, posséda bientôt une puissance d’autant plus redoutable qu’elle était occulte.

A cette même époque vivait en la province de Chablais, un gentilhomme.

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                                              château dans la province de Chablais

Il vivait heureux en son manoir, faisant le bien, aimant l’Église, veillant au bonheur de ses vassaux. Le 28 juin de l’an 1290, Raoul de Blonay fut appelé en toute hâte au château de Féternes. Il partit promettant à sa gente épouse, dame Alix, d’être de retour le même jour.

Mais la dame d’Arbigny le voulut retenir, pour la fête de nuit qu’elle donnait, disait-elle, aux fées ses bonnes cousines. Ce fut en vain, et comme Raoul prenait congé de ses hôtes, madame Aurore lui dit avec un sourire malicieux : « Sire chevalier, vous pourrez avoir à vous en repentir ! »

                                                      forêt de Féternes

Il ne se soucia nullement de cette menace plaisante, se mit en selle et s’en fut ; il n’atteignit qu’à la nuit close sa forêt de Maxilly. Au beau milieu du carrefour de l’Etoile, il se vit tout à coup entouré d’une multitude de chats. Il y en avait de blancs, de noirs, de gris, de jaunes, de tigrés, de toutes couleurs et de toutes tailles... Dix mille ! cent mille, peut-être.

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 Assuré qu’il y avait, en ce fait extraordinaire, un sortilège, il recommanda son âme à Dieu, tira son épée et se mit à frapper sans trêve et sans relâche. Enfin, il atteignit un chat énorme, roux, velu, aux yeux scintillants, d’un superbe coup d’estramaçon ; l’animal creva en poussant un hurlement lamentable ... Aussitôt les chats demeurés vivants, s’enfuyant dans toutes les directions, disparurent, et le sire de Blonay entendit des milliers de voix humaines crier, gémir, hurler, glapir : « Rupert est mort ! »

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Le chevalier se hâta se traverser la forêt, sonna du cor, fit lever la herse et baisser le pont, et il courut au retrait de dame Alix qui l’attendait, inquiète, et lui raconta ce qui lui était arrivé dans le carrefour de l’Étoile. Un mignon matou blanc couché sur un pliant auprès de la châtelaine, dressa les oreilles au récit de cette aventure, et lorsque le chevalier narra de quelle belle estocade il avait navré le chat roux, le chat blanc s’écria avec un accent de violente surprise : « Rupert est mort ! » Puis il sauta par le fenêtre et disparut.

Au même instant, la forêt s’embrasa. D’effroyables miaulements retentirent, et pendant quatre mortelles heures, on put croire que le ciel était aux prises avec l’enfer.

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Vers la fin du repas, Pierre de Blonay, qui était le frère aîné de messire Raoul, vit l’incendie de la forêt de Maxilly jeter un sanglant reflet sur le lac Léman. De toutes parts on criait : « Au feu !... » L’aîné de Blonay se jeta dans une barque et arriva, un peu avant minuit, au port d’Évian. De là, il courut à Maxilly,  et fut effrayé de ce sinistre spectacle. Une foule immense contemplait, muette d’effroi, le gigantesque embrasement : ces arbres dévorés par les flammes, ce brasier d’où s’échappaient des gerbes d’étincelles.

Messire Pierre pressa de questions les tenanciers, grangers, et les métayers de son frère. Tous lui répondirent avec un accent d’épouvante ahurie : « Rupert est mort ! — Bon ! répondit le chevalier, peu m’importe que Rupert soit mort ou vivant ! Qui est-ce Rupert ? Qu’ai je à faire de Rupert ? Pourquoi n’allez-vous pas au secours de mon frère, vous, ses serviteurs ? »

Les hommes firent semblant de s’empresser, mais les femmes gémirent lamentablement : « Rupert est mort ! » Blonay « tout esbouriffé de colère » traversa le torrent, passa le pont-levis, la barbacane extérieure, et fit irruption dans le manoir. Dans la cuisine il vit, accroupie près de l’âtre, dame Gothon, la suivante de sa belle-sœur. Il l’interrogea courtoisement. La bonne vieille ne lui laissa pas le temps d’achever et s’écria croassant comme une corneille de cimetière : « Rupert est mort ! »

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Devant la chapelle, le chevalier rencontra dom Pacifique, le chapelain, qui murmura, d’une voix sourde : « Mortuus est Robertus ! » Dans la salle des Aïeux, il vit le petit page, Myrtil, à cheval sur la balustrade d’une fenêtre, jambe de ci, jambe de là, les cheveux au vent, la mine effronté et hardie.

L’enfant écoutait le pétillement des flammes et paraissait se divertir infiniment du spectacle de l’incendie. Il jeta un regard moqueur sur le frère de son maître et chanta d’une voix claire : « Rupert est mort ! »

Puis, comme deux heures sonnaient au beffroi du manoir, un éclair livide s’étendit comme une bannière dans les airs, laissant lire ces mots dessinés en flammes bleues dans l’espace : « Rupert est mort. » Le coq chanta. Une clameur formidable composée de mille cris aigus, effroyables, stridents, retentit soudain. Une voix qui paraissait sortir des entrailles de la terre vociféra d’un ton lugubre : « Rupert est mort ! »

                                Animaux - Coq chante

Et tout retomba dans le silence ! Et les flammes s’éteignirent sans avoir rien consumé, laissant aux arbres leurs feuilles, aux fleurs leurs pétales, à la terre son manteau d’herbe. Après quoi messire Pierre et messire Raoul furent tous deux très heureux, et eurent tous deux beaucoup d’enfants.

                                          

                                           Résultat de recherche d'images pour "forêt de Féternes en haute savoie"

Rupert d’Arbigny, qu’on trouva le crâne fendu au carrefour de l’’Étoile, dans la forêt de Maxilly, fut enterré, sans cérémonie, au pied d’un chêne. La veuve de ce réprouvé prit le voile en quelque monastère du pays de Savoie, et jamais plus on ouït parler d’elle.

Quant au secret de cette légende, qui n’a ni commencement ni fin, il est sans doute enfermé avec les merveilleux trésors des fées, au fond de la grotte de Féternes.

 

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La montée en alpages en Savoie : la transhumance

Publié le par Janick

Dès le Néolithique, les pâturages de la "pelouse alpine" ont attiré pasteurs et troupeaux. La vie pastorale sur ces grands espaces ne cessera de se maintenir et de gagner des surfaces par défrichement et essartage (défrichage de terrains boisés) au Moyen Age.

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La transhumance est une tradition ancestrale qui consiste à emmener des animaux de pâturage (vaches, brebis, moutons,  ou chevaux) passer l'été en hautte montagne pour soulager les exploitations agricoles. Ces zones de prairies et les périodes de transhumances sont aussi appelées des « estives ». Les animaux profitent alors d’herbages de qualité supérieure.

Dans l’esprit collectif, la montée aux estives ou transhumance, du latin « au-delà de la terre », a une consonance poétique avec une touche de nostalgie propre aux choses appartenants au passé, et pourtant, elle est toujours pratiquée.

Les trajets des bovins n’excèdent pas une journée de marche.

Le départ est une fête : les troupeaux avancent de leur pas déterminé de village en village où les habitants ont préparé de petits étales de ravitaillements pour les éleveurs. À la tête du troupeau avance une vache meneuse, une ancienne qui a déjà parcouru plusieurs montées aux estives. Elle arbore une décoration végétale sur le haut de sa tête, symbolisant le renouveau printanier. Puis les vaches gravissent au son des cloches et sonnailles les sentiers les menant aux vertes prairies. La saison d’estivage a lieu de mai à octobre. Chaque troupeau a un son de cloche propre à son élevage.

                                          Afficher l'image d'origine                                                                 Photo - Retour d'alpage dans la neige - Copyright Fernand Leger

Une fois dans la montagne, les troupeaux sont remis à la surveillance de l’un des éleveurs ou d’un alpagiste. Parfois, les bêtes changeront de place régulièrement, allant de plus en plus haut dans la montagne jusqu’à la mi-août, puis redescendant petit à petit. C’est la remue. Ce sont les saisons qui dictent les déplacements : les bêtes doivent suivre la neige en montant et la précéder en descendant. Mais certains éleveurs restent aux alentours d’un même chalet.

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Trois journées de fête se déroulent généralement en juin pour découvrir les métiers d’éleveurs et de bergers au travers de multiples animations : défilé du troupeau, démonstrations, spectacle, concert, marché de producteurs et montées à l'alpage.

Fête des Alpages du Mont Revard    montée aux alpages  au Mont Revard à Aix-les-Bains

        Cortège montant au Revard                       Un petit joueur de musique                            Ferronnerie

cortège montant au Revard                     petit joueur de musique                                 ferronnerie

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Le géant couché

Publié le par Janick

Notre légende nous emmène en Maurienne, à Albiez, dans des temps lointains où les géants peuplaient la Terre.

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                                                       Albiez en été

Un jour, deux de ces géants partirent festoyer dans ces lieux. L’un d’eux était borgne, il était surnommé « Œil de Dieu » et l’autre était sourd, pour lui c’était « Oreille du Diable ».
Après avoir copieusement mangé, la fatigue se fit sentir et nos deux créatures commencèrent une sieste.

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Non loin de leur lieu de repos, une vieille bergère bossue mena paître un troupeau de chèvres. 

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Oreille du Diable fut dérangé par le bruit des clochettes, il interpella la vieille femme :
« Vas plus loin avec les sonnailles, elle me gêne, vieille vilaine, nous voulons dormir
La bergère rit :
« Qui veut dormir ? Ces ventres énormes que j’aperçois ? »
« Tu oses te moquer ! Tu ne sais donc point à qui tu as affaire ? Tu as devant toi messires Œil de Dieu et Oreille du Diable, nous te sommons de partir ! »
La vieille dame n’était pas qu’une bergère, c’était aussi une faye (fée)

« Moi, Noune des Espérances, je suis ici chez moi ! A vous de déguerpir, sinon je vous couche pour toujours en cet endroit ! »
« Pauvre femmelette ! Que peux-tu nous faire, si faible avec ta bosse dans le dos ? »
Après cette remarque, la faye se fâcha :
« Ne vous moquez pas des femmes, ne vous moquez pas des mères ! »

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Elle aspira d’un coup tout l’air des montagnes, les deux créatures se retrouvèrent pétrifiés à jamais.
On dit que l’on peut encore deviner Œil de Dieu, en remontant vers le village, allongé entre le Mont Charvin et le Mont Corbier, admirant le ciel…pour l’éternité.

                       

                                                             Mont Charvin  2207 m
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La légende du Lac Vert de Passy

Publié le par Janick

Le lac Vert est un lac naturel français situé en  Haute-Savoie, à 1260 m d'altitude, sur la commune de Passy.

                                      Site touristique Lac Vert - Lac de Passy - 1 -

Le lac s'est vraisemblablement formé lors de l'éboulement dit du « Dérochoir » au  XVème siècle. D'autres éboulements postérieurs (dont un en 1751) ont agrémenté le lac de nombreux rochers émergés

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Selon la légende rapportée par l'abbé André Vuillermoz dans sa nouvelle Le Chamois blanc et le lac vert , il est possible d'apercevoir bouger, certains soirs de pleine lune, une forme ressemblant à un chamois tout blanc, qui aurait été tué il y a longtemps par un chasseur de Chamonix.

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Après la mort de l'animal la bonne Dame de la Montagne serait apparue et aurait versé une larme verte comme l'émeraude légendaire qui dort dans la profondeur des glaciers. Cette larme finit par recouvrir complètement le corps de l'animal et donna dorénavant à l'eau du lac sa couleur particulière.

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Certains soirs d'hiver sur la glace gelée se « profile impalpablement » la forme du petit animal et « une plainte à peine perceptible » semble monter du lac.

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                                                   Lac Vert en hiver

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Jeteuse de sort ou prophétesse

Publié le par Janick

En  1847, une laitière, bonne et simple dauphinoise de la province romaine allobroge, où le sang italien est combiné avec du sang crétois, bavardait avec une domestique de Lyon :

- Il paraît, mademoiselle, que les pauvres gens vont avoir bien de la peine à vivre ! Le blé est cher, les pommes de terre vont se gâter.

 

Jeteuse de sort ou prophétesse

- Pourquoi se gâteraient-elles ? Rien  ne l'annonce encore.

- Vous verrez que l'année va être mauvaise. On ne parle que de cela chez nous. Ecoutez voir ce qui vient d'arriver à deux voituriers cette semaine. Ils avaient emprunté la route qui va de Lyon à Grenoble. Ils allaient quitté la Guillotière depuis un peu plus d'une heure quand une  vieille femme, sur le bord du chemin, demanda au premier conducteur de bien vouloir lui faire une place à côté de lui sur le siège. "Y a pas de place !" lui lança-t-il d'un ton dur.

Sans insister, la vieille femme attendit l'arrivée du deuxième chariot et posa la même question au conducteur.

- C'est que je suis bien chargé... Mais, vous ne devez pas perser  bien lourd et il ne sera pas dit que j'aurai préféré ma bête plutôt qu'une chrétienne : allez, montez à ma place, et moi j'irai à pied.

 

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Elle s'assit sur le siège, et le dialogue se poursuit.

- Voyez les beaux épis, les belles récoltes qui se préparent, l'année sera excellente, ou nous nous serons bien tropés.

- Ce blé ne rendra pas : l'année sera plus dure que celle que nous venons de traverser. Les pommes de terre ne vaudront rien, et les malheureux auront encore à souffrir.

- Que racontez-vous là, la vieille ? des sornettes ?

- Point du tout. Je ne fais que dire la vérité. Aussi vrai que votre collègue, qui vous précède, est maintenant mort sur son chariot !

La femme paraissait si sûre d'elle, elle s'exprimait avec un tel sérieux, que le charretier se mit à courir en direction du premier chariot. La femme n'avait pas menti, son collègue était bien mort, tassé sur son siège. Après s'en être assuré et avoir entravé le cheval, il revint vers son véhicule, mais n'y trouva pas la vieille femme. Il eut beau chercher, appeler, elle avait disparu.

                                          Soeur de la Nuit Jeteuse de Sort

Contes et légendes de Savoie - Monique de Huertas

 

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Le gâteau de Saint Genix : entre légende et tradition

Publié le par Janick

Le gâteau de Saint-Genix est une spécialité savoyarde fabriquée à Saint-Genix-sur-Guiers.

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Le gâteau de Saint-Genix se présente comme une brioche de forme ronde, pesant environ 600 grammes. Des pralines entières, fabriquées artisanalement et colorées en rouge, sont introduites avant la cuisson à l'intérieur de la pâte, tandis que d'autres sont disposées sur le dessus du gâteau, avec des cristaux de sucre. Le sucre fondu des pralines se diffuse dans la brioche, ce qui lui donne un goût et un aspect particuliers. La pâte de la brioche est une pâte au levain, pétrie deux fois.

Les brioches sont cuites dans des moules ronds en bois de tilleul, appelés localement des « coppets ».

Traditionnellement, les gâteaux de Saint-Genix sont emballés dans du papier sulfurisé de couleur rouge et blanche, ce qui peut être un rappel des couleurs symboliques de la Savoie.

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Selon la légende :

L’origine de cette pâtisserie est liée à la légende de Sainte Agathe, martyre sicilienne du IIIème siècle. Comme cette jeune chrétienne repoussait ses avances, le proconsul romain voulut lui faire abjurer sa foi sous la torture, mais en vain. Agathe eu les seins coupés mais ils repoussèrent miraculeusement le lendemain. Enfin quand elle monta sur le bûcher, la terre trembla, tuant ses bourreaux. La Savoie s’appropria cette légende lors du rattachement de la Sicile au Duché (en 1713) et les femmes prirent l’habitude de confectionner un gâteau en forme de sein le 5 février, jour anniversaire de la sainte.

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La véritable histoire

Vers 1860, Saint-Genix s’entoure d’une notoriété considérable grâce au gâteau Labully, du nom de ses créateurs, Pierre LABULLY et sa femme Françoise GUILLAUD (tenants de l’hôtel-restaurant « Labully », rue du centre, qui connaît alors une renommée éclatante), qui apportent la recette du célèbre dessert. Depuis cette époque, le gâteau Labully, devenu au fils des ans « gâteau de Saint-Genix », est fabriqué selon une recette transmise de père en fils. Cette brioche fourrée de pralines entières fait de Saint-Genix-sur-Guiers  la renommée de la ville.

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Les foellones

Publié le par Janick

Dans le village d'Albanne, au coeur de la vallée de la Maurienne, en Savoie, existaient, il y a bien longtemps, des créatures étranges, sauvages, qui vivaient principalement dans des bournes - c'est-à-dire des grottes, des cavernes.

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                                                   Albanne

Ces êtres en sortaient surtout au cours de la nuit afin d'aller chaparder dans les potagers ce qui leur était nécessaire pour leur subsistance. Ils rôdaient également autour des demeures. On les voyait même, bien que rarement, s'aventurer dans les villages et y côtoyer les habitants.

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Un jour, un jeune homme remarqua la réelle beauté d'une foellone, qui faisait penser à une biche sur le qui-vive. Il en tomba amoureux, et petit à petit, parvint à s'en approcher, à lui parler, et à lui déclarer la passion qu'elle avait éveillée en lui. Après avoir longtemps hésité, elle consentit à l'accepter pour époux. Elle n'y mit qu'une condition :

- Je te demande de me promettre de ne jamais me suivre quand je sortirai le soir...et aussi de ne jamais, jamais, m'appeler foellone.

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Le jeune mari promit, mais un soir, peut-être avait-il trop bu de génépi ou abusé de l'apremont, il s'énerva et la traita de foellone.

Aussitôt sa belle épouse le quitta, puisqu'il avait manqué à sa promesse. Cependant, elle ne se contenta pas de s'en aller, elle moissonna toutes ses cultures, blé, sarrasin, orge, les champs de pommes de terre, de carottes, de poireaux, de raves, de choux, etc. Le pauvre mari se retrouva ruiné.

                                        

Les foellones n'étaient pas tous nocifs. On prétend que ce sont eux qui ont enseigné aux Albannois l'art de fabriquer la tomme, ainsi que la saé, la laita, la tranthia, autant de produits du lait. Toutefois, les foellones demandèrent aux Albannoises de garder précieusement le secret de ces méthodes ancestrales. 

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Malheureusement, les paysannes, complimentées sur la qualité de leurs produits quand elles descendaient les vendre au marché de Saint-Michel, pressées de questions, ne purent tenir leur langue et révélèrent de qui elles tenaient leur science.

 

                                           grand format

- On vous aurait appris bien d'autres secrets, si vous aviez su vous montrer plus discrètes, mais puisque vous n'êtes que des bavardes impénitentes, vous ne saurez plus rien !

Et elle tinrent parole.

On les traitait souvent de per (noir) en raison de leurs cheveux crépus et de leur teint sombre.

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Les vieux de la région prétendaient que les foellones descendaient des Sarrasins.

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Contes et légendes de Savoie - Monique de Huertas           

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L'histoire de la tomme de Savoie

Publié le par Janick

Sous sa croûte rustique, la Tomme de Savoie dissimule une pâte tendre aux arômes d’autant plus subtils qu’elle se décline en différents taux de matières grasses. De 10 % MG (matières grasses) jusqu’au lait entier, elle est le seul fromage français sous signe de qualité à proposer un tel éventail de saveurs ! 

 

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La Tomme de Savoie est la doyenne des 7 fromages de Savoie sous signe de qualité : Abondance, Beaufort, Chevrotin, Emmental de Savoie, Tome des Bauges, Tomme de Savoie et Reblochon de Savoie. Des textes datant du XVIe siècle en font mention, mais sa fabrication remonterait à des temps plus anciens.

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Enracinée dans l'histoire du Duché de Savoie, la Tomme de Savoie est née au cœur des Alpes. Destinée à une consommation quotidienne et familiale, la tomme de Savoie n'était connue et vendue que sur quelques marchés locaux. C'est un fromage au lait de vache des races Tarine et Abondance. Le lait de vache de la race Montbéliarde a été inclus plus tard, ainsi que récemment, et en partie, celui de la race Prim'Holstein avec obligation de ne pas dépasser les effectifs d'origine. les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise, du massif des Bauges et du Chablais.

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                   Tarine

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                                        Abondance

             

                      Montbéliarde

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                                   Prim'Holstein

Elle est le fruit de l’imagination des fermiers qui ont su tirer parti du lait écrémé restant de la fabrication du beurre afin de subvenir aux besoins alimentaires de la famille. C'est de ces origines paysannes qu'elle puise son apparente rusticité.

Destiné uniquement à une consommation domestique, ce fromage maigre était servi à chaque repas. Apparentée à l’aliment du pauvre, la Tomme de Savoie constituait toutefois une source essentielle de protéines, dont les Savoyards étaient très friands : ils avaient d’ailleurs coutume de se régaler de Tomme de Savoie et de café lors de la « mérande », le goûter en patois.

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                   Tomme au marc                                               Tomme céronnée (la meilleur)

La Tomme de Savoie tient son nom du patois savoyard « toma » signifiant « fromage fabriqué en alpages ». Chaque fermier produisait, en même temps que son beurre, sa propre tomme.

Dans les Bauges, on écrira « tome » avec un seul « m ». Elle porte ses origines dans son nom  « toma ».

D’une ferme à l’autre, les tommes pouvaient être très différentes, avec des tailles et des allures variées selon le moule utilisé.

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Commercialisée dans la France entière, elle reste assez peu consommée dans les régions les plus éloignées de son berceau d’origine. Cependant, elle connaît une progression remarquable pour un fromage aux origines paysannes profondément ancrées dans l’histoire et le terroir des Pays de Savoie.

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Un plat délicieux à découvrir : " la matouille"
Pour 4 personnes
  • 1 Tome des Bauges
  • 4 à 5 gousses d’ail
  • 1 verre de vin blanc de Savoie
  • 5 grosses pommes de terre à chair ferme
  • Mettre la Tome des Bauges dans un plat ayant environ la taille de la Tome.
  • Enlever la croûte de la partie supérieure.
  • Faire 4 à 5 trous dans lesquels vous disposerez les gousses d’ail.
  • Arroser avec le vin blanc.
  • Mettre dans un four chaud (thermostat 7) environ une demi-heure, jusqu’à ce que la pâte de la Tome des Bauges soit coulante.
  • Pendant ce temps, faire cuire les pommes de terre à l’eau.
  • Couper les pommes de terre en cubes et verser la Tome fondue directement sur les pommes de terre dans l’assiette.

Vous pouvez accompagner ce plat avec de la charcuterie et une salade verte.

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La "Savoyarde", la cloche du Sacré-Coeur

Publié le par Janick

L'aventure débute avec Antoine Paccard, alors maire de Quintal depuis 1795. Agé de 26 ans, il apprend son métier en tant qu'apprenti du maître-fondeur genevois Jean-Baptiste Pitton, puis il démarre un petit atelier de fonderie.

Aujourd'hui, 220 plus tard, la fonderie se trouve à Sévrier, toujours en Haute-Savoie.

La "Savoyarde", la cloche du Sacré-Coeur

La fonderie acquiert une réputation nationale et mondiale  ; quelque 700 à 800 cloches sont coulées chaque année.

En 1891, la fonderie Paccard coule la plus grosse cloche de France, la "Savoyarde", un bourbon installé au campanile de la nouvelle basilique du Sacré-Coeur de Montmatre à Paris.

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                                          poids : 18 835 kg

                                          hauteur :3.06 m 

                                         circonférence : 9.60 m

                                         battant : 850 kg

                                         joug : 4650 kg

C'est à l'initiative de Mgr Leuillieux, archevêque de Chambéry, que fut coulée la cloche du Sacré-Coeur qui devait devenir la plus grosse cloche de France et l'une des plus belles du monde : "La Savoyarde".

Ce fut la contibution de la Savoie à l'édification de la Basilique votive du Sacré-Coeur de Montmartre à Paris, car les savoyards préfèrent se distinguer en offrant une cloche plutôt que de participer à la souscription nationale.

Il ne faut pas oublier que l'annexion de la Savoie (1860) était encore assez récente. Aussi peut-on voir en La Savoyarde à la fois un symbole d'allégeance à la France et une personnification de la fierté et du régionalisme savoyard.

Le 17 octobre 1889, le contrat était déjà passé avec les frères PACCARD et la cloche était coulée le 13 mai 1891.

Vient enfin le jour du départ, la grande dame quitte la fonderie, emmenée par un équipage à sa démesure : trois chevaux attelés de front précédés de douze paires de bœufs symbolisant les 12 cantons savoyards. La foule s’est massée le long du chemin qui conduit des ateliers Paccard à la gare d’Annecy, on est venu de toute part saluer ce départ solennel de la Belle, étincelante dans son habit argenté paré de fines ciselures. Un wagon plat à la charpente renforcée (que la presse appelle « truck ») a été spécialement affrété par la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée.

Le mardi 15 octobre 1895 à 16 heures, une assemblée aussi disparate qu’attentive assiste en gare de la Chapelle à la préparation de la troisième partie du voyage, de loin la plus délicate. Un pont roulant à vapeur enlève la cloche du plateau où elle patiente depuis 10 jours et la dépose avec précaution sur le fardier de Mr. Magnin. L’entrepreneur en gros camionnage chargé de l’ultime transport possède un fardier rare pesant près de 6 tonnes pouvant porter des charges de 30 tonnes. Le lendemain, dans une nuit d’encre, 28 chevaux sont attelés *, un charretier se tiendra à la bride de chacun. Quatre heures sonnent, le convoi s’ébranle. A la lueur fantomatique des torches et des lanternes, une centaine de personnes dessinent un cortège ; on reconnaît parmi elles, au premier rang, Mr. Paccard, anxieux comme un père au matin d’un grand jour, l’architecte de la basilique Mr. Rauline, des « officiels », des ouvriers, plusieurs prêtres parisiens et savoyards. Dès la sortie de la gare de marchandise franchie, la procession grossit encore de nombreux curieux.

*Les sources divergent et annoncent 18, 28, une trentaine de chevaux, malheureusement aucun document figuré ne permet de confirmer l’un ou l’autre des témoignages et aucun récit ne mentionne des chevaux de renforts ajoutés en route.

     

                                        arrivée à Montmatre

Elle arriva sur la butte de Montmatre, le 16 octobre 1895, fut baptisée le 20 novembre 1895, elle se nomme Françoise-Marguerite  du Sacré-Coeur et donne le contre-ut (le do) grave.

     

                                        

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La "Savoyarde", la cloche du Sacré-Coeur

En 1950, 57 cloches arriveront aux Amériques, une pour chaque capitale de chaque état - répliques de la fameuse "Liberty Bell". 

 

La "Savoyarde", la cloche du Sacré-Coeur

Au total, la fonderie coulera 300 répliques de la "Liberty Bell", une d'elles avaient été installée dans la propriété du chanteur Mickael Jackson.

Depuis sa création en 1796, la fonderie Paccard a coulé près de 120 000 cloches et carillons distribués dans le monde entier.

Je suis si fière d'être une vraie Savoyarde !!!!

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La petite histoire de l'opinel

Publié le par Janick

1800 : forgeron de pères en fils

Victor-Amédée Opinel, colporteur, apprend à forger des clous lors de ses tournées. Il installe son premier atelier de forge à Gevoudaz, hameau d'Albiez-le-Vieux, près de Saint-Jean-de-Maurienne. Son fils Daniel travaille ensuite à ses côtés et reprend l'atelier au décès de son père. Il deviendra un taillandier (fabricant d'outils qui ont un tranchant) renommé très apprécié des paysans qui venaient de loin pour lui acheter serpes ou faucilles...
1800

Joseph Opinel est le fils aîné de Daniel Opinel. Il naît en 1872 à Gevoudaz, hameau d'Albiez-le-Vieux. 

1872

En 1890 Joseph Opinel a 18 ans et  travaille dans l'atelier de taillanderie familial. Il est passionné par les nouvelles machines et techniques, ainsi il monte lui même son appareil photo et devient rapidement le photographe des mariages et évènements de son pays. Sa passion des machines et des process de fabrication vont lui donner envie d'inventer un objet qu'il veut pouvoir fabriquer avec les techniques modernes. Contre l'avis de son père, qui aimait le travail artisanal et se méfiait des machines, il passe ainsi son temps libre à peaufiner la forme et la fabrication d'un petit couteau de poche : l'Opinel est né !  

1890

Joseph Opinel a l'idée de décliner son couteau en différents formats qui pourront convenir aux mains grandes ou petites et être dédiés à différents usages. Ainsi en 1897, il met au point 12 tailles numérotées de 1 à 12. Le plus petit couteau, le N°1, était doté d'un anneau pour pouvoir être accroché à la chaîne de montre de gousset. Sa fabrication et celle du N°11 ont été arrêtées vers 1935.  Aujourd'hui le plus petit Opinel, le N°2,  présente une lame de 3.5 cm, et le N°12, une lame de 12 cm. Dans les années 70, un couteau géant avait été fabriqué en petite quantité comme objet publicitaire pour les vitrines des commerçants.... qui ont très vite demandé à l'entreprise de les fabriquer en grande série pour les vendre aux particuliers ! Le géant N°13 est doté d'une lame de 22 cm et mesure 50 cm ouvert !

1897

Le succès commercial ne se dément pas, Joseph doit fabriquer plus de quantités.Il quitte la forge de son père et construit son usine au pont de Gevoudaz, près de l'atelier familial. Dans ce nouveau bâtiment, il souhaite rationnaliser la production et met au point des machines pour fabriquer les manches plus rapidement. Grâce à sa turbine hydraulique, il est le premier habitant de la commune à avoir l'électricité ! Après avoir installé un réseau dans son atelier et sa maison, il décide d'éclairer de quelques ampoules le sentier qu'il emprunte pour aller à l'usine. Une grand-mère du village, épatée par son installation, lui demandera comment il a pu "faire passer du pétrole dans les fils"...

1901

En 1565 le roi de France Charles IX ordonne que chaque maître coutelier appose un emblème sur ses fabrications pour en garantir l’origine et la qualité. En 1909, respectant cette tradition, Joseph Opinel choisit pour emblème La Main Couronnée. La main bénissante est celle de Saint Jean-Baptiste figurant sur  les armoiries de Saint-Jean-de-Maurienne, la ville la plus proche d’Albiez-le-Vieux, berceau de la famille Opinel. Joseph Opinel ajoute une couronne pour rappeler que la Savoie était un duché. Depuis, toutes les lames des couteaux et outils Opinel sont poinçonnées de La Main Couronnée.

1909

Joseph devine qu'il ne pourra jamais développer son entreprise si il reste dans son hameau perdu. En pleine guerre, il décide de sillonner la région pour trouver l'endroit idéal, et c'est dans les faubourgs de Chambéry, à Cognin, qu'il trouvera à acheter une ancienne tannerie avec sa chute d'eau sur le canal de l'Hyères. Les locaux sont vétustes mais à proximité de la gare de Chambéry,  être au coeur d'un réseau ferré et routier important est un atout non négligeable. Le déménagement de Gevoudaz à Saint-Jean-de-Maurienne se fait à dos de mulets et de boeufs, puis par train jusqu'à Chambéry...Quelques mois sont nécessaires pour rénover les locaux et à partir de 1917, Joseph, épaulé par ses deux fils, Marcel et Léon, débute le développement industriel et commercial d'Opinel.

 

Les copeaux produits par le façonnage des manches ont toujours été brûlés pour chauffer les ateliers. Aujourd'hui encore pour chauffer l'usine, les copeaux sont brûlés dans une chaudière mixte qui permet d’économiser environ 200 000 litres de fuel par an. En janvier 1926 un poêle mal éteint provoque un incendie qui détruit l'ensemble du bâtiment. La famille Opinel fait face à cette catastrophe et décide de reconstruire au même endroit de nouveaux locaux modernes et adaptés à leur production.

1926

En quelques mois une usine moderne est construite et inaugurée en 1927, le jour du baptême de Maurice, le premier enfant de Marcel. Aujourd'hui cette usine est fermée. En 2013, l'atelier viroles, le dernier atelier encore en activité a été déplacé sur le site de Chambéry. 

 

1927

En 1950, le fils de Marcel entre à son tour dans l'entreprise. Il a 23 ans et consacre ses premières années à seconder son oncle Léon qui était en charge du commercial et de l'administratif. Marcel, amoureux fou des machines à l'instar de son père, était en charge des ateliers et de la production. A cette époque l'entreprise comptait une cinquantaine de salariés. Aujourd'hui Maurice Opinel est le président de la société. 

Le 29 janvier est une date maudite pour la famille Opinel. C'est ce jour-là en 1926 que l'incendie ravage la première usine de Cognin. Ce jour-là aussi qu'en 1960 Joseph Opinel décède à 88 ans après une vie consacrée à son entreprise.  Et trente ans jour pour jour après son père, c'est le 29 janvier 1990 que décèdera Marcel Opinel.

 

Objet populaire et du quotidien, l'Opinel est un objet dont l'esthétique et la fonctionnalité ont su convaincre des générations d'utilisateurs. Inchangé depuis plus d'un siècle, son design est l'un des plus aboutis de tous les temps. Et c'est à ce titre, qu'en 1985 l’Opinel est consacré au « Victoria and Albert Museum » parmi les cent objets les mieux dessinés du monde à côté de la Porsche 911 et de la montre Rolex.

Au printemps 2016, la société ouvre sa première filiale à l'international. Basée à Chicago, OPINEL USA sera à présent en charge de la commercialisation et du developpement de la marque aux Etats-Unis.

 

La petite histoire de l'opinel

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