Les pénitents noirs de Chambéry

Publié le par Janick

Aujourd’hui c’est une page d’histoire sur Chambéry que je souhaite aborder sur ce site, et pas toujours connu des chambériens alors qu’ils admirent chaque jour la croix,

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                                                               Chambéry

Nous allons parler de la confrérie de la Sainte-Croix et de la Miséricorde, appelé les pénitents noirs ….


Cette confrérie créée à la demande du président Favre en 1594 fut autorisée par le prince Charles Emmanuel 1er le 20 juillet 1595. C’était une confrérie de laïcs chargés d’assister les condamnés à mort jusqu’au gibet situé dans l’actuel parc du Verney.

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                                                             parc du Verney
Habillés de noirs, ils ouvraient la marche, généralement fermée par la cavalerie de sorte que le condamné ne puisse s’enfuir. Le cortège traversait toute la ville d’un pas lent et solennel de la chapelle située près de l’actuel Halles (point bleu sur le plan d’époque, les prisons de Chambéry se trouvait à coté) jusqu’au nord du parc du Verney, où le bourreau effectuait sa sombre tâche. 
Cette confrérie avait quelques privilèges. Charles Emmanuel 1er leur accorda le droit de créer un mont-de-piété et chaque année, la liberté d’un seul criminel de leur choix, et cela même si il était condamné à mort. Les papes pendant cette période leur donnaient le droit de confesser et d’absoudre les péchés des criminels.

© Sergio Palumbo - 123 Savoie

monument construit en 1865 pour servir de station fixe aux Pénitents Noirs
Une deuxième chapelle au nord du parc du Verney, Notre Dame de Grace et de la Miséricorde, fut cédée aux pénitents en 1655 pour les processions et les sépultures aux suppliciés.
La méthode la plus courante employée en Savoie était la mort par pendaison ou la mort par strangulation. Le lien était une corde de chanvre accrochée à un énorme clou sur une potence de 2.5 mètre environ. Une échelle attachée par des cordes permettait de faire monter le condamné jusqu’à la hauteur nécessaire. Le criminel pendu, le bourreau appuyait sur les épaules de celui-ci tandis qu’un assistant tirait les jambes afin d’accélérer la rupture des artères du cou. Les exécutions avaient lieu à 11h00, il était décroché que six heures plus tard, à 17h00, par les pénitents noirs. Une croix était disposée à cet endroit, surnommée la croix des pendus, et à l’arrière de la chapelle, un petit cimetière.

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En 1861, la transformation du Verney en jardin public ainsi que la création de l’avenue du Comte Vert a nécessité l’enlèvement de la croix.
Le prieur de la confrérie, le comte Louis de Fernex de Montgex, donne son accord à condition que la croix existante soit déplacée sur un emplacement visible de la cluse de Chambéry. Le site choisi se trouvera au sommet du Nivolet. 
Croix bien connu de tous aujourd’hui, par les habitants et les touristes.
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Croix du Nivolet

                            

 

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