L'école communale de Tresserve

Publié le par Janick

Tresserve est un village au-dessus d'Aix-les-Bains en Savoie. C'est le village de mon père mais aussi de mon grand-père paternel, boulanger du village -tandis que ma grand-mère paternelle s'occupait de l'épicerie et bu bar, et de mes grands-parents maternels tous deux instituteurs à partir des années 1943.

école de Tresserve aujourd'hui détruite pour une école plus moderne - ce qui a fait mal à mon grand-père, l'instit

école de Tresserve aujourd'hui détruite pour une école plus moderne - ce qui a fait mal à mon grand-père, l'instit

L'école en 1905

"Le catéchisme quotidien se faisait à léglise et on était tenu d'arriver pour la messe à 6h30. Les lois de séparation de l'Eglise et de l'Etat étant encore récentes (1905), un antogonisme certain opposait le prêtre et l'instituteur.

A 8h, la maîtresse frappait dans ses mains, on se rangeait par deux face à la porte. Elle passait dans les rangs, faisait deux fois par jour la visite de propreté des mains, et, tous les lundis, avec deux crayons, inspectait les cheveux, tranquant les poux et les lentes.

Puis l'on rentrait, debout, à côté de son pupitre, on chantait puis on s'asseyait.

C'était alors la leçon de morale ou d'instruction civique. Se succédaient ensuite la français : dictée quotidienne, poésie, grammaire, conjugaison, une rédaction pour la semaine - le calcul : tables de multiplications, problèmes - l'histoire et la géographie - la leçon des choses dans les petites sections, appelée ensuite "sciences" au cours moyen.

 

Rédaction samedi 23 juin 1934

Rédaction samedi 23 juin 1934

Les grandes allaient deux fois par semaine chez le maître pour la science : il y avait donc échange et mixité à ce moment-là, les petits venaient chez la maîtresse.

Très souvent, cinq minutes avant la sortie, il y avait l'exercice de calcul mental. Puis l'on se levait, et au signal "avancez", on partait enfiler les vêtements, glacés en hiver puisqu'ils étaient suspendus sous le préau.

 

 

petite section

petite section

Matinées et après-midi étaient coupés par une récréation d'1/4 d'heure. Les jeux étaient saisonniers : épervier, marelle, billes, "passe-passe-passera", le loup, le ballon prisonnier, la corde à sauter, les grimaces....

Nous venions en classe avec un tablier, chaussés de galoches en hiver et de sandales en été. Avant chaque rentrée, notre maman nous confectionnait deux tabliers dans du vivhy qu'elle achetait chez Filhol à Aix-les-Bains. Pour nous, il était à petits carreaux bleus et blancs. 

élèves de Tresserve

élèves de Tresserve

En hiver, les garçons avaient des pélerines à capuchon bleu-marine. Les cartables étaient en cuir ou en tissu. Certains garçons avaient des caisses de bois fixés aux épaules par des courroies."

(JBV-  extrait du livre "Tresserve un village de Savoie" Geneviève Frieh-Giraud)

élèves de Tresserve 1937-1938

élèves de Tresserve 1937-1938

Pour la promenade scolaire, les enfants descendaient à pied au bord du Lac du Bourget, boire une limonade.

l'instituteur (mon grand-père maternel) et le maire de Tresserve

l'instituteur (mon grand-père maternel) et le maire de Tresserve

Publié dans Histoires vraies

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