Berthe de Joux, la Francomtoise

Publié le par Janick

Amauri III de Joux se croisa vers 1170. Sa femme Berthe, à peine nubile, l'attendit plusieurs années lorsqu'un soir, un chevalier blessé se présenta au château. C'était le jeune Amey de Montfaucon, très beau garçon si l'on en croit la légende...

Berthe, qui n'avait plus de nouvelles de Terre Sainte et croyait que son mari était tombé sous les coups des infidèles, se consola dans les bras de cet ami d'enfance.

Berthe de Joux, la Francomtoise

Rentré alors qu'on ne l'attendait plus, Amauri surprit les deux amants. Ivre derage, il transperça Amey de Montfaucon de trois coups d'épée et ordonna qu'on suspendit sa dépouille à un gilet planté sur les rochers de la "Fauconnière".

 

Berthe de Joux, la Francomtoise

Quant à l'épouse infidèle, elle fut condamnée à être enfermée sa vie durant dans un minuscule cachot où elle ne pouvait se tenir qu'à genoux, face à une étroite meutrière offrant pour seul spectacle le corps nu, disloqué et mangé par les corbeaux de son bel amour.

 

Berthe de Joux, la FrancomtoiseBerthe de Joux, la FrancomtoiseBerthe de Joux, la Francomtoise

A la mort d'Amauri, le jeune Henri de Joux eut pitié de sa mère qu'il envoya finir ses jours "amendée" et repentie à l'abbaye de Montbenoît. Ce remords tardif près de la tombe d'Amauri ne fut peut-être pas suffisant pour apaiser la colère divine car, près de huit siècles plus tard, certaines oreilles exercées entendent encore, lorsque la bise souffle la nuit près du retranchement du Chauffaud,

Priez, vassaux, priez à deux genoux,

Priez Dieux pour Berthe de Joux !

 

Berthe de Joux, la Francomtoise

Conte ou histoire vraie ?

L'existence de Berthe est attestée dans les chartes médiévales. Elle vivait ancore à montbenoît en 1228. Amey de Montfaucon, ou son homonyme, comte de Montbéliard, vivait au XIIème siècle. Quant au lieu-dit de la "Fauconnière", il tirerait son nom d'Amey de Montfaucon...

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