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La légende des Afars : 1ière partie

Publié le par Janick

Ces étranges personnages qu'il est possible de suivre à la trace dans toute l'Ardèche du nord.

Les Afars font partie de la grande famille des Elémentaux. Ils ont à peu près la taille d'un enfant de 6 ans. Ils sont tout noirs mais pas de peau, non, noirs parce que couverts de poils de la tête aux pieds. Ils ont aussi de longues oreilles pointues et deux petits yeux pleins de malice grâce auxquels ils voient dans l'obscurité à la manière des chats.

La légende des Afars : 1ière partie

Les Afars habitent dans les grottes, les souterrains- les "bornes" ou les "tunes" comme on dit en Ardèche du nord - mais toujours près de l'eau et, à la tombée de la nuit, ils sortent en même temps que le ratapanard, le javagnau ou la gnauchoule.

Ils vont chaparder de la nourriture dans les champs, dans les jardins ou quelques fois même jusque dans les caves : du blé, des carottes, du choux, des raves, des pommes, des châtaignes...

La légende des Afars : 1ière partie

Quand, sur leur chemin, ils rencontrent une vache qui passe la nuit dehors, ils vont la traire pour boir son lait puis ils lui tressent les poils de la queue !

Les Afars peuvent être employés comme gardiens de trésors par les fées, les enchanteurs, les magiciens et même le Diable. 

Après le travail, pour ses distraire, ils font des rondes endiablées autour des rochers.

Les Afars aiment aussi beaucoup faire des farces aux humains.

Leur farce favorite consistait à monter sur les toits des maisons et à s'asseoir sur les cheminées pour les empêcher de tirer. Ils riaient beaucoup de voir les gens ouvrir portes et fenêtres puis sortir en toussant car la fumée avait envahi la cuisine.

 

 

La légende des Afars : 1ière partie

Comment capturer un Afar:

Se munir d'une corde bien solide et d'une jolie paire de sabots. A la tombée de la nuit,déposer vos sabots devant l'entrée d'une borne occupée par des Afars. Se cacher ni trop près, ni trop loin. Tout d'un coup vous apercevez deux petits yeux ronds brillant dans la nuit qui regardent à droite, à gauche...et qui viennent se poser sur les sabots. Ah, ces sabots...comme ils sont  beaux ! Notre Afar a bien envie de les enfiler mais il n'ose pas...alors il tourne autour...mais à la fin, la tentation est trop forte...il glisse un pied puis l'autre....

C'est le moment de sortir de la cachette. Le matru va essayer de s'enfuir mais comment courir avec des sabots si lourds et bien trop grands pour de tout petits pieds ? Il suffit alors de se jeter sur lui, de le ligoter avec la corde et de l'emporter sous votre bras. Une fois arrivé à la maison, vous pouvez l'enfermer à la cave.

Et voilà ! Mais un Afar capturé est malheureux, il pleure toute la journée, il ne parle guère ou alors vous le comprenez mal . Et puis surtout, faites bien attention de ne jamais saler la nourriture que vous donnez à un Afar. Un seul grain de sel sur sa langue et il ne pourra plus jamais retourner parmi les siens. Il sera condamné à errer solitaire...plus tout à fait Afar, ni tout à fait humain...

La légende des Afars : 1ière partie

Publié dans Légendes d'Ardèche

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Dents longues, petit cerveau

Publié le par Janick

Dents longues, petit cerveau

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Le petit poisson malin

Publié le par Janick

Le petit poisson malin

Publié dans Contes

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Séraphina le premier ballon

Publié le par Janick

Un évènement extraordinaire s'est déroulé devant le couvent des frères Cordeliers à Annonay, nord Ardèche. Ce fut, à vrai dire, une véritable révolution pour les mentalités de l'époque !..

couvent des frères Cordeliers

couvent des frères Cordeliers

Sous les arcades de la cour des Cordeliers, un moine lit son bréviaire à la lueur d'une bougie.

Le 4 juin 1783 ! Si je m'en rappelle ! ... J'étais bien jeune alors mais c'estprécisément ce jour-là que j'ai commencé à m'intéresser à un diable d'homme...Joseph...

Joseph Montgolfier est né le 26 août 1740 à Vidalon-lès-Annonay. Enfant, il était très mauvais élève. Devenu adulte, il regrette de n'avoir pas assez étudié. Il achète un traité d'arithmétique et apprend très vite toutes les formules. Tout est dans sa tête.

Il se met à inventer. Les inventions de Jospeh provoquent souvent l'étonnement de ses concitoyens.

Notre inventeur conçoit un engin qui ressemble à s'y méprendre à un grand parapluie relié de douze cordelettes à un panier d'osier sous lequel sont accrochées des vessies de porc gonflées d'air !

plaque commémorative sur la maison des Montgolfier à Vidalon-lès-Annonay

plaque commémorative sur la maison des Montgolfier à Vidalon-lès-Annonay

Séraphina le premier ballon

Un jour, Joseph âgé de 42 ans, devant sa cheminée regarde la fume s'élevée dans la cheminée. Nous sommes en pleine guerre de Gibraltar, les troupes françaises n'ont essuyé que des échecs par terre et pas mer. Joseph s'écrie :

- Mais ne pourrait-on pas y arriver au travers des airs ? La fumée sélève dans la cheminée, pourquoi  ne pas emmagasiner cette fumée de manière à en composer une force disponible ?

Il écrit à son frère Etienne : "Prépare des provisions de taffetas, de cordages et tu verras une des choses les plusétonnantes du monde."

 

Joseph et Etienne Montgolfier

Joseph et Etienne Montgolfier

On se met au travail  pour fabriquer un petit ballon avec ce qui tombe sous la main : les robes des soeurs et une pièce de soie de Florence destinée à doubler des gilets...

Un premier essaie a lieu dans la grande pièce de la maison. Le petit ballon s'élève facilement.

On décide alors de tenter l'expérience en extérieur. Un deuxième globe s'envole le 14 décembre 1782 avec succès.

Les deux frères envisagent de faire alors un ballon beaucoup plus grand qu'ils appellent en secret...Séraphina !

Les essais se passent de nuit, les frères Montgolfier ont fixé une petite lanterne à la base de leur globe pour le suivre des yeux. La machine s'élève dans le ciel mais il faut la rattraper. Une folle poursuite s'engage...Des muletiers voient une lumière qui se déplace dans le ciel, entendent des claquements de sabots des chevaux des Montgolfier partis à la poursuite du ballon, ils pensent que Satan descend sur terre...

La ville est en émoi, certains disent que les Montgolfier s'adonnent à la sorcellerie. Pour couper court à ces rumeurs, les frères Montgolfier organisent une expérience publique.

 

manuscrit de Joseph Montgolfier

manuscrit de Joseph Montgolfier

Le vol officiel a lieu le 4 juin 1783 sous les murs du jardin du couvent des Cordeliers en présence des députés du Vivarais.

Séraphina le premier ballon

Le ballon a 36 pieds de diamètre, 33 pieds de hauteur pour un poids total de 500 livres. Il est composé de fuseaux de toile à sac jaunes et rouges réunis par 1800 boutons et boutonnières toutes faites à la main. Il est doublé de 3 couches de papier. L'ensemble est renforcé veticalement par une sorte de filet de cordes. Le ballon est maintenu par un châssis et 2 mâts.

Séraphina le premier ballon

On allume avec de l'alcool un feu de paille sèche, de laine mouillée et de vieilles chaussures. Tout cela produit beaucoup de fumée  ; l'odeur est pestilentielle ! De plus, ce jour-là il pleut sur Annonay. Il faut maintenir le chauffage pendant le vol. Les frères Montgolfier improvisent un réchaud fixé à la base du ballon.

Séraphina le premier ballon

Le globe monte vite jusqu'à une hauteur d'environ 500 toises. Après un vol d'un dizaine de minutes, l'air chaud s'échappant par les trous d'aiguilles, il tombe tranquillement dans une vigne. Au sol, un brandon s'échappe et met le feu à l'enveloppe. Des vignerons qui se trouvent là, croyant avoir affaire à un astre tombé du ciel, s'enfuient à toutes jambes en laissant brûler l'enveloppe.

C'est ainsi que s'achève l'aventure du premier ballon à air chaud. Bien d'autres verront le jour et ils porteront désormais le nom de "montgolfières".

publié dans Histoire et légende châteaud'Annonay - Ardèche du nord

statue des frères Montgolfier à Annonay

statue des frères Montgolfier à Annonay

Publié dans Légendes d'Ardèche

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La tortue musicienne

Publié le par Janick

La tortue musicienne

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Le paon et la grue

Publié le par Janick

Le paon et la grue

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Les séjours de Lamartine à Tresserve

Publié le par Janick

Tresserve est le village de mes grands-parents paternels - là où est né mon père, là ou également se sont rencontrés et mariés mes parents.

C'est sur cette colline qu'ils se sont connus - Lamartine et sa fameuse Elvire (Madame  Julie Charles, tuberculeuse, en convalescence à Aix-les-Bains).

 

"C'est sur les racines veloutées de mousse de ces beaux arbres que nous avions roulé le plus de mélancolie dans nos heures de contemplation." -  Lamartine

La rencontre d'Alphonse Lamartine et de celle qui deviendra pour toujours Elvire a lieu en 1816, sur le lac du Bourget.

Ils ne se quittent pas et vivent pendant quinze jours une idylle romantique, trouvant complicité et écho dans la belle nature qui les entoure. Ils découvrent ensemble les environs d'Aix et, dans les élans passionnés, prennent conscience de l'intensité extrême du sentiment qui les habite, mais aussi de sa fragilité.

Lac du bourgetLac du bourget
Lac du bourgetLac du bourget

Lac du bourget

Lamartine et Julie Charles (Elvire)Lamartine et Julie Charles (Elvire)

Lamartine et Julie Charles (Elvire)

Le séjour solitaire de 1817 :

Fidèle à leur promesse commune, Lamartine vient retrouver Julie à Aix ; elle n'est pas au rendez-vous, trop malade pour faire le voyage. Elle meurt trois mois plus tard. Le jeune homme est seul en ce mois de septembre ; il fait de longues promenades sur les lieux qui ont bercé leur amour et durant ces heures d'anxieuse attente, confie à sa plume sa mélancolie. C'est ici qu'il devient vraiment poète, écrivant des pages parmi les plus belles de la poésie française.

 

Lamartine et la table en pierre sur laquelle il aurait écrit Le Lac (Tresserve)
Lamartine et la table en pierre sur laquelle il aurait écrit Le Lac (Tresserve)

Lamartine et la table en pierre sur laquelle il aurait écrit Le Lac (Tresserve)

"Quand je m'assieds sur les hauteurs de la colline de Tresserve, au pied de ces châtaigniers  qui ont senti le coeur de cette femme battre contre leur écorce...alors je crois voir l'âme heureuse de celle qui m'apparut un jour dans ces lieux s'élever étincelante et immortelle de tous les points de cet horizon, remplir d'elle seule ce ciel et ces eaux, respirer dans ces murmures..."

(Texte extrait de Raphaël, roman publié en 1849 plus de trente ans après.)

C'est aussi à Tresserve sur une table en pierre que Lamartine a écrit "Le Lac".

"O Lac ! l'année à peine a fini sa carrière,

Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,

Regarde ! jeviens seul m'asseoir sur cette pierre

Où tu la vis s'asseoir !"

......................

"Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,

Que les parfums  légers de ton air embaumé,

Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,

Tout dise : "Ils ont aimé". "

 

 

la stèle de Lamartine se trouve sur la colline de Tresservela stèle de Lamartine se trouve sur la colline de Tresservela stèle de Lamartine se trouve sur la colline de Tresserve

la stèle de Lamartine se trouve sur la colline de Tresserve

Les séjours de Lamartine à TresserveLes séjours de Lamartine à Tresserve

Publié dans Histoires vraies

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Le voleur et le curé

Publié le par Janick

Notre histoire qui se situe à Vallorcine, en Haute Savoie, commence par un jeune de passage qui au lever du jour, arrive vers l'église.

Monsieur le Curé, le voyant, ouvre sa porte et lui indique l'heure de la messe.

Vallorcine près de Chamonix
Vallorcine près de Chamonix

Vallorcine près de Chamonix

- Il fait froid ce matin, ne restez pas dehors, entrez.

Au vu du temps, le jeune homme accepta volontiers. Le curé lui fait visiter le lieu, puis l'invita pour la messe...

Peu de monde ce matin de semaine...

A la sacristie, Monsieur le Curé le questionne :

- D'où viens-tu ?

- Je viens de Suisse.

- Comment te nommes-tu ?

- Jean J'Tladonne, Monsieur le Curé. Monsieur le Curé, avant la messe, pouvez-vous me confesser ?

- Si tu le veux, oui...allons au confessionnal.

- Mon Père, pardonnez moi car j'ai pêché, j'ai volé une montre.

- Pour vous faire pardonner il faut la rendre à son propritétaire !

- Vous la voulez , mon Père ?

- Non, rendez-la au propriétaire.

- Il ne la veut pas.

Le prêtre lui donne l'absolution, puis ensemble, ils vont à la messe. Après en sacristie, le jeune homme salut le Curé et repart en direction de Chamonix.

 

Chamonix

Chamonix

Après avoir rangé ses ornements, le prêtre revient à sa cure et veut prendre sa montre comme chaque jour...

Mais il ne la trouve pas ....

C'est alors qu'il se souvient du jeune homme ayant parlé d'une montre, il fait le rapprochement et se dit que c'est peut être la sienne.

De suite, il se dirige dehors et appelle :

- Jean J'Tladonne..Jean J'Tladonne !

Une réponse lui parvient au lointain :

- Merci, Monsieur le Curé...Merci, Monsieur de Curé...

Marthe Dunand - "Histoires et légendes du Pays du Mont Blanc"

 

Le voleur et le curé

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