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Mentir comme un arracheur de dents

Publié le par Janick

Mentir sans scrupule.

Cette expression du XVIIe siècle fait référence aux dentistes qui, autrefois, offraient leurs services sur les places publiques et dans les foires, affirmant que le patient ne souffrirait pas.
A l'époque, les dentistes exerçaient dans la rue. La plupart des interventions se faisaient à vif. Pour couvrir les cris des patients et ainsi ne pas dissuader d'éventuels nouveaux patients, les "arracheurs" engageaient des musiciens pour jouer de la musique. Il aurait peut-être été plus simple de ne pas opérer les gens dans la rue...

 

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Les châtaignes

Publié le par Janick

Il était une fois une petite fille appelée Karine. 
Sa maman l’envoie chercher des châtaignes dans la forêt, pour cela, elle lui donne un panier, un goûter, et... des gants. Car, tu sais, les châtaignes sont pleines de piquants qui piquent très fort les mains quand on les ramasse... 

                                        Résultat de recherche d'images pour "panier de chataignes dessin"
En chemin, Karine rencontre un bébé écureuil : 
" J’ai faim ! J’ai faim ! J’ai faim ! ...Crie le bébé écureuil 
- D’accord, dit Karine, je te donne mon goûter. "

                       Image associée

Plus loin, elle rencontre un vieux hérisson tombé sur le dos. 
" Au secours ! Au secours !... Je n’arrive pas à me remettre sur mes pattes ! Au secours ! 
-D’accord, dit Karine, je vais t’aider. Aïe ! Aïe !...Tu piques avec tes piquants ! Comment faire ?...Ah, je sais, je vais mettre les gants... "

                Résultat de recherche d'images pour "panier de chataignes dessin"

Et hop ! Elle retourne le vieux hérisson! Et tip et tap et tip et tap... s’en va le hérisson sur ses pattes ! Karine continue son chemin, elle marche, elle marche longtemps, mais elle ne trouve pas de châtaigne, aucune châtaigne ! Alors Karine s’assoie sur une pierre et pleure :
" Je n’ai rien trouvé... Rien... "

Tout à coup, elle entend, grignoti-grignota, un petit bruit au-dessus d’elle : C’est le bébé écureuil avec son papa et sa maman !
" Tu as donné à manger à notre petit... Nous allons t’aider... Viens, nous savons où sont les châtaignes... "

                                       Image associée

Les écureuils sautent de branche en branche et conduisent Karine à un arbre immense. Dans l’arbre, il y a un grand trou... rempli de châtaignes ! ...Plein de châtaignes !... Bien piquantes !... 
" C’est notre cachette, voilà nos provisions pour l’hiver mais tu peux en prendre... Dit papa écureuil. 
- Oh, mes gants ! J’ai perdu mes gants ! s’exclame Karine... Qu’est-ce que je vais faire ?...Sans mes gants, je ne peux pas prendre de châtaigne, ça pique trop ! ! ! "

Tip et tap et tip et tap... arrive le hérisson sur ses pattes ! 
- Hum hum ...
- Oh, le vieux hérisson ! 
- Je peux t’aider comme tu m’as aidé, petite Karine. Regarde ..."

Le vieux hérisson se roule alors dans les châtaignes qui s’accrochent à ses piquants !... Puis il se remet sur ses pattes, couvert des gros fruits. 
" C’est comme ça que je transporte ma nourriture...
- Bravo ! Tu es un hérisson " porte-châtaignes " ! ! ! Bravo ! Bravo !...Quelle bonne idée ! ! ! "

Résultat de recherche d'images pour "hérisson dans les chataignes" Karine danse autour du vieux hérisson en tapant dans les mains. Les écureuils dansent aussi en poussant de petits cris. Puis ils sautent dans le panier de Karine : 
" Nous allons te raccompagner chez toi ! Et nous t’aiderons à les ouvrir, les châtaignes, elles ne nous piquent pas ! "

Ce jour-là, tu sais, on a vu un drôle de tableau, dans la forêt : Une petite fille qui discute avec trois écureuils dans un panier et un hérisson hérissé de châtaignes qui trottine à ses côtés! ! !

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Publié dans Contes

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Les carottes sont cuites

Publié le par Janick

''les carottes sont cuites'' signifie que dans une situation donnée, il n'y a plus d'espoir et que tout est perdu.

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Au XVIIème siècle, la carotte était l'aliment du pauvre et quand une personne était constipée on disait ''qu'elle faisait des carottes''. Un siècle plus tard ''ne vivre que de carottes'' voulait dire qu'une personne vivait très pauvrement.

Résultat de recherche d'images pour "les carottes sont cuites"

La phrase "les carottes sont cuites", je répète "les carottes sont cuites", a fait partie de celles, nombreuses, qui ont servi de code à la radio de Londres pour déclencher des actions ou opérations dans les territoires occupés par l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale. Pourtant, pour qu'elles opposent de la résistance (sous la dent), les carottes doivent rester crues.

                                 Image illustrative de l'article Les Français parlent aux Français ​​​​​​​

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Etre un ours mal léché

Publié le par Janick

Lorsque l'on désigne quelqu'un comme étant un "ours mal léché", c’est qu'il est rustre et mal élevé. L'expression tire son origine du XVIIe siècle, car on croyait à l'époque que les oursons naissaient difformes et que c'était les mères qui les façonnaient en les léchant longuement. Oui au XVIIe les gens n'étaient pas des flèches. L'ours mal léché était donc mal fini. Pour dire mal fini on dit fini à la pisse maintenant, c'est plus marrant et au moins la confusion n'est pas possible.

 

Etre un ours mal léché

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La fin des haricots

Publié le par Janick

C’est la fin des haricots ! Même si cette expression très connue semble dater du Moyen Âge, elle est pourtant plus récente puisqu’elle est apparue au XXe siècle. Pour comprendre comment elle est née et à quoi elle faisait référence, il nous faut explorer plusieurs théories. Résultat de recherche d'images pour "la fin des haricots" La référence la plus ancienne serait celle des marins, qui, au XVIIIe siècle, avaient défini une gestion des vivres par ordre de péremption. Ainsi, il convenait de manger en premier les animaux vivants et produits frais, puis les biscuits secs, les produits salés ou fumés et enfin les jambons et haricots. Ces derniers ingurgités, c’était là le signal que l’équipage du navire ne pourrait plus survivre longtemps sans rejoindre les côtes et se ravitailler.

Une autre hypothèse explique que, dans les internats, les élèves étaient nourris en fonction des ressources financières disponibles. Les haricots étant une denrée bas de gamme, en période de vaches maigres, les internes étaient nourris essentiellement de ces légumes. Si les finances ne revenaient pas au beau fixe, après les haricots il n’y avait plus rien.

Enfin, la dernière explication nous indique que cette expression trouve son origine dans les jeux de société pratiqués en famille au début du XXe siècle. On ne jouait pas d’argent mais des haricots secs. La fin des haricots signifiait donc la fin de la partie. Par extension, cette expression a été utilisée pour parler d’une situation critique, avec la perte de tout espoir.

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Les maisons des lutins

Publié le par Janick

« Ecoutez tous, écoutez bien, élargissez vos coquillages, nettoyez bien vos grandes feuilles... »
Celui qui parle est un vieux lutin des forêts, un très ancien, très vieux, très sage et très savant lutin. Il est raconteur d’histoires aussi. Mais attention, ce sont des histoires vraies, vraies de vraies : comment les lutins sont arrivés sur terre, comment ils ont fait alliance avec les animaux de la forêt, leur lutte incessante avec les sorcières, leurs ruses pour toujours rester invisibles aux yeux des adultes et comment choisir un enfant pour qu’il devienne ami des lutins et...leur construise des maisons !!!....

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Ce jour-là, le vieux lutin a rencontré des enfants qui se promènent en forêt, enfin, qui s’ennuient en forêt, ils n’aiment pas tellement ça,  marcher,  marcher...et il leur explique la manière de faire...

« C’est mieux si vous êtes à deux ou trois, c’est plus amusant. Il faut choisir un grand arbre, un arbre qui vous plait, avec de belles branches et des feuilles pas encore ouvertes tout à fait (Si c’est au printemps. De toute façon, c’est mieux de s’y prendre au printemps...).
Mais c’est le pied de l’arbre surtout qui compte, là où les racines commencent...Plus c’est tordu, noué, avec des creux et des bosses, mieux c’est. Surtout, l’arbre doit être situé bien à l’abri des regards indiscrets ! Vous nettoyez bien autour du tronc avec des branchages, vous enlevez les vieilles feuilles sèches et les brindilles. 

          Image associée    
Puis, vous prenez votre sac et : à la découverte ! Laissez -vous guider par vos yeux, par votre nez, vers des mousses douces, des cailloux colorés et bien ronds, des écorces de bouleau et des graines de toutes les formes. Certaines sont germées déjà, alors il faut les laisser, elles deviendront des arbres. Il y a les châtaignes, les glands, les hélices, d’autres graines rondes comme des billes... Mettez tous vos trésors dans votre sac. Prenez aussi des jolis bâtons et des feuilles bien sèches, pas abîmées : il y en a qui sont toutes en dentelle, elles sont rares mais nous les aimons beaucoup... 
Quand votre sac est plein, vous déposez toutes vos découvertes au pied de l’arbre, les cailloux et les pierres ensemble, les feuilles et les graines à part etc... 

                                          Résultat de recherche d'images pour "lutins des forets dessin"
Ensuite, l’un après l’autre et sans vous disputer, vous disposez vos merveilles à l’endroit bien nettoyé... Parfois, il y a de la sciure quand les bûcherons sont passés, vous pouvez faire un lit de sciure, on adore !...
La mousse fera nos lits, les écorces, les tables et les chaises peut-être un toit, si ça tient...
Un jour, un enfant m’a fait une balançoire avec une branche fourchue et une écorce...Bref, laissez faire votre imagination... 

                                     Image associée
Et la nuit, quand tout sera calme et la forêt endormie, nous sortirons de dessous l’arbre et nous viendrons visiter notre nouvelle maison. Si elle nous plait, nous l’habiterons. 
Mais, avant de partir, quand vous avez fini de tout installer, il y a encore une chose très importante à accomplir : Il faut, chacun votre tour, saluer et remercier l’arbre qui accueille cette nouvelle maison de lutin, saluer et remercier les pierres, les herbes, le vent et les insectes, la forêt entière... Puis chanter et danser autour de l’arbre. Nous vous entendrons sous la terre et nous aussi nous chanterons et danserons pour notre nouvelle maison !!!»

Image associée

Le vieux lutin s’éclipse en un instant comme s’il a encore cent ans et les enfants se font la promesse de revenir demain installer une magnifique maison à leurs nouveaux amis...

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En mettre sa main au feu

Publié le par Janick

On l'emploie lorsque l'on cherche à convaincre une personne que l'on a raison.

Au Moyen Age, lorsque les enquêtes concernant la culpabilité d’une personne s’annonçaient longues et fastidieuses, on préférait soumettre les accusés à une épreuve appelée le « jugement de Dieu ». Celle-ci existait de différentes manières. Il pouvait s’agir de tournois, de duels, mais également d’autres formes d’épreuves beaucoup plus radicales. On attachait parfois un accusé par les poignets et par les chevilles et on le jetait dans l’eau. Si son corps flottait, c’est qu’il était coupable. Il pouvait également s’agir de tenir dans ses mains une barre de fer sortant des braises ou encore de laisser sa main dans les flammes. Si elle en ressortait indemne, cela signifiait que l’on était innocent. « Mettre sa main sur le feu » est donc une référence à ce « jugement de Dieu », et on l’emploie lorsque l’on cherche à convaincre une personne que l’on a raison.

 

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Vouer aux gémonies

Publié le par Janick

Vouer quelqu’un aux gémonies, c’est l’humilier publiquement, le couvrir de honte.

En 385 avant Jésus-Christ, les condamnés à mort voyaient leurs cadavres exposés en place publique, et subissaient les regards de la foule. Les romains les jetaient ensuite dans le Tibre. Les gémonies étaient constituées par un escalier se nommant scalae gemoniae qui signifiait l'escalier des gémissements.

            

C'est cette notion d'humiliation publique qui a généré l'expression, reprise par Lamartine au XIXe siècle.

« Secouant ses antiques rênes,
Mais par d'autres tyrans flatté,
Tout meurtri du poids de ses chaînes,
L'entends-tu crier : Liberté ?
Dans ses sacrilèges caprices,
Le vois-tu, donnant à ses vices
Les noms de toutes les vertus ;
Traîner Socrate aux gémonies,
Pour faire, en des temples impies,
L'apothéose d'Anitus ? »

Extrait « Le génie » Alphonse de Lamartine

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Donner sa langue au chat

Publié le par Janick

Demander la solution d’une devinette ou d’une question à laquelle on devait répondre, avouer son ignorance.

Autrefois, on disait « jeter sa langue au chien ». Cette expression avait un sens dévalorisant car à l’époque, on ne « jetait » aux chiens que les restes de nourriture. « Jeter sa langue aux chiens » signifiait alors ne plus avoir envie de chercher la réponse à une question. Petit à petit, l’expression s’est transformée pour devenir « donner sa langue au chat », au XIXe siècle. En effet, à cette époque, le chat était considéré comme un gardien de secrets. Sa parole serait donc de valeur considérable, et il pourrait s’agir en « donnant sa langue au chat », de lui prêter la parole pour qu’il nous donne la réponse à une devinette. ​​​​​​​

                                    Résultat de recherche d'images pour "donner sa langue au chat"

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La Combe de l'Homme Mort

Publié le par Janick

Près de Besançon, au cœur de la forêt de Chailluz existe entre autres lieux mal famés, une vallée sans issue qui s'appelait autrefois "la Combe de l'Ermite" et qui, par de diaboliques circonstances se nomme aujourd'hui "la Combe de l'Homme Mort".

  Résultat de recherche d'images pour "foret de chailluz"

                                                  forêt de Chailluz

Il y a 400 ans, un vieil homme décide de se retirer du monde pour vivre en ermite dans la solitude et le recueillement de la forêt. Nul ne sait comment il parvient à survivre et à se nourrir. Le bruit se répand vite que le Foletot, roi des Esprits des grottes, une riche Dame-Blanche et la Vouivre elle-même le visitent fréquemment pour ses sages conseils, le couvrant en retour de mille trésors. Le fait devient si répandu, qu'un jeune homme envieux et toujours en quête de fortunes, nommé Colbus décide de s'emparer du trésor de l'ermite que l'on dit colossal. Il se rend un soir dans la grotte du vieillard, l'égorge sans pitié puis fouille et retourne sens dessus-dessous les maigres affaires de l'ermite. Il ne trouve pour solde de son crime qu'une petite bourse contenant des médailles pieuses en cuivre, et la perte de son âme qui revient, suite au meurtre, dans les griffes du Diable.

             

Un pacte infernal est signé. Méphisto se montre bon prince des ténèbres avec le pauvre Colbus qui mène pendant cinquante ans une vie de richesse et de luxure. Ce qui était, somme toute, la contre-partie de son âme perdue. On ne parle de lui que comme d'un grand seigneur ami des plaisirs, superbe, oisif adoré de toutes les femmes, jalousé de tous les maris.

Pourtant, un soir de terrible orage, voilà que notre richissime criminel se trouve perdu dans la tourmente, au milieu des éclairs sous une pluie torrentielle. Abandonné par son cheval qui s'est précipité dans un ravin, Colbus est accueilli dans une petite chaumière de bûcheron isolée, sise un milieu de "la Combe de l'Ermite". Il raconte son aventure à ses hôtes lorsqu'on frappe de nouveau à la porte. Entre alors un singulier personnage, pauvrement vêtu, petit et osseux, le corps frêle mais avec un visage fascinant au milieu d'une blanche chevelure tourmentée et réhaussée par des yeux où flamboye une étrange lueur. Tous s'installent autour du feu et racontent de vieilles histoires de veillée. Alors le petit vieux demande à la bûcheronne si elle connaît la légende du pauvre ermite assassiné. L'hôtesse rapporte cette sombre affaire et Colbus reste silencieux, pâle et torturé au souvenir de son horrible crime et de son pacte avec le Diable qu'il avait depuis longtemps oublié.

Le vieillard remarque son malaise et éclate d'un rire sardonique. Il lui dit d'une voix grinçante : "Hé bien, jeune homme, il semblerait que la légende du pauvre ermite ne vous plaise guère. L'auriez-vous connu par hasard ?" Saisi tout à coup de panique, ne supportant plus l'odeur de souffre qui émane du petit homme, Colbus sort de la chaumière précipitamment et, sans répondre, se sauve dans la tempête. Quelques instants passent et le petit vieux, les yeux étincelants, dit aux bûcherons : "Je vais aller à la recherche de ce jeune homme, il m'avait l'air effrayé et je crains pour sa santé par ce violent orage". Puis il sort, laissant derrière lui une traînée sulfureuse.

Le lendemain, on retrouva au milieu du bois, près de la petite grotte où avait vécu l'ermite, le cadavre calciné de Colbus, recroquevillé sur lui-même, tordu, comme martelé par les flammes de l'Enfer. C'est depuis ce temps, dit-on, que "la Combe de l'Ermite" s'appelle "la Combe de l'Homme mort".

(Source : Bestiaire Fantastique du pays de Comté, Jean-Louis Thouard, éditions Marie-Noëlle

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