La légende du Lac d'Issarlès

Publié le par Janick

Située en Haute Ardèche, la petite commune du Lac d'Issarlès est un lieu de séjour idéal par son climat, son ciel d'azur aux portes du Midi, son paysage exceptionnel. Le Lac d’Issarlès est un lac naturel de cratère de 97 hectares, situé à 1 000 m d’altitude, profond de 138 m et de 5 km de circonférence.

La légende du Lac d'Issarlès

La légende veut qu'un village propère ait occupé ce lieu jadis.

Un soir, y arriva un pélerin très fatigué qui partait pour aller à Saint Jacques de Compostelle.

Personne du village voulut lui offrir l'hospitalité. Ce dernier partit en maudissant le village.

Une fois éloigné du lieu une pluie battante s'abattit sur le village pendant des mois. Une fois le soleil revenu un lac se trouvait à la place du village.

Dès que tombe le soir, on entend encore les cloches du village englouti.

Voici une autre version de la légende

 

Un jour, un pauvre vint y demander l'aumone, il commenca par les maison des champs et fût bien accueilli dans les deux premières ; dans l'une, on venait de boulanger pour mettre au four et on le pria d'attendre, mais il répondit que le pain était cuit, et en effet en ouvrant la maie, on vit que le pauvre avait dit vrai.

Il mangea avec ses hôtes et ils lui donnèrent un petit pain. Il les quiitta en disant :

" Dans peu, vous entendrez un grand bruit, mais soyez sans inquiétude. "

Il parcourut ensuite la ville où il fût partout rebuté.

Il allait la quitter quand il aperçut deux petites maisons ; dans la première la femme lui répondit qu'elle n'avait pas de pain, mais seulement du levain. Elle mentait.

Auprès de la seconde cabane, il demanda un peu de lait à une femme qui trayait une chèvre, et qui s'empressa de lui offrir une tasse.

Le pauvre qui était Jésus Christ lui dit :

" Vous allez entendre un grand bruit, mais si grand qu'il soit, ne vous retournez pas et continuez à traire votre chèvre. "

 

Au même moment un grand bruit éclata : c'était Issarlès qui s'enfonçait dans la terre béante...

La femme tourna à demi la tête, mais elle n'avait pas achevé ce mouvement qu'elle fût engloutie avec la ville.

Une nappe d'eau ne tarda pas à recouvrir toutes ces ruines.

Par temps clair, on aperçoit au fond lu lac les débris de la Cité et l'on distingue à côté d'une petite maison une femme qui trait sa chèvre....

extrait du livre "les plus belles légendesde France"

Publié dans Légendes d'Ardèche

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