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Athènes 1896

Publié le par Janick

En ce 6 avril 1896, jour du lundi de Pâques, les rues d'Athènes sont encore plus animées que d'habitude.

Tous les bâtiments publics sont pavoisés, tandis que des bannières multicolores flottent au vent et que des couronnes de fleurs vertes tapissent les façades de nombreuses maisons. Où que l'on aille, les lettres O et A (initiales grecquespour Jeux Olympiques) attirent le regard, tout comme les dates "776 av. JC, 1896 ap. JC", en référence à la première année des Jeux antiques et à celle de leur rénovation.

Les Jeux renaissent

La première édition des JO de l'ère moderne se déroule à Athènes, berceau des Jeux antiques. Ces jeux attirent des athlètes de 14 pays, les principales délégations étant issues de Grèce, d'Allemagne, de France et de Grande-Bretagne.

Participeront aussi : les USA, la Hongrie, l'Australie, l'Autriche, l'Italie, la Suède, le Danemark, la Suisse, la Bulgarie, le Chili.

La Belgique et la Russie, tous deux inscrits, ne participeront pas. 

Les Jeux dureront du 06 au 15 avril 1896.

cérémonie d'ouverture

cérémonie d'ouverture

Du fait de ses racines historiques, la Grèce tenait à remporter le marathon. Spryridon Louis s'élance de la villede Marathon et prend la tête à 4 kms de l'arrivée. A la grande joie des        100 000 spectateurs présents, il gagne la course avec plus de 7 minutes d'avance.

départ et arrivée du marathon
départ et arrivée du marathon

départ et arrivée du marathon

le vainqueur de la course de marathon

le vainqueur de la course de marathon

Les médailles attribuées aux vainqueurs n'étaient pas d'or mais d'argent et elles étaient accompagnées d'un rameau d'olivier et d'un diplôme. Le deuxième était récompensé par une médaille de cuivre, une branche de lauriers et un diplôme.

L'avers de la médaille contient le portrait de Zeus tenant dans sa main un globe surmonté de la victoire ailée avec la légende en grec "Olympie". Le revers contient le site de l'Acropole avec la légende en grec "Jeux Olympiques Internationaux à Athènes en 1896".

Athènes 1896
Athènes 1896
Athènes 1896
Athènes 1896

Publié dans Mascottes

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Mascotte des JO Sotchi 2014

Publié le par Janick

l'ours polaire - le lapin - et le léopard

l'ours polaire - le lapin - et le léopard

Les mascottes sont au nombre de 3, en référence aux 3 places du podium olympique.

Les mascottes pour les JO ont été sélectionnées suite à un concours qui s'est déroulé dans toute la Russie d'abord, puis au niveau international. 24 048 dessins ont été reçus. 10 propositions ont été retenues. La décision finale a été prise via un vote public russe dans le cadre d'une émission télévisée, le 26 février 2011.

Le président de la commission des Jeux, Jean-Claude Killy, a déclaré :

" Je félicite le peuple russe et le comité d'avoir choisi le lapin, l'ours polaire et le léopard. Je suis persuadé que ce fabuleux trio permettra à toute une nouvelle génération de découvrir les Jeux."

Mascotte des JO Sotchi 2014Mascotte des JO Sotchi 2014

Publié dans Mascottes

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La fée du lac d'Annecy

Publié le par Janick

Il était une fois, il y a bien longtemps, un joli petit village situé sur une presqu'île sur les rives du Lac d'Annecy, en Haute savoie. Dans ce village, les gens menaient une vie simple et heureuse : les hommes cultivaient la terre, allaient à la chasse et à la pêche, plantaient leur vigne, faisaient leur vin ; quant aux femmes, elles élevaient leurs enfants en soignant les bêtes et faisaient marcher leur langue, comme il se doit....

Par un beau soir de Noël, alors que chacun dans les maisons se prépare pour la messe de minuit et apprête le repas du retour, voici que, venant de la montagne toute proche, apparaît dans la neige, un étrange équipage : une pauvre vieille toute pliée en deux sur son bâton noueux, accompagnée d'un vieux chien pelé, baveux et galeux. Dans la bise, ils se hâtent vers le village, malgré les éléments déchainés.

La fée du lac d'Annecy

La pauvre vieille pensait qu'il ui serait facile detrouver un asile pour la nuit et la voilà qui arrive à la première maison du village. Dans la pèle (cuisine), la maîtresse de maison roule la pâte des rissoles (beignets), les bras enfarinés jusqu'aux coudes. 

La vieille toque à la porte et la maîtresse de maison d'ouvrir :

- Holà, la vieille, que faites-vous à cette heure ? Les gens honnêtes ne courent pas les chemins le soir de Noël !

- Hélas, ma bonne dame, je voudrais juste un quignon de pain et un coin de grange pour moi et mon chien ; nous venons de la montagne et nous sommes fourbus par cette bourrasque.

- Holà ! passez votre chemin, il n'y a pas de place pour vous ici !

Et voilà la pauvre vieille repartie plus loin. A la maison suivante, c'est le maître de maison qui remonte de la cave les bras chargés d'un beau jambon fumé et de bonnes bouteilles, qui la renvoie aussi rudement.

De maison en maison, tous la renvoient. Même les enfants qui fourbissent des lanternes pour se rendre à l'église, la chassent à leur tour. Partout la mendiante est éconduite et renvoyée sans un regard de pitié, ni un mot de consolation.

La fée du lac d'Annecy

La vieille dame reprend le chemin de la montagne accompagnée de son vieux chien pelé.

Cheminant dans la tourmente, la vieille dame atteint bientôt la crête du Semnoz (montagne sur les hauteurs d'Annecy). Au loin, tout près de l'étendue scintillante du Lac d'Annecy, le village apparaît minuscule. Et déjà, sortant des maisons, les familles joyeuses s'acheminent vers l'église, tandis que du clocher s'égrènent les douzes coups de minuit.

Mais, là-haut, sur la montagne, s'opère une étrange métamorphose : la vieille dame se transforme en une magnifique jeune femme vêtue d'un manteau d'hermine et le pauvre chien galeux devient une splendide bête puissante.

 

La fée du lac d'Annecy

Et la fée du Lac, car c'était elle, se tourna vers le village en criant :

- Gens méchants, soyez punis comme vous le méritez !

Aussitôt, il se produit un énorme cataclisme, un gigantesque raz-de-marée, qui gonfle les flots, puis les creuse en gouffre où disparaît le village aspiré dans les sombres profondeurs. Quelques instants plus tard, le Lac recouvre à nouveau de ses flots paisibles ce qui avait été un village heureux.

Si un soir de Noël, vous passez au large de Duingt, vers minuit, vous entendrez quelque part venant de l'onde, sonner les douzes coups d'une cloche lointaine, plainte du village englouti.

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La Fontaine des 4 sans culs

Publié le par Janick

Cette fontaine est le monument le plus célèbre de Chambéry, en Savoie. Elle a été érigée en 1838 par le sculpteur grenoblois Victoe Sappey afin de commémorer les exploits en Inde de Marathes du comte de Boigne (1751-1830) après sa mort en 1831.

Fontaine aux éléphants ou fontaine des 4 sans culs

Fontaine aux éléphants ou fontaine des 4 sans culs

Benoît Leborgne, plus connu sous le nom de Comte de Boigne ou Général de Boigne né le 24 mars 1751 à chambéry, et mort dans la même ville le 21 juin 1830, est un aventurier savoyard qui fit fortune aux Indes.

Fils de commerçants bien établis, il fit une carrière militaire. Formé au sein de régiments européens, il rencontra le succès en Inde en se mettant au service de Mahâdjâjî sindhia, qui régnait sur l'empire marathe, en Inde. Celui-ci lui confia la création et l'organisation d'une armée. Devenu général, il entraîna et commanda une force de près de 100 00 hommes organisée sur le modèle européen qui permit à la confédération marathe de dominer l'Inde du nord et de rester le dernier Etat autochtone de l'Hindoustan à résister aux Anglais.

Comte de Boigne

Comte de Boigne

Après le décès du général de Boigne en 1830, la ville de Chambéry décide de rendre hommage à ce Chambérien audestin hors du commun. Un concours est lancé pour l'érection d'un monument. 17 projets sont présentas devant le Conseil de Ville. Le choix se  porte sur celui de Pierre-Victor Sappey pour son importance et son originalité, alliées à son faible coût.

La colonne est inaugurée le 10 décembre 1838.

plans de la fontaine    et             croquis
plans de la fontaine    et             croquis

plans de la fontaine et croquis

Sappey écrit :

"Tout ce travail a été fait par moi seul en moins de 4 ans, je n'ai employé que des manoeuvres pour remuer d'aussi lours fardeaux. Aussi ai-je fait grand travail pour peu d'argent.

Aucun naturiste ancien ou moderne, n'ont jamais osé même rêvé la forme inouïe : c'est un monstre qui n'a point de corps, et qui n'est composé que de 4 poitrines et 4 têtes d'éléphant soudées ensembles, on ne sait trop comment."

La fontaine est décomposée en 3 parties  (de haut en bas) :

fontaine vers 1860

fontaine vers 1860

Statue du Comte de Boigne partie 1

Statue du Comte de Boigne partie 1

trophées et plaque commémorative partie 2

trophées et plaque commémorative partie 2

Détail d'1 des 4 éléphants partie 3

Détail d'1 des 4 éléphants partie 3

Publié dans Histoires vraies

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La légende de l'Edelweiss

Publié le par Janick

La légende de l'Edelweiss

Il y a bien longtemps de cela, dans le ciel de Tarentaise, en Savoie, brillait une étoile merveilleuse. Pendant leurs longues veilles, les bergers la cherchaient des yeux, car cette brillante étoile avait le pouvoir magique d'exaucer le voeu que lui faisait le premier qui l'avait aperçue. Mais cette étoile, depuis si longtemps qu'elle était là-haut, s'ennuyait.

Dans le même temps lointain, un petit prince régnait sur la Tarentaise, et ce prince avait un gros souci. Il possédait bien des trésors admirables, des rubis, des bijoux, des joyaux, mais il avait rêvé de joindre à ses trésors cette étoile si belle qui brillait dans le ciel.

Or, parmi ces bergers qui gardaient leurs troupeaux sur les plus hauts des alpages, il en était un qui savait parler aux étoiles. Il était son ami et passait des nuits à la contempler. On l'appelait "l'Amoureux de la belle étoile". Le prince l'ayant appris, fît appeler le berger, lui confia sa peine et lui demanda d'inviter l'étoile à venir dans son château. Et la berger transmit à son étoile la prière du petit prince.

La légende de l'Edelweiss

A cette audacieuse proposition d'un pauvre humain, la cour céleste se réunit. La Reine des Astres gourmanda l'Etoile, tentant de lui faire comprendre que ce serait folie d'écouter la prière d'un mendiant terrestre, ce mendiant fût-il un prince. Le Belle Etoile s'ennuyait au milieu des constellations. Elle accepta d'exaucer le voeu de son berger et piqua vers lui.

La Reine des Astres ordonna  :

"Une étoile infidèle, oubliant qu'elle était grâce à moi la plus belle, s'est un jour abaissée à sourir aux mortels. Cette injure faite à nos soeurs appelle un châtiment sévère. La coupable, bannie de notre ciel pour l'éternité, devra demeurer dans les sommets déserts, affronter les pires hivers et vivre en solitude, revêtue d'une simple robe blanche."

 

La légende de l'Edelweiss

C'est ainsi qu'un beau jour, sur les Alpes, naquit dans les rochers abrupts et tout au pied des glaces, cette Etoile arrachée aux infinis espaces, faite de laine blanche et de pistils légers qu'on appelle "Edelweiss", compagne des bergers.

La légende de l'Edelweiss

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Histoire du légendaire Barry

Publié le par Janick

Histoire du légendaire Barry

Le Saint Bernard est un chien au passé glorieux, apprécié pour son affection, sa fidélité, son intelligence et son dévouement envers l'homme.

Histoire du légendaire Barry

Barry a vécu à l'hospice de 1800 à 1812. Il a été le plus célèbre des chiens de sauvetage du Grand-St-Bernard. A lui seul, il a sauvé plus de 40 personnes. Son histoire a fait le tour du monde. Elle a également contribué à l'excellente renommée des Saint-Bernard.

hospice            Grand-St-Bernard                           murs du col en juillet
hospice            Grand-St-Bernard                           murs du col en juillethospice            Grand-St-Bernard                           murs du col en juillet

hospice Grand-St-Bernard murs du col en juillet

L'hospice au sommet du col du Grand-St-Bernard, frontière Suisse Romande et Italie, à 2469m d'altitude a été fondé au XIème siècle pour offrir un refuge aux voyageurs et pélerins. Avant 1860, année du rattachement de la Savoie à la France, le refuge appartenait au Duché de Savoie.

Dès le milieu du XVIIeme siècle, les moines s'entourèrent de grands chiens de type montagne destinés à la garde et à la défense. Bientôt ces chiens furent utilisés pour accompagner les voyageurs et surtout pour retrouver et sauver ceux qui s'étaient égarés dans la neige et le brouillard.

Le légendaire "Barry" devint ainsi le prototype du chien de sauvetage.

morgue
morgue

morgue

Dès l'approche du brouillard ou dès que la neige commençait à tomber, on le voyait s'agiter dans le chenil de l'hospice, aboyant, montrant son désir de partir à la recherche des voyageurs égarés.

Barry, le "Chien de Dieu", avait un méthode personnelle de sauvetage : fouillant vigoureusement la neige avec ses pattes, il donnait en même temps de la voix pour attirer l'équipe de secours. Lorsqu'il avait mis à jour son client inanimé, il lui léchait la figure, le tournait et le retournait avec de grands coups de tête pour le rappeler à la vie. Si ça n'était pas assez, le chien se plaçait alors sur la poitrine de l'homme pour essayer de le réchauffer. Il se mettait aussitôt à aboyer d'une manière très particulière, les moines connaissaient ce code, ils ne s'y trompaient jamais.

Histoire du légendaire Barry

Nul n'oubliera qu'il trouvat un petit garçon âgé de 6 ans transi de froid dans l'épaisse neige dont la mère avait péri en tombant au fond d'une gorge.

Il réussit en léchant le visage et les mains de l'enfant engourdi, à le ranimer. Rassuré, le garçonnet tenta en vain de se relever. Ses jambes étaient tellement ankylosées par le froid qu'il ne tenait plus debout.

Le brave animal se coucha à terre et s'efforça de faire comprendre à l'enfant, par des signes très démonstratifs, qu'il devait se hisser sur son dos. L'enfant qui se réveillait peu à peu, s'aida de son mieux qu'il put et finit par s'accrocher, se hausser et enfoucher le chien.

C'est ainsi que Barry amena sur son dos avec beaucoup de précaution jusqu'à l'hospice, le petit garçon sain et sauf.

Stèle de Barry au Musée de Berne (Suisse)

Stèle de Barry au Musée de Berne (Suisse)

En 1812, lorsque Barry fut âgé et à bout de forces, le prieur de l'hospice l'envoya à Berne où il vécut entouré de soins jusqu'en 1814.

L'année suivante, il fut exposé au Musée d'Histoire Naturelle de Berne en Suisse.

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La vie à Val d'Isère dans les années 1910

Publié le par Janick

D'une altitude de 1850 m, né de la disparition d'un glacier, le village de Val d'Isère, en Savoie, se dessine dans une vallée creusée par un large sillon du torrent l'Isère issu des séracs aujourd'hui retirés sur les hauts sommets de la Galise.

L'accès de ce pays s'avérait très dangereux.

 

La vie à Val d'Isère dans les années 1910

Il n'existait pas encore l'enfilade actuelle de tunnels qui protège la route. Val d'Isère semblait être situé au bout du monde, seul un chemin muletier y donnait accès.

Jean-Claude Killy avait pour habitude de dire : "Les Avalins ne sont pas nés d'hier !" au départ des courses régionales, à ses adversaires pour les impressionner.

Val-d'Isère devient, grâce au développement du ski à partir des années 1930, une station de sports d'hiver dont la renommée fait d'elle l'une des capitales mondiales du ski.

La vie à Val d'Isère dans les années 1910

Mais cette célèbre station de ski, n'est pas apparue au lendemain de la dernière guerre comme d'un coup de baguette magique,  mais s'est développée grâce à un long passé humain, grâce à la tenacité d'une race exceptionnelle qui a survécu à l'éloignement, aux invasions italienne, espagnole et allemande, à une terre ingrate et un climat rigoureux.

En 1913, on vivait de ce qu'on avait, de la chaleur des vaches, c'était ce qu'il y avait de plus humain. La principale activité des habitants était, l'hiver, de garder les vaches et l'été, de produire suffisamment de fourrages pour qu'elles puissent manger tout l'hiver.

"L'hiver qui n'en finit pas, trop long, six mois d'hiver ; il faut bien que les vaches bouffent".

Le père de mon arrière grand-père maternel était, lui, colporteur l'été. Il partait avec sa charette remplie de victuailles gravir le col de l'Iseran, souvent encore enneigé, vendre sa marchandise en Italie. Il se rendait aussi à Chambéry et même jusqu'à Lyon.

 

La vie à Val d'Isère dans les années 1910

Les Alevins vivaient de l'air du temps, à l'aide d'un jardin et de quelques animaux de façon à avoir un peu de lait à consommer.

"Débrouillez vous dans le bazar." Cette expression résume bien les conditions de vie particulières que le froid intense et prolongé des six mois d'hiver restreignait.

endant ces 6 mois d'hiver interminables, nombreux étaient les enfants morts en bas âge.Coupés de toute civilisation,les nouveaux nés ne passaient que très rarement l'hiver.Seuls les plus robustes connaisaient le printemps. Mes arrières grands-parents ont perdu beaucoup d'enfants nouveaux nés durant cette grande période hivernale.

Ces conditions exigeaient un chauffage permanent qui ne pouvait être obtenu qu'en se serrant, gens et bêtes, dans la même pièce commune avec un minimum d'hygiène et d'organisation.

Ainsi la chaleur animale était un appoint important au jeu intermittent de l'âtre et du fourneau.

Mes arrières grands-parents maternels vivaient ainsi dans la même pièce que leurs vaches. Je me souviens de ce que me disait magrand-mère. "J'avais mon lit dans un mur fermé par un petit rideau et la chaleur des vaches nous réchauffait."

L'habitat et le mobilier étaient conçus pour remédier à ces conditions rudes. Le chauffage provenait de la chaleur des vaches.

Il y avait des lits à rideaux, surélevés à plus d'un mètre au-dessus du sole et dont les solides montants étaient fixés dans le plancher et le plafond. A l'intérieur de ces lits, les épais rideaux tirés assuraient une intimité. Etant donné leur hauteur, le banc qui s'appuyait contre le bâti du lit enétait le complément indispensable. Il ne servait pas seulement d'escabeau fixe pour accéder au lit, il était en même temps le siège le plus solide de la maison, et la mangeoire de toute une ribambelle de moutons qui logeaient sous le lit et y faisaient fonction de radiateur.

La vie à Val d'Isère dans les années 1910

Le fumier des moutons servait à l'alimentation de la cheminée, séché pour être transformé en bûches.

Ma grand-mère parlait souvent de ceci.

"Nous laissions sécher au grenier les bouses par plaquesséparées par des morceaux debois, par piles de trois, d'une épaisseur de 3 cm environ. Nous n'avions pas le droit de couper les arbres car il y avait très peu de forêt et celle-ci avait le rôle protecteur, de paravalanches l'hiver pour les habitations et retenait également les chutes de pierres de ces montagnes abruptes qui surplombaient la vallée."

Dans l'habitation, la cheminée était doublée d'un fourneau en fonte dont la chaleur apportait un complément important à celle fournie par le bétail : moutons sous les lits, bovins et caprins alignés derrière la séparation à claire-voie.

La vie à Val d'Isère dans les années 1910

Un équipement indispensable est l'abreuvoir. Auparavant, chaque maison de  Val d'Isère avait sa source ou son puits, et l'eau était amenée à l'abreuvoir au moyen d'une pompe.

L'abreuvoir proprement dit "bachal" était le plus souvent un bassin rectangulaire creusé dans un bloc de pierre, ou encore un grand cuveau circulaire  dans lequel on puisait l'eau pour le bétail.

On laissait les bêtes venir s'abreuver à tour de rôle, tandis qu'on recueillait directement à la pompe l'eau pour la cuisine et pour les ablutions de la famille.

En 1928, une fruitière a été bâtie à Val d'Isère ce qui a permis aux propriétaires de vaches de récolter le lait en vue de le vendre en gros ou bien de le transformer en beurre ou en fromage.

Cette zone de montagne bénéficie de l'A.O.C. Beaufort, ce fromage de grande réputation par ses saveurs très fruitées et qui ne peut se fabriquer qu'avec le lait des pâturages de fleurs et d'herbage qu'assure la montagne.

Les femmes confectionnaient aussi la dentelle destinée à la vente.

 

Les ressources des habitants allaient tout doucement provenir de la fréquentation de quelques touriqtes. Touristes surtout anglais, très attirés par la haute-montagne.

La construction du premier hotel de Val d'Isère a été faite en 1900.

En 1936, Val d'Isère possède le premier remonte-pente. S'enchaine la construction du premier téléphérique.

Val d'Isère ne cessera jamais de se construire encore et encore, pour devenir, de nos jours, une puissante station de skis connue du monde entier et malheureusement très prisée par la haute société.

La vie à Val d'Isère dans les années 1910
Val d'Isère de nos jours

Val d'Isère de nos jours

Publié dans Histoires vraies

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