Faline et la planche à découper

Publié le par Janick

Petite, nous avions un chat siamois.

Comme c'était une femelle, nous lui avions donné le nom de Faline en rapport au dessin animé Bambi de Walt Disney. Faline est la petite copine de Bambi.

Le chat siamois est très proche de son propriétaire. Il choisit une personne dans le foyer et ne la quitte plus. Bien que le siamois ne soit pas méchant, ne griffe pas qu'en on le caresse et soit un des chats les plus patients qui soit, même avec les enfants turbulents, Faline ne correspondait en rien à tout cela.

 

Faline et la planche à découper

Très attachée à ma grande soeur, elle n'appréciait pas spécialement les autres membres de la famille.

Combien de fois elle a sauté au visage. Mon père, ma mère, mes deux grands-mères, mon grand-ère, mon cousin et  moi même, nous y avons tous passé. Tous, sauf ma soeur, sa seule et unique maîtresse.

Bien qu'il soit réputé pour être un chat d'intérieur, le siamois est néanmoins un excellent chasseur. Il fait preuve d'une grande patience pour guetter ses proies.

Faline était une grande chasseresse de souris. Elle avait un rituel : chasser les mulots, les ramener à la maison et les laisser courir dans toutes les pièces.

Elle adorait aussi, comme tous les félins, jouer avec sa proie avant de la dévorer ne laissant que la rate.

Bien sûr, ces jours là, c'était le branle bas de combat à la maison, ma mère, ma soeur et moi, sur les chaises ou dans les escaliers, mon père, le balai à la main à la poursuite de la souris.

Un soir, un évênement a bien failli nous couper l'appétit.

Nous préparions le repas pour nous régaler d'une bonne fondue bourguignonne. La table était mise. Mon père coupait la viande.

Faline, comme à son habitude, rentre de la chasse aux mulots, tenant dans sa gueule une petite musaraigne. Comme à son habitude, elle se met à jouer avec.

 

 

Faline et la planche à découper

Faline se dirige de plus en plus vers la cuisine. 

La voilà arriver vers mon père découpant tranquillement la viande sur une planche en bois. Il n'avait pas aperçu la siamoise, ni nous d'ailleurs.

Et là, arriva ce qui devait arriver.

A force de lancer sa souris de plus en plus haut, celle-ci atterrie sur la planche à découper au beau milieu des morceaux de viande. Mon père s'est bien gardé de nous raconter cette mésaventure. Nous l'avons appris bien après, une fois la fondue avalée.

Ce soir là, nous avons bien failli manger de la fondue à la souris !

(écrit par Janick - dessins réalisés par Janick)

Publié dans Histoires vraies

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